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	<title>Centrale-&#201;nergies</title>
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	<description>Centrale-Energies est un Groupe Professionnel inter-associations des anciens &#233;l&#232;ves des &#233;coles Centrale (les Alumni), cr&#233;&#233; en 2006 &#224; l'initiative de la Conf&#233;d&#233;ration des Associations Centraliennes et de CentraleSup&#233;lec (CACCS ). Centrale Energies r&#233;unit les Alumni des Ecoles Centrales et, au-del&#224;, toutes les personnes int&#233;ress&#233;es par les &#233;volutions du secteur de l'Energie.
L'objet de Centrale Energies est d'&#233;clairer le d&#233;bat public et d'informer, de mani&#232;re objective, neutre, et apolitique sur les enjeux scientifiques, technologiques, &#233;conomiques, soci&#233;taux et environnementaux dans le domaine de l'&#233;nergie, dans le contexte de la lutte contre le d&#233;r&#232;glement climatique et, de fa&#231;on g&#233;n&#233;rale, de r&#233;duction de l'impact des activit&#233;s humaines sur l'environnement.</description>
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		<title>Centrale-&#201;nergies</title>
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		<title>Les R&#233;acteurs &#224; Neutrons Rapides (RNR) et l'avenir du nucl&#233;aire durable - Flash 70</title>
		<link>https://www.centrale-energie.fr/spip/spip.php?article336</link>
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		<dc:date>2020-06-22T16:31:33Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jacky Rousselle (ECL 81)</dc:creator>


		<dc:subject>Nucl&#233;aire</dc:subject>

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&lt;p&gt;Cet article est une synth&#232;se de la journ&#233;e du 29 janvier 2020 organis&#233;e par la Soci&#233;t&#233; Fran&#231;aise d'Energie Nucl&#233;aire &#8211; &#8216;Le r&#244;le des technologies RNR pour un nucl&#233;aire durable'. Apr&#232;s la suspension du projet ASTRID (cf article Flash n&#176;68 janvier 2020 Centrale Energies), cette journ&#233;e a apport&#233; des informations sur la physique, les technologies des RNR, sur les conditions de leur d&#233;ploiement et sur les efforts actuels dans le monde. G&#233;rard Longuet, Pr&#233;sident de l'Office Parlementaire (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.centrale-energie.fr/spip/spip.php?rubrique2" rel="directory"&gt;Publications&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.centrale-energie.fr/spip/spip.php?mot4" rel="tag"&gt;Nucl&#233;aire&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.centrale-energie.fr/spip/IMG/logo/arton336.jpg?1768602380' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='67' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Cet article est une synth&#232;se de la journ&#233;e du 29 janvier 2020 organis&#233;e par la Soci&#233;t&#233; Fran&#231;aise d'Energie Nucl&#233;aire &#8211; &#8216;Le r&#244;le des technologies RNR pour un nucl&#233;aire durable'. &lt;br class='autobr' /&gt;
Apr&#232;s la suspension du projet ASTRID (&lt;a href=&#034;http://www.centrale-energie.fr/spip/spip.php?article329&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;cf article Flash n&#176;68 janvier 2020 Centrale Energies&lt;/a&gt;), cette journ&#233;e a apport&#233; des informations sur la physique, les technologies des RNR, sur les conditions de leur d&#233;ploiement et sur les efforts actuels dans le monde.&lt;br class='autobr' /&gt;
G&#233;rard Longuet, Pr&#233;sident de l'Office Parlementaire d'Evaluation des Choix Scientifiques et Techniques (OPECST), est intervenu pour rappeler que la demande mondiale future d'&#233;nergie est consid&#233;rable, que l'utilit&#233; &#233;conomique de la production d'&#233;lectricit&#233; nucl&#233;aire est confirm&#233;e et qu'il y a le devoir absolu de poursuivre la R&amp;D th&#233;orique sur les RNR sans interruption. Il a pr&#233;cis&#233; que l'objectif de repousser l'&#233;ch&#233;ance d'&#233;puisement des mati&#232;res fissiles par les technologies RNR est tr&#232;s pertinent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;I) PHYSIQUE DES REACTEURS RNR&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Bertrand Boullis est intervenu pour pr&#233;senter les &#233;l&#233;ments de physique des r&#233;acteurs qui distinguent les RNR par rapport aux fili&#232;res &#224; neutrons ralentis par mod&#233;rateur en &#233;nergie &#233;pithermique ou thermique (R&#233;acteurs &#224; eau sous pression, ...). D'autres intervenants ont aussi apport&#233; des &#233;l&#233;ments comme Joel Guidez (CEA), Bernard Carluec (Framatome).&lt;br class='autobr' /&gt;
