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	<title>Centrale-&#201;nergies</title>
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	<description>Centrale-Energies est un Groupe Professionnel inter-associations des anciens &#233;l&#232;ves des &#233;coles Centrale (les Alumni), cr&#233;&#233; en 2006 &#224; l'initiative de la Conf&#233;d&#233;ration des Associations Centraliennes et de CentraleSup&#233;lec (CACCS ). Centrale Energies r&#233;unit les Alumni des Ecoles Centrales et, au-del&#224;, toutes les personnes int&#233;ress&#233;es par les &#233;volutions du secteur de l'Energie.
L'objet de Centrale Energies est d'&#233;clairer le d&#233;bat public et d'informer, de mani&#232;re objective, neutre, et apolitique sur les enjeux scientifiques, technologiques, &#233;conomiques, soci&#233;taux et environnementaux dans le domaine de l'&#233;nergie, dans le contexte de la lutte contre le d&#233;r&#232;glement climatique et, de fa&#231;on g&#233;n&#233;rale, de r&#233;duction de l'impact des activit&#233;s humaines sur l'environnement.</description>
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		<title>Centrale-&#201;nergies</title>
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		<title>Les &#233;nergies nouvelles et les mati&#232;res premi&#232;res</title>
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		<dc:date>2013-02-01T21:34:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Emmanuel Meneut (ECM 90)</dc:creator>


		<dc:subject>Gestion &#233;conomique et environnementale</dc:subject>

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&lt;p&gt;Les d&#233;pendances aux sources d'&#233;nergies et aux mati&#232;res premi&#232;res sont au centre des enjeux de s&#233;curit&#233; des grandes puissances &#233;conomiques. Cependant, sous l'effet de l'urgence de la r&#233;duction des &#233;missions de Gaz &#224; Effet de Serre (GES), les politiques &#233;nerg&#233;tiques doivent d&#233;sormais renforcer la priorit&#233; donn&#233;es aux nouvelles cha&#238;nes de conversions d'&#233;nergie solaire, &#233;olienne et de v&#233;hicule propre. Cette transition &#233;nerg&#233;tique reconfigure ces d&#233;pendances et leur r&#244;le dans la s&#233;curit&#233; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les d&#233;pendances aux sources d'&#233;nergies et aux mati&#232;res premi&#232;res sont au centre des enjeux de s&#233;curit&#233; des grandes puissances &#233;conomiques. Cependant, sous l'effet de l'urgence de la r&#233;duction des &#233;missions de Gaz &#224; Effet de Serre (GES), les politiques &#233;nerg&#233;tiques doivent d&#233;sormais renforcer la priorit&#233; donn&#233;es aux nouvelles cha&#238;nes de conversions d'&#233;nergie solaire, &#233;olienne et de v&#233;hicule propre. Cette transition &#233;nerg&#233;tique reconfigure ces d&#233;pendances et leur r&#244;le dans la s&#233;curit&#233; &#233;nerg&#233;tique. Je vous propose un bilan de ces enjeux &#224; travers l'exemple des terres rares.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis 2010, la sph&#232;re m&#233;diatique s'est fait r&#233;guli&#232;rement l'&#233;cho du cas des terres rares. Ces &#233;l&#233;ments sont essentiels aux arm&#233;es modernes, drones, missiles, lunettes de vision nocturne. Mais, ils sont aussi d&#233;terminants pour les capacit&#233;s &#233;nerg&#233;tiques d'une &#233;conomie d&#233;carbon&#233;e. Le p&#233;trole et les terres rares pr&#233;sentent les m&#234;mes caract&#233;ristiques, ils sont des &#233;l&#233;ments diffus dans la soci&#233;t&#233; de consommation. Ils sont des &#233;l&#233;ments n&#233;cessaires &#224; son fonctionnement. Ce sont des ressources naturelles strat&#233;giques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le probl&#232;me de s&#233;curit&#233; &#233;nerg&#233;tique peut &#234;tre d&#233;-compos&#233; suivant deux variables, le co&#251;t des ressources naturelles et leur accessibilit&#233;. La premi&#232;re composante est de nature &#233;conomique, elle est &#233;valu&#233;e de fa&#231;on absolue par les gains des parties prenantes qui &#233;changent des biens &#224; travers un march&#233;. La seconde composante est de nature politique, elle est &#233;valu&#233;e de fa&#231;on relative, c'est l'&#233;cart de puissance entre le fournisseur et l'importateur qui est le crit&#232;re d&#233;terminant. Si l'&#233;cart est &#233;quilibr&#233;, l'acc&#232;s est toujours possible. S'il est faible, l'acc&#232;s est soumis &#224; un risque important. La premi&#232;re est porteuse de sensibilit&#233; aux volumes et aux prix du march&#233;, tandis que la seconde est associ&#233;e &#224; la notion de vuln&#233;rabilit&#233;. Lorsque le march&#233; &#171; fonctionne &#187;, l'acc&#232;s aux ressources est simplement un probl&#232;me de technologie et d'investissement. Le march&#233; &#171; r&#233;gule &#187; le prix et fournit un optimum social qui dissout le risque de conflit. Cependant, le march&#233; est rarement un &#233;l&#233;ment rassurant pour les pays importateurs. Il ne peut supprimer la perception de l'immense levier politique des fournisseurs de ces ressources naturelles, p&#233;trole ou terres rares. Cette composante politique conditionne souvent la possibilit&#233; de recourir &#224; des institutions internationales pour r&#233;guler les &#233;changes lorsque le march&#233; est d&#233;faillant. Elle est donc primordiale par rapport &#224; la valeur &#233;conomique des mati&#232;res premi&#232;res.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les terres rares sont utilis&#233;es sur plusieurs cha&#238;nes de valeurs, &#224; toutes les &#233;tapes et avec de tr&#232;s petites quantit&#233;s. Plus pr&#233;cis&#233;ment, parmi les terres rares, les sp&#233;cialistes distinguent les lourdes des l&#233;g&#232;res. Elles sont effectivement tr&#232;s rares en termes g&#233;ologiques. Nous allons examiner les diff&#233;rents param&#232;tres qui constituent cette composante politique et ses sp&#233;cificit&#233;s. Leurs gisements sont plus petits avec des concentrations plus faibles. Il y a quatre terres rares lourdes particuli&#232;rement vuln&#233;rables au risque de p&#233;nurie, ce sont :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Dysprosium (Dr) : pour les aimants des &#233;oliennes et des v&#233;hicules propres (les aimants compacts pour les moteurs &#233;lectriques synchrones sans balais, avec du N&#233;odyme et du Samarium) ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Terbium (Tb), Yttrium (Y), Europium (Eu) : pour les ampoules basses consommations (la vente des ampoules &#224; filament est interdite en Europe &#224; partir de 2013).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De plus, il y a une cinqui&#232;me terre rare : le N&#233;odyme (Nd), pour les aimants puissants des &#233;oliennes (600 kg pour un alternateur) et des v&#233;hicules propres et leurs batteries. Cette terre est de type l&#233;ger. Elle est aussi associ&#233;e &#224; un risque de p&#233;nurie du fait de sa forte demande et de l'absence de substitut performant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, apr&#232;s avoir vu leur prix exploser entre septembre 2010 et mai 2011, en 2012 la bulle sp&#233;culative de l'ensemble des terres dont les cinq cit&#233;es, semble avoir pris fin, comme l'illustre la fig. suivante :&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_92 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.centrale-energie.fr/IMG/png/fl33-art2-1.png?1768602385' width='500' height='313' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;La principale explication avanc&#233;e pour ce ph&#233;nom&#232;ne est une perception de raret&#233; accrue, une menace de p&#233;nurie, pour des applications jug&#233;es strat&#233;giques par les pays importateurs. Ce n'est pas un ph&#233;nom&#232;ne propre aux terres rares. Les historiens du p&#233;trole produisent la m&#234;me explication pour le second choc p&#233;trolier de 1979 apr&#232;s la r&#233;volution islamique en Iran.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'origine de cette perception est l'absence de transparence de l'information pour les acteurs du march&#233;. Cette opacit&#233; est le r&#233;sultat d'une cha&#238;ne de valeur complexe, fragment&#233;e avec des barri&#232;res tr&#232;s importantes &#224; l'entr&#233;e de nouveaux acteurs. Cela limite naturellement les informations disponibles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, cette explication n'est pas vraiment sp&#233;cifique au ph&#233;nom&#232;ne observ&#233;, elle est plut&#244;t g&#233;n&#233;rale pour tout ph&#233;nom&#232;ne sp&#233;culatif. Elle est de nature structurelle. Elle n'est pas enti&#232;rement satisfaisante car elle n'explique pas pourquoi cette sp&#233;culation fut observ&#233;e particuli&#232;rement sur ces mati&#232;res premi&#232;res. Toutes les mati&#232;res premi&#232;res utilis&#233;es en petites quantit&#233;s avec une place importante de la technologie, comme l'uranium, ne sont pas l'objet d'une folle sp&#233;culation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour la compl&#233;ter nous proposons de prendre en compte le d&#233;veloppement des technologies propres : &#233;olien, solaire et v&#233;hicules propres, particuli&#232;rement rapide car en phase de diffusion. Ces ruptures technologiques dont les perspectives sont ind&#233;termin&#233;es ont induit un voile d'ignorance sur les d&#233;pendances en terres rares associ&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, la capacit&#233; suppl&#233;mentaire mondiale d'&#233;olienne install&#233;e en 2011 a atteint un nouveau record global de 41 000 MW pour une capacit&#233; totale de 238 000 MW, selon le Earth Policy Institut. En 2004, la capacit&#233; mondiale &#233;tait d'environ 50 000 MW. C'est une croissance exponentielle depuis le d&#233;but du 21&#232;me si&#232;cle. La Chine est un acteur majeur de cette &#233;volution. Apr&#232;s avoir doubl&#233; sa capacit&#233; chaque ann&#233;e entre 2005 et 2009, elle est pass&#233;e devant les Etats-Unis en 2010. Les &#233;nergies renouvelables deviennent m&#234;me dominantes dans la production d'&#233;lectricit&#233; devant les centrales nucl&#233;aires selon le site Enerzine.com :&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_93 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.centrale-energie.fr/local/cache-vignettes/L395xH271/fl33-art2-2-236d1.jpg?1768666935' width='395' height='271' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Le d&#233;veloppement de la production d'&#233;lectricit&#233; d'origine photovolta&#239;que, consommateur important de terres rares (gallium, indium, c&#233;rium, ytterbium, s&#233;l&#233;nium, germanium), dans laquelle la Chine a commenc&#233; &#224; d&#233;ployer massivement des fermes solaires depuis 2010 ; et le d&#233;veloppement des voitures propres (la Prius de Toyota a atteint les 2 millions d'unit&#233;s en 2010) renforcent la demande en terres rares.