Le Photovoltaïque en France

Jeudi 9 novembre 2017, par Alain Argenson (ECN 62) // Renouvelables


La puissance du parc solaire photovoltaïque atteint 7 399 MW (7 014 MW en Métropole) au 30 juin 2017 et la production au premier semestre fut de 4.2 TWh (1.7 % de la consommation électrique française).


Rappelons que les objectifs selon la loi sur la transition énergétique pour une croissance verte sont de 10 200 MW en 2018 et 18 200 ou 20 200 MW en 2023.

Voir Figure ci-dessus pour l’évolution de la puissance installée en Métropole au 31/03/2017.

La loi du 10 février 2000 qui instaure le principe de l’obligation d’achat est transcrite dans les articles du code de l’énergie L314-1 et suivants. Des arrêtés fixent le niveau de tarif d’achat et les conditions d’éligibilité.

Jusqu’en 2005 des tarifs d’achat bas au regard des coûts d’investissement ne permettent pas au photovoltaïque de se développer. En 2006 les tarifs d’achat en guichet ouvert sont fortement relevés provoquant un début de développement. La baisse du coût des panneaux solaires, notamment chinois, et une augmentation, en 2009, du prix d’achat par le jeu des indices d’actualisation provoque une « bulle spéculative » conduisant à une suspension des tarifs le 1er décembre 2010. De nouvelles dispositions sont alors mises en place : tarif d’achat jusqu’à 100 kWc en guichet ouvert pour les bâtiment, appels d’offres au-dessus de 100 kWc pour les bâtiments et installations au sol. Pour les installations de puissance supérieure à 500 KWc les kWh sont vendus sur le marché de l’électricité avec un complément de rémunération qui disparaîtra dans les prochaines années.

Pour atteindre les objectifs, il aurait fallu installer depuis 2011 environ 1 200 MW par an. En 2011 et 2012, les raccordements ont été réalisés sous l’ancien régime de prix mais à partir de 2013, l’on entre peu ou prou dans des installations adjudicataires des appels d’offres. L’on constate un déficit important puisqu’il faudrait installer 3 186 MW d’ici fin 2018.

Pourquoi ce déficit ? Il semble que les prix proposés aux appels d’offres étaient trop bas et qu’un nombre important de projets n’ont pas été réalisés.

Les prix d’achat des kWh étant supérieurs au prix du marché de fourniture, la différence est payée par la CSPE (Contribution au Service Public de l’Electricité). Son coût pour le solaire s’est élevé en 2015 à 2.22 Md€ soit environ 0.7 c€/kWh

Les dispositifs de soutien sont actuellement les suivants :

Tarifs d’achat (en c€/kWh) pour vente en totalité du 1er octobre au 31 décembre (ajustement trimestriel à la baisse en fonction de la puissance installée) :


Prix moyens (en c€/kWh) des derniers appels d’offres :

Les dossiers proposés sont des panneaux poly et mono cristallins pour les bâtiments. Pour le sol les panneaux sont poly et mono cristallins mais également à couche mince.

Les panneaux commerciaux atteignent couramment des rendements de 17.3 % pour les polycristallins et 19.2 % pour les monocristallins.

Des appels d’offres dans des pays ensoleillés ont proposés des kWh à 3 voire 2 c€.



Retrouvez également cet article dans le Flash n°56.


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