En premier lieu un spectre rapide de neutrons favorise les fissions des noyaux lourds. Ainsi pour un r&#233;acteur &#224; neutrons rapides au sodium, la probabilit&#233; du rapport fission sur capture est de m&#234;me ordre de grandeur pour l'uranium 235 par rapport &#224; un PWR mais les valeurs de cette probabilit&#233; sont plus &#233;lev&#233;es par rapport &#224; celles du PWR pour les isotopes de masse atomique plus grande (R. Hill, ANL, 2007). Ce qui favorise les fissions de ces isotopes donc la transmutation d'&#233;l&#233;ments comme Uranium 238, Neptunium 237, Plutonium 238 &#224; 242, Am&#233;ricium 241 et 243, Curium 244.&lt;br class='autobr' /&gt; Les &#233;l&#233;ments lourds autres que l'uranium et le plutonium sont d&#233;sign&#233;s actinides mineurs et sont pr&#233;sents dans le combustible nucl&#233;aire us&#233; du parc fran&#231;ais REP jusqu'&#224; leur conditionnement apr&#232;s retraitement &#224; La Hague dans les colis de verre de Haute Activit&#233; &#224; Vie Longue (HAVL).&lt;br class='autobr' /&gt;
Ainsi les RNR peuvent transmuter les isotopes du plutonium donc utiliser leur &#233;nergie de fission et valoriser les stocks de plutonium, en compl&#233;ment du plutonium recycl&#233; dans le combustible MOX dans les REP. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les RNR peuvent transmuter les actinides mineurs donc diminuer les d&#233;chets nucl&#233;aires HAVL susceptibles d'&#234;tre stock&#233;s &#224; terme dans le centre de stockage profond de Bure.&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais la probabilit&#233; du rapport fission sur capture est faible (R. Hill, ANL, 2007) de l'ordre de 0,5 pour le Plutonium 242, 0,2 pour Am&#233;ricium 241 et 243, 0,45 pour le Curium 244) donc il faut beaucoup de temps pour assurer la transmutation.&lt;br class='autobr' /&gt;
Par exemple une simulation pour Astrid a montr&#233; qu'au bout de 5 ans d'irradiation dans le c&#339;ur RNR, 100% de l'Am&#233;ricium 243 se transforme en 15% environ de Produits de fission, par capture de neutrons 5% en Pu et 45% de Curium et en 35% restant d'Am&#233;ricium 243.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le stockage sans retraitement du combustible us&#233; entraine une radiotoxicit&#233; sup&#233;rieure &#224; celle de l'uranium naturel pendant 250000 ans. Alors que le retraitement du combustible us&#233; tel que pratiqu&#233; actuellement par la France avec recyclage du plutonium et stockage des produits de fission et des actinides mineurs induit que cette radiotoxicit&#233; est de 10000 ans.&lt;br class='autobr' /&gt;
Une s&#233;paration des actinides mineurs par des nouveaux proc&#233;d&#233;s de retraitement et leur transmutation dans des RNR induirait une radiotoxicit&#233; des &#8216;d&#233;chets' sup&#233;rieure &#224; celle de l'uranium naturel que pendant 250 ans (facteur 1000 par rapport au stockage sans retraitement du combustible us&#233;).&lt;br class='autobr' /&gt;
En second lieu un spectre de neutrons d'&#233;nergies rapides r&#233;side dans la capacit&#233; d'un tel spectre de convertir davantage d'isotopes dits fertiles comme l'uranium 238 en des isotopes fissiles comme le Plutonium 239 par capture de neutron. Ceci est possible parce que le nombre &#951; de neutrons &#233;mis par fission est plus &#233;lev&#233; dans le domaine des &#233;nergies rapides des neutrons incidents avant fission, au-del&#224; d'un seuil d&#233;pendant de l'isotope, par exemple pour le Plutonium 239 : au moins 50 keV environ (rapport DOE 2016 &#8211; options de cycle). &lt;br class='autobr' /&gt;
Ainsi le cycle actuel du combustible nucl&#233;aire en France produit 7000 tonnes par an d'uranium appauvri et le stock total est de 300 000 tonnes. Ce cycle produit 10 tonnes par an de plutonium transform&#233; en 120 tonnes d'assemblages MOX.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce sont des ressources futures valorisables dans des RNR sans d&#233;pendre de mines d'uranium.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il faut noter qu'une R&amp;D en France est en cours pour le multi-recyclage du combustible MOX dans les REP.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;II) TECHNOLOGIE DES REACTEURS RNR&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;strong&gt;Fili&#232;res de r&#233;acteurs RNR :&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt; Ils existent plusieurs fili&#232;res de r&#233;acteurs RNR qui diff&#233;rent selon la nature physique du combustible selon qu'il soit solide (gaine de combustible) ou liquide ; selon la nature du caloporteur : sodium pour la fili&#232;re RNR-Na, au plomb, gaz ; selon sa vocation : r&#233;acteur de recherche (irradiation, neutronique, &#8230;) ou r&#233;acteur industriel (SMR, fortes puissances).&lt;br class='autobr' /&gt;