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces variations importantes sont &#224; l'origine de l'anticipation d'une forte demande en terres rares par les acteurs du march&#233;, Molycorp, Quest Tasman, Rhodia, ARM, Rare Element Ressources, etc. regroup&#233;s dans la &#171; Rare Earth Technology Alliance &#187;. Elle est &#224; l'origine de la perception de raret&#233;, plus que l'opacit&#233; du march&#233;. Plus pr&#233;cis&#233;ment, ce n'est pas la valeur &#233;conomique de ces &#233;l&#233;ments dans le produit final qui suscite des craintes de la part de ces acteurs, car elle est faible. En effet, la Prius de Toyota n&#233;cessite 13.5 kg de terres rares soit 15.2% du co&#251;t total. Pour une turbine d'&#233;olienne de 1.5 MW, il faut 350 kg de terres rares soit 6.7% du co&#251;t total de l'&#233;olienne. C'est leur criticit&#233; qui est &#224; l'origine de la perception d'une menace sur l'approvisionnement. Ces &#233;l&#233;ments sont n&#233;cessaires afin d'atteindre la performance attendue des biens manufactur&#233;s auxquels ils participent. Leur substitution et recyclage sont balbutiants. Ces sont les m&#234;mes caract&#233;ristiques que pour le p&#233;trole. Comme la Chine est en situation de monopole de la production de terres rares, ce param&#232;tre a &#233;t&#233; d&#233;terminant dans la crainte d'une instrumentalisation de cette d&#233;pendance. Cette situation est r&#233;v&#233;latrice de l'impact d'une division internationale du travail qui fonctionne en alimentation des processus industriels en &#171; Just in time &#187;. Elle se r&#233;v&#232;le trop sensible &#224; ce genre de perception. Le fonctionnement en flux tendu de la production entre des acteurs aux diff&#233;rences politiques marqu&#233;es favorise les perceptions indues de raret&#233;. La cause directe fut l'anticipation d'une demande accrue, notamment pour la diffusion des &#171; clean tech &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus pr&#233;cis&#233;ment, la crainte de ces acteurs provient du fort d&#233;veloppement des cha&#238;nes de conversion des &#233;nergies propres en Chine, &#233;olienne, solaire et v&#233;hicules propres, qui conduit ce pays &#224; consommer pour ses propres industries une part croissance de sa production.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, la Chine produit 95% du volume des terres rares utilis&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais &#224; moyen terme, la production hors de Chine deviendra de plus en plus importante, car la Chine ne d&#233;tient qu'un tiers des r&#233;serves. Au global, la production de terres rares augmentera. Les principaux producteurs hors de Chine d&#233;tiennent 60% des gisements ; ils ont lanc&#233; une vingtaine de nouveaux projets d'exploitation qui devrait prendre 5 &#224; 10 ans pour atteindre des niveaux de production significatifs pour le march&#233;. L'Inde assurera d&#233;sormais 15% des importations annuelles japonaise dans un futur proche. La question strat&#233;gique devient : quelle part de sa production la Chine va conserver pour ses propres industries et quels niveaux une production hors de Chine est n&#233;cessaire ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La strat&#233;gie chinoise se caract&#233;rise depuis 2009 par un resserrement de ses quotas de plus en plus important. Mais, cela ne semble pas devoir mettre en danger la satisfaction de la demande des entreprises hors de Chine. En effet, le niveau des quotas a &#233;volu&#233; de la fa&#231;on suivante :&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_94 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.centrale-energie.fr/IMG/png/fl33-art2-3.png?1768602384' width='500' height='225' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Pour une demande hors de Chine qui a &#233;volu&#233; selon le tableau suivant :&lt;/p&gt;
&lt;table class=&#034;table spip&#034;&gt;
&lt;thead&gt;&lt;tr class='row_first'&gt;&lt;th id='ida241_c0'&gt;Ann&#233;e&lt;/th&gt;&lt;th id='ida241_c1'&gt;Demande hors de Chine (tonnes)&lt;/th&gt;&lt;th id='ida241_c2'&gt;Pourcentage satisfait par les exportations chinoises&lt;/th&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/thead&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td class='numeric ' headers='ida241_c0'&gt;2005&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric ' headers='ida241_c1'&gt;45 000&lt;/td&gt;
&lt;td headers='ida241_c2'&gt;39%&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td class='numeric ' headers='ida241_c0'&gt;2006&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric ' headers='ida241_c1'&gt;53 000&lt;/td&gt;
&lt;td headers='ida241_c2'&gt;30%&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td class='numeric ' headers='ida241_c0'&gt;2007&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric ' headers='ida241_c1'&gt;55 000&lt;/td&gt;
&lt;td headers='ida241_c2'&gt;29%&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td class='numeric ' headers='ida241_c0'&gt;2008&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric ' headers='ida241_c1'&gt;54 200&lt;/td&gt;
&lt;td headers='ida241_c2'&gt;29%&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td class='numeric ' headers='ida241_c0'&gt;2009&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric ' headers='ida241_c1'&gt;35 000&lt;/td&gt;
&lt;td headers='ida241_c2'&gt;48%&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;
&lt;p&gt;La part chinoise de la demande hors de Chine a augment&#233; apr&#232;s la diminution des quotas. Apr&#232;s la r&#233;duction de 40% des quotas en 2010, la demande hors de Chine a diminu&#233; de 9.3% ce qui n'a pas provoqu&#233; de p&#233;nurie. En 2011, les quotas sont rest&#233;s quasiment identiques et moins de la moiti&#233; du volume des 30 814 tonnes a &#233;t&#233; atteint &#224; l'exportation cette ann&#233;e-l&#224;. Ce qui montre que les quotas n'ont pas provoqu&#233; de rupture de l'approvisionnement de la demande hors de Chine. La Chine a assur&#233; une part croissance de la demande hors de son territoire. Le r&#244;le des quotas &#233;tait d'abord de reprendre le contr&#244;le de la production nationale au march&#233; noir. Cette volont&#233; vise deux objectifs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Premi&#232;rement, s&#233;curiser les approvisionnements des entreprises chinoises, dont la consommation est tr&#232;s importante du fait de l'accroissement de leur capacit&#233; technologique et de la mont&#233;e en gamme des produits chinois. Cela s'accompagnera d'une augmentation de l'intensit&#233; technologique des biens manufactur&#233;s &#171; Made in China &#187;, d'o&#249; une demande int&#233;rieure soutenue comme l'illustre la fig. ci-dessous :&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_95 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.centrale-energie.fr/IMG/png/fl33-art2-4.png?1768602384' width='500' height='271' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;La mise en place des quotas accompagne la demande int&#233;rieure chinoise &#224; partir des gisements domestiques dont la qualit&#233; est connue et contr&#244;l&#233;e. En ce qui concerne la part croissante de la demande ext&#233;rieure, elle sera satisfaite &#224; terme par le d&#233;veloppement de la production hors de Chine. Cela permettra &#224; la Chine de s&#233;curiser sa consommation int&#233;rieure en transf&#233;rant le co&#251;t et le risque des approvisionnements sur les entreprises &#233;trang&#232;res.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De plus, cela lui permettra d'accro&#238;tre le capital technologique sur la cha&#238;ne de valeur et la comp&#233;titivit&#233; des produits chinois. Les entreprises japonaises grandes consommatrices d'oxydes de terres rares, &#224; hauteur de 50% de la production chinoise, auront alors int&#233;r&#234;t &#224; s'implanter en Chine afin d'alimenter directement leurs clients finaux ou d'exporter vers le Japon une part de leur production. Cette implantation pourra s'accompagner de partenariats avec des entreprises chinoises qui auront une opportunit&#233; de d&#233;velopper leur capital technologique. Ce contr&#244;le du raffinage des terres rares extraites est aussi un moyen de contr&#244;le de la cha&#238;ne de valeur identique &#224; celui jou&#233; par le raffinage du p&#233;trole brut.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deuxi&#232;mement, la mise sous tutelle de la production par des grands groupes nationaux a pour objectif de limiter la pression sur l'environnement. Ainsi, la Chine poss&#232;de des capacit&#233;s de production d'oxydes de terres rares &#224; hauteur de 250 000 tonnes par an. Cette capacit&#233; fonctionne &#224; hauteur de 40% de son maximum. En proc&#233;dant &#224; quelques investissements pour am&#233;liorer son efficacit&#233;, cette capacit&#233; de production peut &#234;tre rapidement augment&#233;e. Elle peut accompagner la croissance de la de-mande et r&#233;duire la pollution aff&#233;rente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Finalement, les terres rares et plus g&#233;n&#233;ralement le d&#233;veloppement des technologies vertes soul&#232;vent les questions du r&#244;le accru de la technologie comme source de la distribution de pouvoir et des avantages comp&#233;titifs. Ainsi, les technologies vertes n&#233;cessitent une culture strat&#233;gique. L'exemple de la Chine montre l'int&#233;r&#234;t d'aborder de nouveau des th&#232;mes industriels comme :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; l'utilit&#233; du stockage et la remise en cause d'une organisation de la division du travail en &#171; Just In Time &#187; qui fragilise les d&#233;pendances au risque de p&#233;nurie et la sur-r&#233;action des acteurs ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; la n&#233;cessit&#233; des partenariats entre acteurs &#233;tatiques et priv&#233;s afin de partager les objectifs l&#233;gitimes de d&#233;veloppement des pays ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; la valeur des strat&#233;gies de la substitution et du recyclage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, nous assistons &#224; l'&#233;mergence d'une g&#233;opolitique des &#233;nergies propres comme nous avons une g&#233;opolitique des &#233;nergies fossiles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Retrouvez &#233;galement cet article dans le &lt;a href=&#034;http://www.centrale-energie.fr/spip/IMG/pdf/CE-Flash_33-fev_13.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Flash n&#176;33&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>BREVES : Les March&#233;s de l'Energie &#224; l'International</title>
		<link>https://www.centrale-energie.fr/spip.php?article94</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.centrale-energie.fr/spip.php?article94</guid>
		<dc:date>2010-09-01T17:04:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Emmanuel Meneut (ECM 90), Gilles Fontanaud (ECM78)</dc:creator>


		<dc:subject>Gestion &#233;conomique et environnementale</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;ALG&#201;RIE La multiplication des contrats militaires par l'Alg&#233;rie ces derniers temps ne serait, selon des sources militaires fran&#231;aises, qu'une diversion. Le principal objectif que s'est fix&#233; Alger est de se doter de capacit&#233;s nucl&#233;aires militaires &#224; l'horizon 2020. L'Alg&#233;rie qui dispose d&#233;j&#224; d'un premier r&#233;acteur, d'une capacit&#233; de 1 m&#233;gawatt, &#224; Draria &#224; 20 kilom&#232;tres &#224; l'est d'Alger, a d&#233;marr&#233; d&#232;s 1991 la construction d'un grand site &#224; A&#239;n Oussera (120 kilom&#232;tres au sud de la capitale) dot&#233; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.centrale-energie.fr/spip.php?rubrique2" rel="directory"&gt;Publications&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.centrale-energie.fr/spip.php?mot3" rel="tag"&gt;Gestion &#233;conomique et environnementale&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;ALG&#201;RIE&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;	La multiplication des contrats militaires par l'Alg&#233;rie ces derniers temps ne serait, selon des sources militaires fran&#231;aises, qu'une diversion. Le principal objectif que s'est fix&#233; Alger est de se doter de capacit&#233;s nucl&#233;aires militaires &#224; l'horizon 2020. L'Alg&#233;rie qui dispose d&#233;j&#224; d'un premier r&#233;acteur, d'une capacit&#233; de 1 m&#233;gawatt, &#224; Draria &#224; 20 kilom&#232;tres &#224; l'est d'Alger, a d&#233;marr&#233; d&#232;s 1991 la construction d'un grand site &#224; A&#239;n Oussera (120 kilom&#232;tres au sud de la capitale) dot&#233; d'une capacit&#233; de 15 m&#233;gawatts. Aujourd'hui, l'Alg&#233;rie se fixe l'ann&#233;e 2020 comme date butoir pour &#234;tre pr&#234;te &#224; produire du plutonium. C'est cette date qui aurait &#233;t&#233; &#233;galement choisie pour mettre en orbite le premier satellite alg&#233;rien &#224; partir du territoire alg&#233;rien (selon magreb.com) .&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;ALLEMAGNE&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;	100% d'&#233;nergie verte d'ici &#224; 2050, voil&#224; le nouvel objectif que s'est fix&#233; le gouvernement allemand, malgr&#233; sa r&#233;cente d&#233;cision de r&#233;duire ses aides au solaire thermique. Un v&#233;ritable bouleversement pour un pays qui produit 16% de son &#233;lectricit&#233; &#224; partir de sources renouvelables. L'objectif se base essentiellement sur la technologie &#233;olienne. R&#233;duire les &#233;missions de gaz &#224; effet de serre de l'ordre d'environ 80 &#224; 85% au cours des 4 prochaines d&#233;cennies est aussi un objectif que s'est fix&#233; le gouvernement allemand (selon Environnement-Allemagne).&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;BULGARIE/RUSSIE&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;	Lors des n&#233;gociations tenues cet &#233;t&#233; en pr&#233;sence du vice-premier ministre russe et du premier ministre bulgare, les parties ont concert&#233; leurs positions sur la mise en place du gazoduc South Stream et d'une centrale nucl&#233;aire &#224; Belene. D'une capacit&#233; de 63 milliards de m3 de gaz par an, le gazoduc South Stream est appel&#233; &#224; diminuer la d&#233;pendance des fournisseurs et des consommateurs vis-&#224;-vis des pays transitaires, en l'occurrence l'Ukraine. Une partie du pipeline passera par le fond de la mer Noire, dans les eaux territoriales turques, et reliera le littoral russe au littoral bulgare. La centrale de Belene doit &#234;tre dot&#233;e de deux r&#233;acteurs de 1.000 MW chacun. Le co&#251;t du projet est &#233;valu&#233; &#224; 4 milliards d'euros (selon la SFEN).&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;CHINE&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;	La Chine qui met actuellement en &#339;uvre 11 centrales nucl&#233;aires d&#233;riv&#233;es des technologies canadienne, russe et fran&#231;aise, ambitionne de commercialiser ses centrales sous le label chinois. Elle l'a d&#233;j&#224; fait avec le Pakistan. Les r&#233;acteurs en service en Chine sont tous de deuxi&#232;me g&#233;n&#233;ration. Six autres, de troisi&#232;me g&#233;n&#233;ration sont en construction, dont un am&#233;ricain et deux fran&#231;ais qui devraient &#234;tre op&#233;rationnels en 2013. La Chine a, de son c&#244;t&#233;, mis en chantier un r&#233;acteur de troisi&#232;me g&#233;n&#233;ration baptis&#233; ACP600 qui serait &#233;galement pr&#234;t pour 2013. Il faut rappeler que, pour r&#233;pondre &#224; l'explosion de la demande d'&#233;nergie, qui augmente de 15% par an, le Conseil d'Etat pr&#233;voit que la Chine devra disposer de 100 centrales op&#233;rationnelles ou en construction en 2020 (selon Question Chine.net).&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;ESPAGNE&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;	Apr&#232;s l'Italie, la R&#233;publique Tch&#232;que et l'Allemagne, le gouvernement Zapatero va r&#233;duire les aides accord&#233;es aux &#233;nergies renouvelables. Dans le collimateur, l'&#233;nergie &#233;olienne, les futurs projets de solaire thermique et probablement le secteur du photovolta&#239;que. Dot&#233;e du second parc &#233;olien europ&#233;en, l'Espagne a d&#233;pass&#233; de 2,2 milliards d'euros l'enveloppe d'aides pr&#233;vue pour 2009 (d'un montant de 4 milliards). Une addition sal&#233;e pour la p&#233;ninsule ib&#233;rique, soucieuse de r&#233;duire ses d&#233;ficits, comme partout en Europe. L'Espagne s'attaque aussi au solaire thermique. Elle d&#233;cr&#232;te le gel de tous les projets d'installations, pendant un an au moins (selon IRENE-INFOS).&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;INDE&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;	Le premier bloc de la centrale nucl&#233;aire de Kudankulam, en construction dans le sud de l'Inde selon les technologies russes, sera mis en service en d&#233;cembre a annonc&#233; le journal DNA se r&#233;f&#233;rant &#224; des sources au sein de l'industrie nucl&#233;aire indienne. Actuellement, le groupe russe Rosatom s'appr&#234;te &#224; signer avec la Nuclear Power Corporation of India (NPCIL) le contrat de construction des troisi&#232;me et quatri&#232;me r&#233;acteurs de la centrale. La centrale comportera 6 &#224; 8 r&#233;acteurs. La construction de la centrale de Kudankulam a commenc&#233; en 2002, en vertu d'un accord de coop&#233;ration intergouvernemental sign&#233; en 1988 entre l'URSS et l'Inde. La premi&#232;re phase du projet pr&#233;voyait la construction de deux r&#233;acteurs de 1.000 MW chacun. Fin 2008, les parties ont sign&#233; un accord sur la construction de quatre nouveaux r&#233;acteurs sur le m&#234;me site (selon RIA Novesti).