Un type de r&#233;acteur n'a de signification qu'au sein de son cycle de combustible avec les usines de retraitement /recyclage en cycle ferm&#233; et de fabrication du combustible (mines &#233;ventuelles) donc avec tous les couts complets d'investissement associ&#233;s jusqu'aux centres d'entreposage et de stockage de d&#233;chets nucl&#233;aires. La comp&#233;titivit&#233; &#233;conomique r&#233;sulte de l'addition de ces couts d'investissement et d'exploitation.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;A)	Le projet de r&#233;acteur ASTRID (Advanced Sodium Technological Reactor for Industrial Demonstration) :&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Jean-Claude Garnier (CEA)&lt;/strong&gt; a expos&#233; le projet de r&#233;acteur RNR-NA ASTRID qui est &#224; pr&#233;sent suspendu. Ce projet a &#233;t&#233; lanc&#233; par le Pr&#233;sident Jacques Chirac par la loi du 28 juin 2006 sur la gestion des mati&#232;res radioactives et c'est un d&#233;monstrateur du multi-recyclage du plutonium, en particulier avec l'usage de l'uranium appauvri accumul&#233; en France. C'est aussi un d&#233;monstrateur d'irradiations exp&#233;rimentales pour la transmutation d'actinides mineurs &#8211; loi de 2006, en continuit&#233; avec les exp&#233;rimentations de transmutation qui avaient &#233;t&#233; men&#233;es dans le r&#233;acteur RNR-NA Ph&#233;nix &#224; Marcoule.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le c&#339;ur d'ASTRID est un c&#339;ur h&#233;t&#233;rog&#232;ne axial, dit CFV (C&#339;ur &#224; Faible effet en r&#233;activit&#233; de Vidange du sodium) pr&#233;sentant un coefficient de vidange sodium n&#233;gatif ou nul et une faible chute de r&#233;activit&#233; au cours du cycle.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le concept favorise la fuite des neutrons hors du c&#339;ur en cas d'accident pour ainsi r&#233;duire la r&#233;activit&#233; du c&#339;ur.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'objectif d'ASTRID est d'&#234;tre iso-g&#233;n&#233;rateur pour le combustible, c'est-&#224;-dire de consommer autant de mati&#232;res fissiles que d'en produire (et non surg&#233;n&#233;rateur si on produisait justement plus de mati&#232;res fissiles que consomm&#233;es).&lt;br class='autobr' /&gt;
En 2017, les &#233;changeurs NA/vapeur des boucles interm&#233;diaires ont &#233;t&#233; remplac&#233;s par des &#233;changeurs Na/gaz avec des turbines &#224; cycle de Brayton.&lt;br class='autobr' /&gt;
La puissance de 600 MWe du projet initial a &#233;t&#233; ramen&#233;e &#224; 150 MWe en 2018 (New ASTRID) puis le projet a &#233;t&#233; suspendu &#224; l'&#233;t&#233; 2019.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour capitaliser les connaissances, le CEA met en &#339;uvre le Dossier de Fin de Convention (DFC) qui est constitu&#233; dans l'objectif de conserver et de transmettre les informations. Bertrand Morel (Orano) est intervenu pour pr&#233;senter les diff&#233;rences des combustibles REP et RNR-Na. La quantit&#233; de Plutonium et sa composition isotopique, ainsi que le taux de Combustion (donc la quantit&#233; de produits de fission) sont diff&#233;rentes. Ce qui entraine des adaptations des proc&#233;d&#233;s de retraitement du combustible us&#233; RNR-Na. &lt;br class='autobr' /&gt;
Pour la fabrication du combustible RNR-Na, la France a l'exp&#233;rience pass&#233;e en particulier pour Rapsodie, Ph&#233;nix et Superph&#233;nix. Dans le cadre du programme Astrid, des pastilles MOX ont &#233;t&#233; fabriqu&#233;es avec succ&#232;s et pour la fabrication du tube hexagonal de l'assemblage, le red&#233;veloppement de la technologie est &#224; poursuivre&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;B)	Les r&#233;acteurs RNR &#224; sels fondus ou MSR (Molten Salt Reactors) (&lt;a href=&#034;http://www.centrale-energie.fr/spip/spip.php?article284&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Cf. conf&#233;rence Centrale Energies de 2018&lt;/a&gt;)&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Paul Gauth&#233; (CEA)&lt;/strong&gt; a pr&#233;sent&#233; la fili&#232;re qui se caract&#233;rise par la nature du combustible sous forme de mati&#232;re fissile dissoute dans de sels liquides (chlorures ou fluorures) &#224; haute temp&#233;rature.&lt;br class='autobr' /&gt;
Un grand avantage de la fili&#232;re r&#233;side dans la suret&#233; intrins&#232;que en cas de transitoires de temp&#233;rature avec des contre-r&#233;actions fortement n&#233;gatives.&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais il y a des verrous technologiques &#224; lever : la chimie du sel (solubilit&#233;, pr&#233;cipitations, risques chimiques), les mat&#233;riaux (corrosion, dommages, haute temp&#233;rature, irradiation, dur&#233;e de vie), tr&#232;s faible maturit&#233; technologique donc nombreux programmes de R&amp;D et de qualification, technologies des &#233;quipements, proc&#233;d&#233;s de retraitement &#224; d&#233;finir, maintenance, ...&lt;br class='autobr' /&gt;