&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;ITALIE&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les entreprises italiennes misent sur l'&#233;nergie dite verte, non polluante et renouvelable. Et le march&#233; qu'elles ambitionnent de conqu&#233;rir est le march&#233; africain ainsi que le d&#233;montre le m&#233;gaprojet que vient de lancer Enel. La compagnie nationale italienne d'&#233;lectricit&#233; construit en effet la plus grande usine de montage de panneaux solaires du pays, qui devrait fonctionner d&#232;s l'ann&#233;e prochaine et produire de l'&#233;lectricit&#233;. March&#233; neuf, l'Afrique dispose d'un ensoleillement &#224; longueur d'ann&#233;e et sera bient&#244;t une grande consommatrice (et productrice) d'&#233;nergie produite &#224; base de cellules photovolta&#239;ques. L'Afrique va bient&#244;t &#171; consommer &#187; les panneaux solaires &#224; grande &#233;chelle, et l'Italie entend bien se positionner dans la production et la vente. La production de l'usine de Catane sera destin&#233;e &#224; satisfaire la demande en &#233;nergie solaire des march&#233;s les plus prometteurs d'Europe, du Moyen-Orient et de l'Afrique (selon Energie-Italie).&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;JAPON&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le conglom&#233;rat industriel japonais Toshiba a annonc&#233; cet &#233;t&#233; un accord avec deux soci&#233;t&#233;s am&#233;ricaines pour concourir conjointement &#224; la construction et &#224; l'exploitation de centrales nucl&#233;aires en Arabie Saoudite. Toshiba s'est associ&#233; aux firmes Shaw Group pour la conception , l'&#233;quipement et l'installation, et &#224; Exelon Nuclear Partners pour l'utilisation et la maintenance. Les trois groupes pr&#233;voient d'&#233;tablir des propositions conjointes reposant sur les r&#233;acteurs nucl&#233;aires avanc&#233;s &#224; eau bouillante (ABWR) de Toshiba, un type en exploitation au Japon. Le groupe Japonais propose &#233;galement comme autre choix un mod&#232;le &#224; eau pressuris&#233;e AP1000TM (selon AFP).&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;ROYAUME-UNI&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Areva a sign&#233; un accord avec Horizon Nuclear Power, co-entreprise form&#233;e par les groupes allemands d'&#233;lectricit&#233; EON et RWE. Areva va r&#233;aliser des &#233;tudes de faisabilit&#233; sur la construction de deux r&#233;acteurs EPR qui seront implant&#233;s sur le site de Wylfa, situ&#233; sur l'&#238;le d'Anglesay au Pays de Galles. Horizon Nuclear Power entend construire des centrales nucl&#233;aires d'une capacit&#233; totale de plus de 6000 m&#233;gawatts au Royaume-Uni &#224; l'horizon 2025.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pr&#232;s de 30% des centrales thermiques au charbon et au p&#233;trole du Royaume-Uni devraient fermer leurs portes d'ici 2015, explique Horizon Nuclear Power (selon infos-EPR).&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;RUSSIE&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;	Le monitoring de la radioactivit&#233; dans les zones contamin&#233;es en Russie a r&#233;v&#233;l&#233; que &#171; depuis la mi-juillet des incendies de for&#234;t y ont &#233;t&#233; enregistr&#233;s sur 3.900 hectares &#187;, a indiqu&#233; le service f&#233;d&#233;ral de d&#233;fense des for&#234;ts. La liste des zones touch&#233;es comprend notamment la r&#233;gion de Briansk, &#224; la fronti&#232;re de B&#233;larus et de l'Ukraine dans l'ouest de la Russie, o&#249; 28 feux de for&#234;t ont ravag&#233; 269 hectares. Cette zone a &#233;t&#233; pollu&#233;e par les retomb&#233;es de la catastrophe de Tchernobyl en 1986, et le ministre des Situations d'Urgence avait soulign&#233; la semaine derni&#232;re craindre que des feux ne propagent les &#233;l&#233;ments radioactifs contenus dans le sol et la v&#233;g&#233;tation (selon Infos-Russie).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	L'Institut de radioprotection et de s&#251;ret&#233; nucl&#233;aire (IRSN) va mesurer de pr&#232;s les &#233;ventuelles retomb&#233;es radioactives en France des incendies, mais l'organisme se veut rassurant. D'&#233;ventuelles traces de pollution radioactive ne pourront &#234;tre d&#233;cel&#233;es que si la France est expos&#233;e au panache de fum&#233;es, ce qui n'est pas le cas actuellement, affirme l'IRSN (selon Reuters).&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;SAHARA&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;	L'utilisation de l'&#233;nergie solaire au Sahara, au moyen de miroirs couvrant de vastes surfaces de d&#233;sert, fait r&#233;fl&#233;chir de grands groupes industriels et nombres d'&#233;l&#233;ments de la n&#233;buleuse &#233;cologiste, oppos&#233;s notamment au d&#233;veloppement ou au renouvellement de centrales nucl&#233;aires en Europe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Cette utilisation de l'&#233;nergie solaire du Sahara se concr&#233;tise dans le projet Desertec, qui vise notamment &#224; interconnecter, d'une part, de grandes centrales thermiques solaires &#224; concentration, entre le Maroc et l'Arabie Saoudite et d'autre part, les r&#233;seaux de distribution d'&#233;lectricit&#233; d'Afrique du Nord, d'Europe et du Moyen-Orient (Infos-24 heures).&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; USA&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;	L'&#233;lectricien am&#233;ricain PPL va demander aux autorit&#233;s am&#233;ricaines une licence &#171; pour la construction et l'exploitation &#187; d'un r&#233;acteur nucl&#233;aire EPR &#224; Susquehanna, en Pennsylvanie (selon daily Bourse).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Aux Marianne du Nord, le gouverneur vient de publier un texte qui, d&#233;sormais, autorise l'usage de technologies nucl&#233;aires pour all&#233;ger les factures de fioul.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	A Tonga, Le Roi a annonc&#233; qu'il pensait s&#233;rieusement aux technologies nucl&#233;aires, en fait &#224; une nouvelle race de mini-centrales , d&#233;velopp&#233;e actuellement aux USA pour redonner une certaine ind&#233;pendance &#233;nerg&#233;tique au royaume (selon tahiti-infos).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous pouvez &#233;galement retrouver cet article dans le &lt;a href=&#034;http://www.centrale-energie.fr/CE-Flash_19.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Flash n&#176;19&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>G&#233;opolitique - La prolif&#233;ration du nucl&#233;aire</title>
		<link>https://www.centrale-energie.fr/spip.php?article93</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.centrale-energie.fr/spip.php?article93</guid>
		<dc:date>2010-09-01T16:45:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Emmanuel Meneut (ECM 90)</dc:creator>


		<dc:subject>Nucl&#233;aire</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Une nouvelle Am&#233;rique ? Le pr&#233;sident Obama semble avoir modifi&#233; l'approche des USA au regard de l'arme nucl&#233;aire. Compte tenu du poids de la prolif&#233;ration nucl&#233;aire sur le d&#233;veloppement du march&#233; de l'&#233;lectricit&#233; d'origine nucl&#233;aire, nous vous proposons une synth&#232;se sur ce ph&#233;nom&#232;ne de politique internationale. Cette nouvelle diplomatie fait l'objet de conf&#233;rences et d'&#233;v&#233;nements festifs comme le rassemblement &#171; Bonnaroo Music &amp; Art Festival &#187; dans la campagne de Manchester dans l'&#233;tat (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une nouvelle Am&#233;rique ? Le pr&#233;sident Obama semble avoir modifi&#233; l'approche des USA au regard de l'arme nucl&#233;aire. Compte tenu du poids de la prolif&#233;ration nucl&#233;aire sur le d&#233;veloppement du march&#233; de l'&#233;lectricit&#233; d'origine nucl&#233;aire, nous vous proposons une synth&#232;se sur ce ph&#233;nom&#232;ne de politique internationale. Cette nouvelle diplomatie fait l'objet de conf&#233;rences et d'&#233;v&#233;nements festifs comme le rassemblement &#171; Bonnaroo Music &amp; Art Festival &#187; dans la campagne de Manchester dans l'&#233;tat du Tennessee du 10-13 juin 2010 lors duquel le film &#171; Countdown to zero &#187; sur le risque de prolif&#233;ration fut projet&#233;, d&#233;battu et soutenu par des p&#233;titions.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Ainsi, l'homme le plus puissant de la plan&#232;te aurait-il rejoint les jeunes chevelus am&#233;ricains du mouvement, maintenant ancien, des hippies pacifiques&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Est-ce bien cela ? R&#233;sumons la situation, dans les ann&#233;es 1970, les USA poss&#233;daient un armement atomique au moins &#233;quivalent &#224; celui de l'URSS en terme num&#233;rique et certainement sup&#233;rieur en termes de qualit&#233; et de fonctionnement. Les d&#233;boires des sous-marins sovi&#233;tiques de la fin de l'Empire seraient un exemple flagrant de cette faible qualit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; A l'&#233;poque, et ce jusque dans les ann&#233;es 1980 o&#249; le chanteur Sting d&#233;clamait son pacifisme contre l'arme nucl&#233;aire dans son titre &#171; Russians &#187; affirmant &#171; I hope the Russians love their children too &#187;, les hippies pr&#244;naient le d&#233;sarmement total, voire unilat&#233;ral. Cela avait d'ailleurs le don d'&#233;nerver ceux qui profitaient de la dissuasion nucl&#233;aire, comme l'avait bien r&#233;sum&#233; le pr&#233;sident Mitterrand : &#171; les pacifistes sont &#224; l'Ouest et les missiles &#224; l'Est &#187;, lors de la crise des euromissiles en janvier 1983.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; L'objectif de la Maison Blanche pendant la Guerre Froide &#233;tait de maintenir au moins l'&#233;quilibre, voire la sup&#233;riorit&#233;, par rapport &#224; la menace sovi&#233;tique. La prolif&#233;ration, pendant la Guerre Froide &#233;tait une prolif&#233;ration verticale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Aujourd'hui quel serait l'impact d'un d&#233;sarmement nucl&#233;aire complet ? La sup&#233;riorit&#233; militaire am&#233;ricaine conventionnelle est telle qu'aucun pays, ni la Russie ou la Chine, ne pourrait esp&#233;rer tenir une confrontation quelconque. De facto, les USA retrouveraient leur place de puissance h&#233;g&#233;monique qu'ils ont occup&#233;e de 1991 &#224; 2001, cette place &#233;tant celle du vainqueur de la Guerre Froide. Ainsi, l'objectif des dirigeants am&#233;ricains n'a pas chang&#233; par rapport aux ann&#233;es 1970. Il s'agit de maintenir le plus haut niveau de capacit&#233; d'influence sur les affaires internationales afin de pr&#233;server les int&#233;r&#234;ts am&#233;ricains au mieux. Ce qui a chang&#233; ce sont les moyens. Il ne s'agit pas l&#224; d'une qu&#234;te insatiable de la domination du monde. Non, c'est un comportement standard de la sc&#232;ne internationale compte tenu de la permanence du risque d'irruption d'un conflit arm&#233; pouvant atteindre les int&#233;r&#234;ts nationaux. Il suffit d'&#233;voquer les risques li&#233;s au p&#233;trole et la place de la voiture dans la soci&#233;t&#233; am&#233;ricaine pour r&#233;aliser que tous les pr&#233;sidents cherchent &#224; maintenir cette capacit&#233; d'action internationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Finalement, ce sont les hippies qui ont chang&#233; d'objectif. Dans les ann&#233;es 1970 le mouvement hippy &#233;tait en partie subversif et il voyait la supr&#233;matie am&#233;ricaine comme un danger pour l'&#233;panouissement de la libert&#233;. Aujourd'hui, tout autre r&#233;gime politique que le r&#233;gime de d&#233;mocratie lib&#233;rale reposant sur une &#233;conomie de march&#233; et une soci&#233;t&#233; de consommation est per&#231;u par les jeunes, les chanteurs et les acteurs de la soci&#233;t&#233; civile comme une menace sur la libert&#233; individuelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Ce changement est significatif de la modification de la soci&#233;t&#233; civile et donc de la nature de la menace que repr&#233;sente la prolif&#233;ration nucl&#233;aire. Aujourd'hui, c'est la prolif&#233;ration horizontale qui est source de menaces.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Ajoutons &#224; cette &#233;volution que la n&#233;cessit&#233; de la lutte contre le changement climatique et le poids croissant de l'&#233;nergie nucl&#233;aire rend cette menace de prolif&#233;ration horizontale encore plus pr&#233;gnante car elle implique de facto l'ensemble des acteurs, entreprises et organismes de s&#233;curit&#233;, de la cha&#238;ne de valeur du nucl&#233;aire dans la politique internationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'abandon de la prolif&#233;ration verticale&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis la fin de la Guerre Froide, ce type de prolif&#233;ration s'est consid&#233;rablement r&#233;duit et adapt&#233;e aux menaces nouvelles. Ainsi, lors de la Guerre du Golfe de 1991, les dirigeants politiques am&#233;ricains ont dissuad&#233; Saddam Hussein d'avoir recours aux armes chimiques ou biologiques gr&#226;ce &#224; la menace de l'arme nucl&#233;aire. Cette fonction dissuasive reste l'un des moyens incontournables de r&#233;gulation des relations internationales, mais elle ne n&#233;cessite pas forc&#233;ment un d&#233;ploiement vertical de ces forces, comme au temps de la Guerre Froide.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La prolif&#233;ration au c&#339;ur du syst&#232;me international&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le pouvoir destructeur de la fission nucl&#233;aire provient de la r&#233;action en cha&#238;ne et de l'&#233;nergie qu'elle lib&#232;re. C'est ce ph&#233;nom&#232;ne naturel qui peut &#234;tre utilis&#233; pour d&#233;truire. Il fut mis en avant par A. Einstein dans sa lettre au pr&#233;sident F.D. Roosevelt pour l'inciter &#224; d&#233;velopper la bombe atomique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus pr&#233;cis&#233;ment, ce qui conduisit le pr&#233;sident Roosevelt &#224; mobiliser des ressources pour ce projet plut&#244;t que de construire plus d'engins militaires conventionnels, c'est le risque que les Nazis acqui&#232;rent cette technologie avant les alli&#233;s et b&#233;n&#233;ficient d'un avantage strat&#233;gique. Le moteur de la prolif&#233;ration, c'est donc la configuration du syst&#232;me international et les risques de conflits. Cela n'a pas vraiment de sens de croire que l'&#233;lectricit&#233; d'origine nucl&#233;aire serait plus r&#233;pandue s'il n'y avait pas eu d'explosions atomiques car c'est une situation tr&#232;s improbable. Parmi tous les acteurs de la Communaut&#233; internationale, au moins un acteur d&#233;veloppe n&#233;cessairement l'emploi militaire de l'&#233;nergie nucl&#233;aire. C'est ce qu'illustre l'histoire de la prolif&#233;ration et des mesures de contr&#244;les mises en place.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'histoire de la prolif&#233;ration&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle fut marqu&#233;e par l'&#233;mergence, par prolif&#233;ration horizontale, des nouveaux acteurs successifs dans le club des puissances nucl&#233;aires. Ainsi, la p&#233;riode de 1945 &#224; 1968 avait vu l'arriv&#233;e, apr&#232;s les USA et la Grande Bretagne, des &#171; autres &#187; vainqueurs de la seconde Guerre Mondiale, URSS, Chine et France. La p&#233;riode de 1968 &#224; 1974 correspondait &#224; l'arriv&#233;e d'Isra&#235;l et de l'Inde. Ensuite la p&#233;riode de 1974 &#224; 1991 voyait l'&#233;mergence de l'Afrique du Sud. Enfin, depuis 1991 ce furent le Pakistan, la Cor&#233;e du Nord et les divers programmes clandestins dont celui de l'Iran.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les caract&#233;ristiques de l'ordre nucl&#233;aire mondial&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis 1968, le TNP est le trait&#233; international qui r&#232;gle les &#233;changes de technologie nucl&#233;aire entre les &#201;tats pour une dur&#233;e illimit&#233;e. Il est compl&#233;t&#233; par la r&#233;glementation des exportations du Groupe des Exportateurs Nucl&#233;aire (NSG) depuis 1974.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce cadre est caract&#233;ris&#233; par son conservatisme. Il y a les 5 puissances atomiques reconnues et les autres. Celles-ci ne veulent pas perdre leur pr&#233;dominance et celles-l&#224; n'y renoncent qu'avec de plus en plus d'exigences de contreparties. La prolif&#233;ration s'inscrit donc comme un risque syst&#233;mique au c&#339;ur de la Communaut&#233; internationale et hors de port&#233;e des entreprises. Aucune &#233;volution majeure n'est visible &#224; l'horizon, hormis la n&#233;cessit&#233; de d&#233;velopper le nucl&#233;aire civil pour s'adapter &#224; la n&#233;cessaire transition &#233;nerg&#233;tique vers moins d' &#233;nergies fossiles.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_170 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;19&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.centrale-energie.fr/IMG/bmp/flash_19_mappemonde.bmp' width='265' height='587' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;pays fournisseurs
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Les pays fournisseurs &#8211; Canada : 1 ; Inde : 2 ; France : 4 ; Cor&#233;e du sud : 6 ; USA et Japon : 12 ; Russie : 13 ; Chine : 15&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'enjeu de la prolif&#233;ration nucl&#233;aire pour les entreprises&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_171 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;43&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.centrale-energie.fr/IMG/bmp/flash_19cout_electricite.bmp' width='122' height='591' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;cout de l'&#233;lectricit&#233; d'origine nucl&#233;aire
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Pour les acteurs de la cha&#238;ne de valeur de l'&#233;lectricit&#233; Nucl&#233;aire, il s'agit d'un enjeu en terme d'image et celui-ci est double. D'une part, la soci&#233;t&#233; civile et les populations ne doivent pas associer les centrales de production d'&#233;lectricit&#233; nucl&#233;aire avec l'usage politico-militaire de cette technologie. D'autre part, il s'agit d'appr&#233;hender le risque associ&#233; &#224; cette activit&#233; avec un risque de pollution acceptable. L'enjeu est de taille et il n&#233;cessite deux moyens pour y r&#233;pondre. Le premier est le niveau de fiabilit&#233; des r&#232;gles qui structurent l'exportation de cette technologie, en plus de la fiabilit&#233; de la technologie employ&#233;e, et de la priorit&#233; &#224; la s&#233;curit&#233; sur la rentabilit&#233; des installations. Le second, est la communication &#224; destination de l'opinion publique pour la convaincre de la r&#233;alit&#233; de cette double fiabilit&#233;. Les &#233;carts du co&#251;t de l'&#233;lectricit&#233; d'origine nucl&#233;aire est ainsi un crit&#232;re du compromis rentabilit&#233; et s&#233;curit&#233; des acteurs de la fili&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le danger, c'est de voir le niveau de prolif&#233;ration horizontale corr&#233;l&#233; avec le d&#233;veloppement et l'exportation de la technologie nucl&#233;aire. Ce serait un s&#233;rieux frein au d&#233;veloppement de cette industrie. Pour y r&#233;pondre, toutes les ressources de la diplomatie publique devront &#234;tre d&#233;ploy&#233;es par l'ensemble des entreprises du NSG avec l'appui de la diplomatie classique. La densit&#233; de d&#233;veloppement des centrales en Chine montre l'enjeu auquel sont d&#233;sormais confront&#233;s les dirigeants chinois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais compte tenu de l'enjeu de souverainet&#233; associ&#233; &#224; la technologie nucl&#233;aire, la cl&#233; de ce d&#233;fi r&#233;side au niveau de la l&#233;gitimit&#233; et de la force des &#201;tats de la Communaut&#233; internationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous pouvez retrouver cet article dans le &lt;a href=&#034;http://www.centrale-energie.fr/CE-Flash_19.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Flash n&#176;19&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>L'apr&#232;s Copenhague : Back to the future</title>