Les acteurs fran&#231;ais (CNRS, CEA : programme Esquisses, ORANO, FRAMATOME) poursuivent les recherches dans le domaine des MSR, en particulier pour un RNR &#224; sels chlorure.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il y a de nombreuses soci&#233;t&#233;s &#224; l'international qui &#233;tudient des concepts de MSR en cycle uranium ou en cycle thorium.&lt;br class='autobr' /&gt;
Parmi les projets les plus avanc&#233;s, citons l'annonce en d&#233;cembre 2019 par Rosatom (Russie) de la construction pr&#232;s de Krasnoyarsk d'un r&#233;acteur exp&#233;rimental &#224; sels fondus pour l'incin&#233;ration d'actinides mineurs.&lt;br class='autobr' /&gt;
Mentionnons aussi le projet MCFR (Molten Chloride Fast Reactor) de 30 MWth de Terrapower (USA).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;III)	CONDITIONS DU DEPLOIEMENT DES RNR&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;III.1) D&#233;veloppement du nucl&#233;aire et ressources en uranium &lt;/i&gt; &lt;br class='autobr' /&gt; Les facteurs qui semblent avant tout conditionner le d&#233;ploiement des RNR sont la disponibilit&#233; des ressources en uranium (&#224; terme aussi celles en thorium) traduit par son cours de march&#233; et les sc&#233;narios de d&#233;veloppement de l'&#233;nergie nucl&#233;aire.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'offre et la demande future en uranium selon diff&#233;rents sc&#233;narios de d&#233;veloppement de l'&#233;nergie nucl&#233;aire ont fait l'objet d'une pr&#233;sentation par &lt;strong&gt;Sophie Gabriel &lt;/strong&gt; (CEA-DEN/I-T&#233;s&#233;).&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour la technologie REP dominante actuellement, un GWe consomme environ 150 tonnes d'uranium par an en cycle ouvert. La production &#8211;demande mondiale est de l'ordre de 65000 t/an. Le parc actuel correspond &#224; une puissance install&#233;e de 450 tranches nucl&#233;aires pour 396900 MWe. La puissance moyenne install&#233;e est ainsi de 880 MWe.&lt;br class='autobr' /&gt;
La consommation actuelle d'uranium est coh&#233;rente par rapport &#224; la disponibilit&#233; d'environ 130 ans de ressources conventionnelles identifi&#233;es d'uranium de 8 MtU cit&#233;e dans le livre rouge de l'Agence pour l'Energie Nucl&#233;aire de l'OCDE &#233;dition 2018. Mais elle est li&#233;e &#224; une &#233;volution &#224; la hausse des prix du march&#233; de l'uranium pour exploiter des gisements de plus en plus couteux.&lt;br class='autobr' /&gt; Il faut y ajouter 7,5 MtU de ressources conventionnelles non d&#233;couvertes &#224; la fois d&#233;duites et sp&#233;culatives. Ce qui rend possible une dur&#233;e d'offre suppl&#233;mentaire de 115 ans donc au total 245 par rapport &#224; la demande de 65000 tU/an du parc nucl&#233;aire mondial actuel.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les ressources non conventionnelles d'uranium (source i-t&#233;s&#233;) sont les suivantes :&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_917 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.centrale-energie.fr/spip/IMG/jpg/jacky_tab_1.jpg?1768602422' width='500' height='178' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Ainsi il est constat&#233; que les ressources non conventionnelles d'uranium sont marginales &#224; ce jour.&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais la question de la disponibilit&#233; des ressources conventionnelles d'uranium &#224; court terme ne se pose pas avec le parc actuel comme vu pr&#233;c&#233;demment.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'&#233;quipe d'I-t&#233;s&#233; a &#233;tudi&#233; les besoins en uranium pour deux sc&#233;narios d'augmentation du parc mondial &#224; l'horizon 2100 :&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_918 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.centrale-energie.fr/spip/IMG/jpg/jacky_tab_2.jpg?1768602425' width='500' height='98' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Avec un mod&#232;le, l'&#233;quipe i-t&#233;s&#233; a r&#233;&#233;valu&#233; les ressources conventionnelles ultimes d'uranium en consid&#233;rant que les gisements sont accessibles jusqu'&#224; 1km ou 2 km de profondeur :&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_919 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.centrale-energie.fr/spip/IMG/jpg/jacky_tab_3.jpg?1768602424' width='500' height='134' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Cependant, comme pour d'autres mati&#232;res premi&#232;res de nombreuses incertitudes demeurent sur l'acc&#232;s aux ressources. : le niveau des d&#233;penses d'exploration n&#233;cessaires aux d&#233;couvertes est corr&#233;l&#233; au prix du march&#233; de l'uranium. Il y a des facteurs g&#233;opolitiques et al&#233;as : par exemple la crise covid 19 actuelle a entrain&#233; une non exploitation de mines et une augmentation brutale du prix de l'uranium de 40%. L'hypoth&#232;se d'exploitation des gisements jusqu'&#224; 2 km peut &#234;tre irr&#233;aliste : manque de disponibilit&#233; de ressources en eau pour la mine, etc. Le march&#233; de l'uranium peut entrainer un risque de p&#233;nurie.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cette incertitude sur la disponibilit&#233; des ressources &#224; long terme et la gestion durable des ressources naturelles am&#232;nent au d&#233;ploiement de RNR.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;III.2) Valeur &#233;conomique des RNR pour leur d&#233;ploiement&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Luc Van Den Durpel de la soci&#233;t&#233; Nuclear 21st est intervenu pour pr&#233;senter la valeur &#233;conomique des RNR ainsi que leur valeur s'ils ne sont pas d&#233;ploy&#233;s en s'appuyant sur 4 sc&#233;narios croissants sur le d&#233;ploiement &#224; partir de 2060 de RNR et de cycle ferm&#233; sur les mati&#232;res fissiles. Il a montr&#233; que les RNR permettent de pallier aux risques prix de l'uranium ainsi qu'avec le multi-recyclage ou de transmutation de mati&#232;res fissiles d'induire de moindres couts de stockage profond.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt; III.3) Enjeux industriels et &#233;conomiques&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
R&#233;my Dupraz (Framatome) est intervenu pour pr&#233;senter les enjeux industriels associ&#233;s au d&#233;ploiement de RNR, &#233;tant donn&#233; que le tissu industriel et le parc fran&#231;ais actuel repose sur les tranches REP &#224; l'avenir. IL y a une exigence de continuit&#233; en s'affranchissant de tout arr&#234;t de construction sur de longues p&#233;riodes.&lt;br class='autobr' /&gt;
Un point important est de v&#233;rifier au stade conception la fabricabilit&#233; de composants par rapprochement de l'ing&#233;nierie avec les fabricants (cf probl&#232;mes de Flamanville 3).&lt;br class='autobr' /&gt;
Framatome met en place un Centre de Comp&#233;tences &#171; R&#233;acteur Avanc&#233;s &#187; qui comprend une &#171; Ecole de Design &#187; dans le prolongement des acquis d'ASTRID.&lt;br class='autobr' /&gt;
David Settimo (EDF) a pr&#233;sent&#233; les &#233;tudes d'estimation de couts d'investissement de futur RNR-Na. Il est vis&#233; avec des &#233;tudes d'optimisation d'atteindre un ratio de couts d'investissement de 1,45 entre un RNR et un REP de puissance &#233;quivalente.&lt;br class='autobr' /&gt;
St&#233;phanie Tillement (Institut-Mines T&#233;l&#233;com-Atlantique) et Fr&#233;d&#233;ric Garcias (Universit&#233; de Lille) dans le cadre du projet AGORAS (Am&#233;lioration de la Gouvernance des Organisations et des R&#233;seaux d'Acteurs de la S&#251;ret&#233; Nucl&#233;aire) a replac&#233; la trajectoire du projet Astrid dans l'histoire des pr&#233;c&#233;dents RNR d&#233;velopp&#233;s en France ainsi que l'&#233;volution de son infrastructure projet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;IV) STRATEGIE AU NIVEAU MONDIAL&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Gilles Rodriguez (CEA)&lt;/strong&gt;, Directeur technique du Forum International G&#233;n&#233;ration IV (GIF) , a pr&#233;sent&#233; la vision du GIF pour le d&#233;ploiement des RNR.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il est n&#233;cessaire de faire &#233;voluer les 4 valeurs qui ont constitu&#233; en 2000 la s&#233;lection des 6 concepts de GIV : durabilit&#233;, comp&#233;titivit&#233; &#233;conomique, s&#251;ret&#233; et fiabilit&#233;, r&#233;sistance &#224; la prolif&#233;ration et protection physique.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il a &#233;t&#233; pr&#233;cis&#233; qu'il faut r&#233;&#233;valuer le degr&#233; de maturit&#233; technologique (TRL ou Technology Readiness Level) des 6 concepts retenus dans GIV : actuellement dans l'ordre croissant de TRL : MSR (Molten Salt Ractor), GFR (Gas-cooled Fast Reactor), SCWR (Supercritical Water-cooled Reactor), VHTR (Very High Temperature Reactor), LFR (Lead-cooled Fast Reactor) et SFR (Sodium-cooled Fast Reactor). Les 4 concepts RNR sont : MSR, GFR, LFR et SFR.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il &#233;merge &#224; pr&#233;sent une nouvelle valeur pour les syst&#232;mes GIV : celle de flexibilit&#233; &#224; la fois op&#233;rationnelle (suivi charge, combustible, &#8230;), de d&#233;ploiement (petite &#224; grande puissance, site, modularit&#233;...), de production (H2, chaleur...).&lt;br class='autobr' /&gt;