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		<dc:date>2010-01-01T15:34:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Emmanuel Meneut (ECM 90)</dc:creator>


		<dc:subject>Gestion &#233;conomique et environnementale</dc:subject>

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&lt;p&gt;La derni&#232;re n&#233;gociation internationale sur le climat (COP 15) sous l'&#233;gide de l'ONU du 7 au 18 d&#233;cembre 2009 dernier a d&#233;bouch&#233; sur&#8230; un &#233;chec selon beaucoup de participants : diplomates, ONG, certaines entreprises et bon nombre de pays d'Afrique, d'Asie mais aussi la France et le Br&#233;sil. Quelles sont les conclusions r&#233;alistes que nous apprend cet &#233;v&#233;nement ? &lt;br class='autobr' /&gt;
L'analyse d'un &#233;v&#233;nement international consiste &#224; identifier les acteurs, leur strat&#233;gie et le contexte des rapports de force afin (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.centrale-energie.fr/spip.php?mot3" rel="tag"&gt;Gestion &#233;conomique et environnementale&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La derni&#232;re n&#233;gociation internationale sur le climat (COP 15) sous l'&#233;gide de l'ONU du 7 au 18 d&#233;cembre 2009 dernier a d&#233;bouch&#233; sur&#8230; un &#233;chec selon beaucoup de participants : diplomates, ONG, certaines entreprises et bon nombre de pays d'Afrique, d'Asie mais aussi la France et le Br&#233;sil. Quelles sont les conclusions r&#233;alistes que nous apprend cet &#233;v&#233;nement ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'analyse d'un &#233;v&#233;nement international consiste &#224; identifier les acteurs, leur strat&#233;gie et le contexte des rapports de force afin d'&#233;tablir l'enjeu v&#233;ritable de la n&#233;gociation. Si Copenhague fut un &#233;chec, c'est celui d'un certain type d'acteurs, avec une strat&#233;gie particuli&#232;re, dans un environnement donn&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La r&#233;alit&#233; du changement climatique, la position des scientifiques&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout d'abord rappelons le dernier diagnostic sur le changement climatique &#233;tabli par le groupe d'experts de l'ONU, le GIEC (mise &#224; jour du 4i&#232;me rapport du GIEC pour la COP 15 avant la prochaine &#233;valuation pr&#233;vue pour 2013). Les &#233;missions de CO2 en 2008 sont sup&#233;rieures de 40% par rapport au niveau de 1990. Le maintien des taux actuels d'&#233;missions pendant 2 d&#233;cennies (la dur&#233;e de diffusion des innovations technologiques dans le domaine de l'&#233;nergie et des transports) donne une probabilit&#233; de 25% de d&#233;passer une augmentation de temp&#233;rature moyenne du globe de 2&#176;C.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette temp&#233;rature augmente de 0.19&#176;C par d&#233;cennie depuis un quart de si&#232;cle et l'origine anthropog&#233;nique du r&#233;chauffement est tr&#232;s probable. Ce taux mesur&#233; est en ad&#233;quation avec les mod&#232;les utilis&#233;s et affin&#233;s depuis le Sommet de la Terre &#224; Rio en 1992.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En revanche, la vitesse de fonte des glaciers, du Groenland et de l'Antarctique s'acc&#233;l&#232;re. Dans l'Arctique, la fonte pendant les &#233;t&#233;s 2007-2009 fut de 40% sup&#233;rieure aux pr&#233;dictions des mod&#232;les. De m&#234;me, la hausse du niveau des oc&#233;ans (3.4 mm/an sur les 15 derni&#232;res ann&#233;es) est sup&#233;rieure de 80% aux pr&#233;dictions.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_187 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.centrale-energie.fr/local/cache-vignettes/L437xH529/Image1_flash_15-png-62c7e.jpg?1768683924' width='437' height='529' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#201;volution de la concentration des gaz CO2 et CH4, les gaz &#224; effet de serre les plus importants et dont l'origine est l'activit&#233; &#233;conomique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les experts ont averti les participants que des composantes du syst&#232;me climatique (calotte glaciaire, for&#234;t amazonienne, pluies des moussons) pourraient &#234;tre modifi&#233;es de fa&#231;on irr&#233;versible d'ici &#224; 2100. Ainsi, le franchissement de seuils critiques au-del&#224; desquels le climat changerait radicalement de fa&#231;on non lin&#233;aire est probable dans le sc&#233;nario &#171; Business As Usual &#187;. La recommandation du GIEC est alors de limiter l'augmentation de temp&#233;rature moyenne &#224; 2&#176;C en 2100. Pour cela, il faudrait atteindre un maximum d'&#233;mission de gaz &#224; effet de serre (GES) d'ici &#224; 2020, puis, converger en dessous d'un taux d'&#233;mission de moins d'une tonne de CO2 per capita, soit 90% de baisse par rapport &#224; 2000 pour les pays d&#233;velopp&#233;s. &lt;br class='manualbr' /&gt;Ainsi, la communaut&#233; scientifique a &#233;tabli un diagnostic bas&#233; sur des observations et un sc&#233;nario s'appuyant sur les connaissances acquises et valid&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les acteurs des n&#233;gociations climatiques&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette communaut&#233; scientifique, dont les normes de fonctionnement garantissent un niveau de fiabilit&#233; de ses recommandations, fut appuy&#233;e par la grande majorit&#233; des ONG. Ces derni&#232;res ont relay&#233; et diffus&#233; ces informations gr&#226;ce &#224; des campagnes m&#233;diatiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Leur objectif &#233;tait d'informer l'opinion publique, surtout dans les pays d&#233;velopp&#233;s, opinion qui exerce une pression sur les dirigeants des pays qui participent et &#233;laborent les engagements internationaux. Beaucoup d'entreprises financent ou sont partenaires de ces ONG. Elles font par ce moyen la promotion de leurs solutions et elles favorisent le d&#233;veloppement des march&#233;s qu'elles occupent. Tous ces acteurs, communaut&#233; d'experts, ONG et entreprises constituent la gouvernance mondiale dans le cadre fix&#233; par l'ONU.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aucun d'entre eux n'ayant la moindre l&#233;gitimit&#233; politique, leur strat&#233;gie est celle de l'influence, pour orienter la d&#233;cision des acteurs politiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis la fin de la Guerre Froide, ces acteurs ont pris une telle importance que d'aucuns ont cru qu'ils d&#233;tenaient le pouvoir par leur capacit&#233; &#224; fixer le calendrier des n&#233;gociations politiques et &#224; promouvoir les meilleurs solutions, reposant souvent sur des m&#233;canismes de march&#233;s. Le 18 d&#233;cembre dernier, la plupart des acteurs non &#233;tatiques cit&#233;s ci-dessus se sont retrouv&#233;s &#224; Copenhague vraiment d&#233;&#231;us. Car les &#201;tats, d&#233;mocratiques ou non, qui ne pouvaient ignorer les impacts du changement climatiques, n'ont pas renonc&#233; pour autant &#224; leurs souverainet&#233;s, montrant clairement la limite de l'influence des ONG, des entreprises et de la communaut&#233; scientifique sur la sc&#232;ne internationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les ph&#233;nom&#232;nes physiques qui vont induire un ensemble d'impacts sur les soci&#233;t&#233;s humaines sont r&#233;sum&#233;s sur la carte des catastrophes climatiques &#224; venir ci-dessous.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_188 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.centrale-energie.fr/IMG/jpg/Image_2flash_15.jpg?1768602424' width='500' height='362' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Quasiment tous les &#201;tats sont concern&#233;s. Mais n'est-ce pas le poids important de ces effets qui ont conduit les dirigeants &#224; prendre conscience des ph&#233;nom&#232;nes climatiques et leurs impacts sur les populations ?. D&#232;s lors, leur strat&#233;gie s'est inscrite dans les normes existantes de la communaut&#233; internationale, telles qu'elles r&#233;gissent la prolif&#233;ration nucl&#233;aire, le droit des mers ou des r&#233;fugi&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le cadre international&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La configuration de pouvoir dans laquelle se sont d&#233;roul&#233;es les n&#233;gociations sur le changement climatique a &#233;t&#233; d&#233;finie par la CNUCCED (1992) et le seul trait&#233; contraignant (au sens de la r&#233;ciprocit&#233; des parties) est le protocole de Kyoto (1998). Les Etats qui l'ont ratifi&#233; s'obligent &#224; le respecter selon le principe de r&#233;ciprocit&#233; du droit international. Mais tous les pays ne sont pas signataires de ce trait&#233;. Dans cette structure de pouvoir, le processus de n&#233;gociation repose sur la puissance d'action, financi&#232;re et technologique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le processus de n&#233;gociation&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il s'est d&#233;roul&#233; par phases successives. A chacune d'entre elles, il y a eu des acteurs, experts, diplomates, chefs d'Etat, avec un niveau de responsabilit&#233; et une marge de man&#339;uvre de plus en plus strat&#233;gique. Ils confrontaient leur position et l'objectif &#233;tait de convaincre les autres participants sur les avantages de leur proposition. Un processus de construction de coalitions permettait de faire avancer sa proposition au mieux de ses int&#233;r&#234;ts. Ainsi, la proposition du pr&#233;sident Obama de financer l'aide aux pays pauvres, sous r&#233;serve que les pays &#233;mergents acceptent qu'un organisme international contr&#244;le les niveaux d'&#233;missions de GES, fut une tactique pour contraindre la Chine &#224; accepter un accord contraignant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Compte tenu de l'organisation de la communaut&#233; internationale, il n'y avait pas d'autre mode de fonctionnement possible. Si les acteurs non &#233;tatiques l'ont cru, ils ont confondus influence et pouvoir de d&#233;cision, gouvernance et gouvernement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les r&#233;sultats de la COP 15&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour r&#233;sumer, l'accord de Copenhague a reconnu :
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; l'objectif de limiter &#224; 2&#176;C le r&#233;chauffement climatique d'ici &#224; 2100
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Une &#233;bauche de financement, $30 milliards d'ici &#224; 2012 et $100 milliards &#224; partir de 2020, sera la concr&#233;tisation de la solidarit&#233; internationale des pays d&#233;velopp&#233;s &#224; destination des pays les moins avanc&#233;s afin de les aider &#224; s'adapter. &lt;br class='manualbr' /&gt;Mais il a compl&#232;tement oubli&#233;, sciemment, les grands instruments incitatifs, tels que le march&#233; des quotas ou la taxe carbone.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La situation apr&#232;s Copenhague&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aucun &#201;tat n'a abandonn&#233; sa souverainet&#233;, faut-il en conclure que c'est un &#233;chec ? Il y a simplement des pays qui ont obtenus un r&#233;sultat proche de ce qu'ils souhaitaient et d'autres non.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, &#224; l'issue de la conf&#233;rence de Copenhague, le premier constat qui s'impose pour tous les acteurs de la soci&#233;t&#233; civile, c'est qu'il y a eu des gagnants et des perdants. A la lecture des d&#233;clarations, les premiers (les &#201;tats-Unis, Chine, Inde, Nicaragua, Bolivie, Soudan, Venezuela) voulaient &#233;viter un accord contraignant et un contr&#244;le international, pouvant nuire &#224; leur d&#233;veloppement &#233;conomique. Les seconds (Br&#233;sil, Afrique du Sud, Union Europ&#233;enne) voulaient mettre en place des m&#233;canismes pour int&#233;grer le co&#251;t des externalit&#233;s dans les co&#251;ts de production.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un autre constat : les strat&#233;gies m&#233;diatiques des ONG et des organisations internationales sont &#224; revoir autant dans les pays d&#233;velopp&#233;s que dans les pays &#233;mergents. Il faudra int&#233;grer quelques arguments r&#233;alistes pour justifier aupr&#232;s de plusieurs milliards d'&#234;tres humains que le mode actuel de vie &#171; &#224; l'Occidentale &#187; n'est pas durable !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, finalement, le constat le plus marquant fut le comportement des participants &#233;tatiques les uns par rapport aux autres. Les n&#233;gociations ont &#233;t&#233; marqu&#233;es par l'absence de confiance, voire de la m&#233;fiance. Le fond de la n&#233;gociation &#233;tait syst&#233;matiquement d&#233;tourn&#233; au profit de la gestion du processus. Cela permettait de gagner du temps pour contraindre les participants sur un accord de derni&#232;re minute &#224; minima.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La prochaine n&#233;gociation aura lieu &#224; Mexico en fin 2010. Le changement climatique est devenu un enjeu de pouvoir au sein de la soci&#233;t&#233; internationale, comme la finance internationale. Ainsi, cette conf&#233;rence marque le d&#233;but concret de ce changement de port&#233;e. C'est une bonne nouvelle, car ce sera d&#233;sormais un sujet incontournable comme le furent les armes nucl&#233;aires &#224; l'&#233;poque de la Guerre Froide, l'enjeu &#233;tant alors d&#233;j&#224; la survie de l'humanit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous pouvez retrouver cet article dans le &lt;a href=&#034;http://www.centrale-energie.fr/CE-Flash_15.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;flash n&#176;15&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Climat et &#233;conomie &#8211; Copenhague 2009 </title>
		<link>https://www.centrale-energie.fr/spip.php?article105</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.centrale-energie.fr/spip.php?article105</guid>
		<dc:date>2009-11-01T16:03:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Christiane Drevet (ECN 65), Emmanuel Meneut (ECM 90)</dc:creator>


		<dc:subject>Gestion &#233;conomique et environnementale</dc:subject>

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&lt;p&gt;Cet article reprend le th&#232;me du d&#233;bat du 30 septembre 2009 de Centrale-Energies sur le sujet (planches d'A. Bonduelle du RAC-F et de J. Ch. Hourcade du CIRED &#224; disposition &#224; www.centrale-energies.fr) , en l'enrichissant d'une analyse rapide du contexte actuel des n&#233;gociations. &lt;br class='autobr' /&gt;
Rappel pr&#233;alable sur les r&#233;sultats du GIEC &lt;br class='autobr' /&gt;
Les &#233;valuations du changement climatique &#224; 2100, selon divers sc&#233;narios d'&#233;missions de gaz &#224; effet de serre (GES), compil&#233;es dans le dernier rapport du GIEC 2007 (cf (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.centrale-energie.fr/spip.php?rubrique2" rel="directory"&gt;Publications&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.centrale-energie.fr/spip.php?mot3" rel="tag"&gt;Gestion &#233;conomique et environnementale&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Cet article reprend le th&#232;me du d&#233;bat du 30 septembre 2009 de Centrale-Energies sur le sujet (planches d'A. Bonduelle du RAC-F et de J. Ch. Hourcade du CIRED &#224; disposition &#224; &lt;a href=&#034;https://www.centrale-energies.fr&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;www.centrale-energies.fr&lt;/a&gt;) , en l'enrichissant d'une analyse rapide du contexte actuel des n&#233;gociations.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Rappel pr&#233;alable sur les r&#233;sultats du GIEC&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &#233;valuations du changement climatique &#224; 2100, selon divers sc&#233;narios d'&#233;missions de gaz &#224; effet de serre (GES), compil&#233;es dans le dernier rapport du GIEC 2007 (cf flash n&#176;9), ont servi de base aux diverses propositions en vue des discussions de l'ONU du 8 au 17 d&#233;cembre prochain &#224; Copenhague (COP 15). L'objectif est d'&#233;tablir un accord &#171; climat &#187; international ambitieux et contraignant de r&#233;duction des &#233;missions de GES, devant prolonger le protocole de Kyoto, &#224; partir de 2012.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pourquoi diminuer les GES&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au-del&#224; des multiples effets du changement climatique, le sc&#233;nario d'une augmentation admissible de +2&#176;C &#224; l'&#233;ch&#233;ance 2100 de la temp&#233;rature moyenne du globe est celui propos&#233; par le GIEC dans ses recommandations. En effet, au-del&#224; de ce seuil, il a chiffr&#233; les diff&#233;rents risques pour l'humanit&#233;, repris dans la figure ci-dessous, risques pouvant porter en germe de graves d&#233;stabilisations de la communaut&#233; internationale.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_192 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.centrale-energie.fr/local/cache-vignettes/L463xH384/Image_3_flash_14-fe1e9.jpg?1768670343' width='463' height='384' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Ne pas d&#233;passer +2&#176;C &#224; l'horizon 2100 (soit plafonner la concentration des GES, en eq CO2, &#224; 450 ppm dans l'atmosph&#232;re &#224; cette &#233;ch&#233;ance), imposera un chemin mondial global des &#233;missions annuelles de GES (courbe rouge &#171; urgence 2&#176;C &#187; ci-contre), avec diff&#233;rents jalons en 2020, 2035, 2050, etc. On y rel&#232;ve en particulier, pour 2050, une baisse n&#233;cessaire de pr&#232;s de 85% des &#233;missions mondiales annuelles de GES par rapport &#224; 2000. Mais le bilan de la r&#233;duction des &#233;missions de GES de quelques pour cents, obtenus par le protocole de Kyoto, montre bien que l'accord vis&#233; &#224; la COP15 doit inclure maintenant &lt;strong&gt; les pays du Nord et du Sud&lt;/strong&gt;. La trajectoire globale d'&#233;missions annuelles a &#233;t&#233; ainsi &#171; partag&#233;e &#187; ci-dessous pour les pays du Sud et du Nord, selon les &lt;strong&gt;principes d'&#233;quit&#233;&lt;/strong&gt; d&#233;finis par l'ONU (capacit&#233; &#224; agir et responsabilit&#233; selon les &#233;missions cumul&#233;es ant&#233;rieures de chacun des pays)&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_193 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.centrale-energie.fr/local/cache-vignettes/L488xH300/Image_4_flash_14-011c9.jpg?1768670343' width='488' height='300' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;L'enjeu