Le GIF d&#233;veloppe des standards de s&#251;ret&#233; pour chaque concept : Safety goals/ Safety Design Criteria (SDC)/ Safety Design Guidelines/ Country specific codes and standards.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le GIF prend des initiatives vers les entreprises priv&#233;es et les vendeurs de SMR (Small Modular Reactor), sur les innovations techniques (construction modulaire, structures g&#233;nie civil avanc&#233;es, combustible, mat&#233;riaux, impression 3D), sur les infrastructures internationales de R&amp;D d'essais et de formation avec pr&#233;servation et capitalisation des connaissances.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Nicolas Devictor (CEA)&lt;/strong&gt; a pr&#233;sent&#233; les axes futurs de R&amp;D au CEA pour les RNR jusqu'&#224; &#233;ch&#233;ance de 10 ans :&lt;br class='autobr' /&gt; -Socle de recherches sur la physique des r&#233;acteurs RNR et leur s&#251;ret&#233;, le combustible et les mat&#233;riaux &lt;br class='autobr' /&gt; -D&#233;veloppements technologiques (mesures, Controles Non Destructifs et visualisation Sodium, robotique).&lt;br class='autobr' /&gt; -Esquisses et veille technologique (optimisations RNR-Na, faisabilit&#233; r&#233;acteurs &#224; sels fondus en spectre rapide, veille sur autres concepts (GFR, LFR, ...).&lt;br class='autobr' /&gt; -Collaborations internationales (AIEA, OCDE/NEA, Forum GIV, Europe (H2020, Myrrha, ...), Russie, Chine, Etats-Unis, Inde, Japon), possibilit&#233; de s'associer &#224; des projets de r&#233;acteur &#224; l'&#233;tranger.&lt;br class='autobr' /&gt; -Dans le domaine du cycle du combustible, synergies avec les d&#233;veloppements proc&#233;d&#233;s pour le multi-recyclage en REP.&lt;br class='autobr' /&gt; -Objectif de pr&#233;servation des comp&#233;tences.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Alexey Lokhov&lt;/strong&gt;, Deputy Director de Rosatom Europe de l'Ouest a pr&#233;sent&#233; les r&#233;acteurs RNR et la fermeture du cycle du combustible en Russie.&lt;br class='autobr' /&gt; L'objectif de la Russie est de d&#233;velopper de nouvelles technologies nucl&#233;aires impliquant l'op&#233;ration parall&#232;le du parc de r&#233;acteurs thermiques et de RNR pour assurer un cycle ferm&#233; du combustible nucl&#233;aire.&lt;br class='autobr' /&gt;
La fermeture du cycle actuel est r&#233;alis&#233;e par l'usine de retraitement RT-1 et par le Pilot Demonstration Center RDC (RT-2). Le plutonium recycl&#233; est utilis&#233; dans des assemblages MOX sous forme de PuO2. Il est aussi utilis&#233; dans des assemblages REMIX (U, Pu) O2.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'usine RT-2 a l'objectif de retraiter plus de 950 tonnes de combustible par an.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le projet de RNR-Na BN-1200 M est le futur r&#233;acteur commercial RNR.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Joel Guidez (CEA)&lt;/strong&gt; a pr&#233;sent&#233; les RNR aux Etats-Unis.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le DOE cherche des investisseurs pour le projet RNR de recherche VTR (Versatile Test Reactor) : General Electric Hitachi se rapproche de Terrapower pour le design et la construction.&lt;br class='autobr' /&gt;
Terrapower d&#233;veloppe aussi avec Bill Gates le concept de RNR &#8216;r&#233;acteur cigare' avec utilisation d'uranium de retraitement dans une couverture fertile de conversion en plutonium puis utilisation de ce dernier comme combustible. Mais il n'est pas envisag&#233; de retraitement et le combustible us&#233; est destin&#233; au stockage g&#233;ologique.&lt;br class='autobr' /&gt;
A pr&#233;sent Terrapower porte essentiellement ses efforts sur les r&#233;acteurs &#224; sels fondus MSR.&lt;br class='autobr' /&gt;
Aux Etats-Unis, beaucoup de projets de petits r&#233;acteurs se d&#233;veloppent.&lt;br class='autobr' /&gt; La premi&#232;re demande de certification pour un Advanced Reactor a &#233;t&#233; d&#233;pos&#233;e en 2020 pour le micro-r&#233;acteur sodium AURORA d&#233;velopp&#233; par Oklo qui a re&#231;u un site permit &#224; INL.&lt;br class='autobr' /&gt;
Quelques projets utilisent le plomb (SEALER, ...) ou le sodium (ARC 100, eVINCI de Westinghouse, AURORA, ...).&lt;br class='autobr' /&gt;
Deux projets sont des r&#233;acteurs RNR &#224; sels fondus MSR &#224; chlorures : projet de la soci&#233;t&#233; Elysium et le projet MCRE ( Molten Chloride Reactor Experiment) de Terrapower avec sans doute la r&#233;alisation d'une maquette de 10 MWth &#224; l'INL (Idaho National Laboratories) d'ici 2022. &lt;br class='autobr' /&gt;
Dans ces projets le retraitement est implicitement int&#233;gr&#233; mais jamais justifi&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Joel Guidez a aussi pr&#233;sent&#233; la situation en Chine, en l'absence de l'intervenant pr&#233;vu : Christophe Poinssot, conseiller nucl&#233;aire &#224; P&#233;kin.&lt;br class='autobr' /&gt; La Chine veut tester l'ensemble des fili&#232;res GIV y compris avec des SMR et a la volont&#233; de poursuivre un cycle ferm&#233;.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Fili&#232;re Sodium Fast Reactor (SFR) port&#233;e par CNNC et son institut de R&amp;D, CIAE (P&#233;kin) :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226;	D&#233;monstrateur exp&#233;rimental CEFR de 20MWe construit avec l'aide des russes, pleinepuissance atteinte en 2014,&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226;	D&#233;monstrateur CFR600 de 600 MWe en construction sur le site de Xiapu (Fujian) suite &#224; la d&#233;cision du Conseil des Affaires d'Etat en d&#233;cembre 2017.