de la COP 15, c'est bien de rendre cette trajectoire &lt;strong&gt;contraignante pour tous&lt;/strong&gt;. C'est une r&#233;alit&#233; politique que les pays du Sud ne peuvent accepter, car cette contrainte est ressentie comme une entrave &#224; leur d&#233;veloppement et &#224; leur pression d&#233;mographique. Il sera de l'&lt;strong&gt;int&#233;r&#234;t&lt;/strong&gt; des pays du Nord, comme gage de paix future, de les aider &#224; ce d&#233;veloppement &#171; de fa&#231;on vertueuse &#187;, en respectant un chemin de &#171; GDR &#187; (green development rights), avec des transferts de technologies propres, ne serait-ce que pour minimiser leur propre et n&#233;cessaire d&#233;croissance. C'est ainsi le sens de la trajectoire d'&#233;missions du Sud plafonnant vers 2020, avant de d&#233;cro&#238;tre rapidement. C'est aussi la raison de la n&#233;cessit&#233; du soutien des pays du Nord aux efforts d'att&#233;nuation et d'adaptation des pays du Sud, sous des formes n&#233;gociables, et c'est bien l&#224; tout le n&#339;ud de l'affaire. Il est clair, qu'en l'absence de telles aides, les pays du Sud tels que la Chine, continueront sur la lanc&#233;e fulgurante de la croissance de leurs &#233;missions de GES, avec les cons&#233;quences graves li&#233;es au d&#233;passement des seuils &#233;nonc&#233;es ci-dessus en pr&#233;alable, cons&#233;quences dont ces pays sont eux-m&#234;mes compl&#232;tement conscients. En effet, le risque le plus important pour eux en mati&#232;re de crises li&#233;es &#224; l'environnement est la remise en cause de l'autorit&#233; de leur Etat et de la l&#233;gitimit&#233; de leur gouvernement&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Et l'Europe dans tout &#231;a ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le chemin qu'elle a ent&#233;rin&#233; par un vote du &lt;strong&gt;paquet-climat-&#233;nergie&lt;/strong&gt; en d&#233;cembre dernier, par co-d&#233;cision du Conseil de l'Union Europ&#233;enne et du parlement Europ&#233;en, constitue un jalon dans le parcours de la r&#233;duction des GES, pour ne pas d&#233;passer les + 2&#176;C en 2100. La vis&#233;e d'une r&#233;duction en 2020 de 20% des &#233;missions europ&#233;ennes domestiques par rapport &#224; 1990, voire de 30% en cas d'accord international satisfaisant en fin d'ann&#233;e, est un signal fort qui devrait peser dans l'issue des n&#233;gociations de Copenhague 09, mais aussi pour l'Europe elle-m&#234;me, en lui permettant de minimiser &#224; terme les co&#251;ts de lutte contre l'effet de serre par rapport &#224; l'inaction, et en donnant aux acteurs &#233;conomiques des incitations puissantes &#224; respecter le crit&#232;re environnemental, dans leurs choix d'investissements, de consommations ou de modes de vie. Notons que cet objectif est assorti &#224; la m&#234;me &#233;ch&#233;ance d'une part de 20% d'&#233;nergies renouvelables dans la consommation &#233;nerg&#233;tique totale et d'une am&#233;lioration de 20% de l'efficacit&#233; &#233;nerg&#233;tique. La difficult&#233; a &#233;videmment r&#233;sid&#233; dans la recherche de la mutualisation des efforts &#224; 27 de mani&#232;re &#233;quitable et r&#233;alisable.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_194 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.centrale-energie.fr/IMG/jpg/Image_5_flash_14.jpg?1768602422' width='500' height='257' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Le graphique ci-dessus reprend le chemin d&#233;duit pour l'Europe, &#224; partir des &lt;strong&gt;principes d'&#233;quit&#233;&lt;/strong&gt; d&#233;finis par l'ONU. On y voit que la r&#233;duction de 30% des GES en 2020 n'est pas tr&#232;s &#233;loign&#233;e des efforts domestiques &#224; faire, mais on peut y voir aussi l'ordre de grandeur de ceux que l'Europe devrait consentir &#233;galement pour les pays du Sud, aussi important que le pr&#233;c&#233;dent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment r&#233;soudre l'&#233;quation dans un contexte de r&#233;cession &#233;conomique mondiale ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si accord il y a, ou une base d'accords en perspective &#224; Copenhague, la fixation d'un seuil d'&#233;mission global, puis d'un prix r&#233;sultant de la tonne de C, seraient des signaux forts et n&#233;cessaires pour asseoir des strat&#233;gies de d&#233;veloppement &#233;conomique futur &#171; vertueuses &#187;. Cela concernerait les entreprises qui pourraient ainsi &#233;valuer les externalit&#233;s associ&#233;es et les int&#233;grer dans leur gestion, mais concernerait aussi, pour les pays en &#233;mergence et les PED, leurs propres investissements (infrastructures, &#233;quipements,&#8230;..) .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon Jean-Charles Hourcade du CIRED, il serait possible de s'appuyer sur le contexte actuel de crise financi&#232;re pour r&#233;orienter l'&#233;pargne existante de ces pays vers ces investissements, de l'ordre de 200 &#224; 400 giga dollars en 2030. Il s'agirait de substituer des produits &#171; low cost &#187; tr&#232;s polluants par des produits &#224; consommation &#233;nerg&#233;tique moindres. La combinaison dans ce cas de taxe carbone et fiscalit&#233; permettrait d'orienter dans ce sens leur &#233;pargne. Au centre de ce dispositif, se situerait la diffusion des progr&#232;s des technologies au Nord vers les pays du Sud, avec les droits actuels de propri&#233;t&#233; intellectuelle &#224; r&#233;nover, pour faciliter ces transferts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon Jean Tirole de l'Universit&#233; de Toulouse, la r&#233;ussite de la COP 15 serait la construction d'un syst&#232;me de quotas de GES mondial permettant un prix unique du carbone, ce qui minimiserait pour tous les co&#251;ts de transaction. La persuasion des pays r&#233;ticents &#224; participer &#224; ce march&#233; unique pourrait passer par l'allocation initiale de larges quotas, dont une part pouvant &#234;tre attribu&#233;e gratuitement. Cependant, pour chacun des acteurs, c'est bien l'int&#233;r&#234;t national qui resterait dominant, cela devrait donc n&#233;cessiter la mise en &#339;uvre de m&#233;canismes de sanctions juridique et financi&#232;re, tels que la suspension des permis d'&#233;missions et leur transformation en cr&#233;ances recevables par le FMI, avec un couplage des accords de l'OMC et environnementaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Chine, premier &#233;metteur de GES en 2007, avait d&#233;j&#224; d&#233;cid&#233;, dans son 11&#232;me plan quinquennal 2006-2011, d'un objectif de r&#233;duction de son intensit&#233; &#233;nerg&#233;tique (consommation &#233;nerg&#233;tique par unit&#233; de PIB) de 20% par rapport &#224; 2005 ; avec cependant des difficult&#233;s d'application au niveau local, par manque de financement du gouvernement &#224; la hauteur des sacrifices demand&#233;s aux populations, mais aussi au niveau des entreprises, du fait de leur comp&#233;titivit&#233; et des interd&#233;pendances li&#233;es &#224; la mondialisation. La Chine revendique actuellement : des possibilit&#233;s de financement par les pays d&#233;velopp&#233;s, des droits de propri&#233;t&#233; intellectuelle r&#233;nov&#233;s pour faciliter les transferts de technologie, et le maintien de m&#233;canismes de d&#233;veloppement propres (MDP). Mais, surtout, elle pose comme un pr&#233;-requis l'engagement des USA .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le syst&#232;me &#233;nerg&#233;tique des USA, quant &#224; lui, est pour l'instant, largement tributaire des &#233;nergies fossiles. Ils ont en effet la place de premier, en termes d'&#233;missions annuelles de CO2 par t&#234;te, soit 20 tonnes, l'UE en &#233;tant &#224; 10 tonnes, et la Chine &#224; 5 tonnes. La nouvelle administration lance maintenant une politique environnementale ambitieuse avec le National Recovery Act concernant 150 milliards de dollars d'investissement sur la prochaine d&#233;cennie. Au centre de cette politique se trouve la pr&#233;&#233;minence du progr&#232;s des technologies et leur transfert vers les pays du Sud. Cependant, les USA refusent pour l'instant de baser les objectifs de r&#233;duction sur les niveaux de richesse, ils souhaitent affirmer leur souverainet&#233; nationale dans l'adaptation de leur propre syst&#232;me &#233;conomique, les transferts de technologie et la r&#233;forme des MDP. L'engagement de la Chine est &#233;galement pour eux un pr&#233;-requis incontournable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces deux acteurs majeurs pr&#233;parent activement la COP15, et l'accord qui pourra s'&#233;tablir traduira la r&#233;alit&#233; du rapport de force &#233;conomique et politique entre ces deux puissances, au moins pour la prochaine d&#233;cennie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parall&#232;lement, d'autres pays, tels la Russie, le Mexique, le Br&#233;sil et l'Inde ont eux-m&#234;me mis en route ou propos&#233; des programmes d'action. Un fonds mondial d&#233;di&#233; aux actions d'att&#233;nuation et d'adaptation a &#233;t&#233; propos&#233; par le Mexique. R&#233;cemment, le Br&#233;sil et la France se sont associ&#233;s pour proposer un plan d'action vers les pays les plus pauvres, en particulier l'Afrique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous pouvez retrouver cet article dans le &lt;a href=&#034;http://www.centrale-energie.fr/CE-Flash_14.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Flash n&#176;14&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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