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Fili&#232;re Molten Salt Reactor (MSR) port&#233; par le Shanghai Institute of Nuclear Applied Physics (SINAP) de la Chinese Academy of Science (CAS) :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226;	Projet de d&#233;monstrateur exp&#233;rimental TSMR de 12 MWe sur le site de Minqin (Gansu) dont le choix a &#233;t&#233; confirm&#233; la 30 novembre 2018 par la NNSA.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;R&#233;acteurs RNR dans le monde en 2020 :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_921 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.centrale-energie.fr/spip/IMG/jpg/jacky_6.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.centrale-energie.fr/spip/IMG/jpg/jacky_6.jpg?1768602422' width='500' height='307' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;En conclusion, un parc nucl&#233;aire durable et son cycle li&#233; est une strat&#233;gie de long terme qui n&#233;cessite une large anticipation avant leur &#233;ventuelle comp&#233;titivit&#233; d&#233;termin&#233;e par des analyses &#233;conomiques.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Pourquoi avoir report&#233; la construction du d&#233;monstrateur industriel ASTRID ? - Flash 68</title>
		<link>https://www.centrale-energie.fr/spip/spip.php?article329</link>
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		<dc:date>2020-01-14T14:14:12Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jacky Rousselle (ECL 81)</dc:creator>


		<dc:subject>Nucl&#233;aire</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le journal Le Monde publie le 29 aout 2019 le &#171; report &#187; de la construction du d&#233;monstrateur de r&#233;acteur &#224; neutrons rapides (RNR) refroidi au sodium ASTRID (Advanced Sodium Technological Reactor for Industrial Demonstration). &lt;br class='autobr' /&gt;
Le projet Astrid s'est inscrit dans le cadre du programme Generation IV pour un prototype RNR &#224; caloporteur sodium de puissance &#233;lectrique 600 MWe permettant du multirecyclage du plutonium , d'utiliser de l'uranium appauvri issu de la s&#233;paration isotopique et de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.centrale-energie.fr/spip/spip.php?rubrique2" rel="directory"&gt;Publications&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.centrale-energie.fr/spip/spip.php?mot4" rel="tag"&gt;Nucl&#233;aire&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.centrale-energie.fr/spip/IMG/logo/arton329.png?1768602379' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='76' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le journal Le Monde publie le 29 aout 2019 le &#171; report &#187; de la construction du d&#233;monstrateur de r&#233;acteur &#224; neutrons rapides (RNR) refroidi au sodium ASTRID (Advanced Sodium Technological Reactor for Industrial Demonstration).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le projet Astrid s'est inscrit dans le cadre du programme Generation IV pour un prototype RNR &#224; caloporteur sodium de puissance &#233;lectrique 600 MWe permettant du multirecyclage du plutonium , d'utiliser de l'uranium appauvri issu de la s&#233;paration isotopique et de r&#233;duire la quantit&#233; de d&#233;chets nucl&#233;aires &#224; vie longue par la transmutation d'actinides mineurs. D&#233;velopp&#233; par le CEA depuis 10 ans avec d'autres partenaires de R&amp;D et industriels fran&#231;ais et &#233;trangers dont le Japon, le projet initialement con&#231;u pour une puissance &#233;lectrique de 600 MWe a fait l'objet en 2018-2019 d'une r&#233;vision &#224; la baisse de sa puissance nominale puis de l'annonce du report de sa construction au moins jusqu'&#224; la deuxi&#232;me moiti&#233; du si&#232;cle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La derni&#232;re Programmation Pluriannuelle de l'&#201;nergie (PPE) confirme que &#171; le besoin d'un d&#233;monstrateur et le d&#233;ploiement de r&#233;acteurs &#224; neutrons rapides ne sont pas utiles avant cet horizon &#187;. En effet les ressources en uranium, combustible nucl&#233;aire des r&#233;acteurs &#224; eau pressuris&#233;e (REP) du parc fran&#231;ais sont estim&#233;es actuellement suffisantes. Il est demand&#233; au CEA le report de l'avant projet d&#233;taill&#233; d'Astrid et de rendre possible sa construction &#224; terme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces objectifs entra&#238;nent un challenge pour le maintien des connaissances et des comp&#233;tences en R&amp;D et en ing&#233;nierie pour la continuit&#233; du projet RNR-Na.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'opportunit&#233; de maintien des comp&#233;tences peut consister &#224; appliquer des m&#233;thodologies de simulations num&#233;riques et d'exp&#233;rimentations-qualifications d&#233;velopp&#233;es pour Astrid pour d'autres projets du programme Generation IV (r&#233;acteurs &#224; sels fondus, ..) ou d'autres concepts de r&#233;acteurs (r&#233;acteurs plus petits et modulables- Small Modular Reactors ou SMRs dont le programme fran&#231;ais NUWARD,..) aussi bien pour la R&amp;D que vers l'industrialisation avec les industriels du nucl&#233;aire. Cela n&#233;cessite des strat&#233;gies de propri&#233;t&#233; intellectuelle et de partage du savoir-faire adapt&#233;es &#224; ces enjeux cruciaux aussi bien au niveau national qu'international.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans tous les cas, sans construction ni exploitation &#224; court et moyen terme sur quelques d&#233;cennies, il faudra pr&#233;server le savoir-faire et le Retour d'Exp&#233;rience (REX) des RNR sodium acquis en France depuis Rapsodie (1957-1983), la centrale Phenix (1973-2010), Superph&#233;nix(1985-1998), les &#233;tudes du projet European Fast Reactor- EFR (1988- 1998) et les &#233;tudes d'Astrid (2010-2019) , soit plus de 62 ans d'exp&#233;rience. D'autres pays vont eux poursuivre l'industrialisation et l'exploitation des RNR-Na : China Demonstration Fast Reactor CDFR600 de 600 MWe &#224; Xiapu, construction de 5 CDFR600 pour 2030 , China Fast Reactor CFR1000, joint venture Terrapower et CNNC (China National Nuclear Corporation) depuis 2017 pour le projet Traveling Wave Reactor (TWR),..&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En parall&#232;le du d&#233;veloppement des fili&#232;res nucl&#233;aires du futur, doivent s'int&#233;grer de mani&#232;re indissociable les recherches et d&#233;veloppement industriels sur le cycle du combustible pour l'utilisation de l'uranium appauvri pour le multirecyclage du plutonium, dont le multirecyclage en REP (avec ses limites), et pour la r&#233;duction par transmutation des d&#233;chets nucl&#233;aires &#224; vie longue. Cela n&#233;cessite pour le nucl&#233;aire du futur d'avoir une vision multinationale pour partager les co&#251;ts et les risques, &#224; l'exemple du projet ITER en fusion nucl&#233;aire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les m&#233;thodologies d'&#233;valuation et de choix des projets nucl&#233;aires futurs pour leur d&#233;veloppement et leur industrialisation sont cruciales pour assurer la s&#233;curit&#233; future d'approvisionnement &#233;lectrique de la France et aller au-del&#224; des visions court terme du march&#233; de l'&#233;lectricit&#233; et des dogmes de la concurrence antagonistes de ces enjeux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Article Le Monde 29/8/2019 : &lt;a href=&#034;https://www.lemonde.fr/economie/article/2019/08/29/nucleaire-la-france-abandonne-la-quatrieme-generation-de-reacteurs_5504233_3234.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.lemonde.fr/economie/article/2019/08/29/nucleaire-la-france-abandonne-la-quatrieme-generation-de-reacteurs_5504233_3234.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;PPE : &lt;a href=&#034;https://www.ecologique-solidaire.gouv.fr/programmations-pluriannuelles-lenergie-ppe&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.ecologique-solidaire.gouv.fr/programmations-pluriannuelles-lenergie-ppe&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Contrat Strat&#233;gique de la Fili&#232;re Nucl&#233;aire 2019-2022 : &lt;a href=&#034;https://www.conseil-national-industrie.gouv.fr/sites/www.conseil-national-industrie.gouv.fr/files/files/csf/nucleaire/contrat-strategique-filiere-nucleaire-signe.pdf&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.conseil-national-industrie.gouv.fr/sites/www.conseil-national-industrie.gouv.fr/files/files/csf/nucleaire/contrat-strategique-filiere-nucleaire-signe.pdf&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Bilan &#233;lectrique fran&#231;ais 2015 - Synth&#232;se</title>
		<link>https://www.centrale-energie.fr/spip/spip.php?article231</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.centrale-energie.fr/spip/spip.php?article231</guid>
		<dc:date>2016-06-01T16:23:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jacky Rousselle (ECL 81)</dc:creator>


		<dc:subject>Vecteurs et stockage d'&#233;nergie</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Cet article pr&#233;sente les points marquants du bilan &#233;lectrique fran&#231;ais 2015 diffus&#233; par R&#233;seau de Transport d'Electricit&#233; (RTE) d&#233;but f&#233;vrier 2016. &lt;br class='autobr' /&gt;
Chaque ann&#233;e, RTE publie ce bilan qui rapporte les &#233;volutions sur un an de la production et de la consommation d'&#233;lectricit&#233;. C'est ainsi un bilan &#8216;comptable' annuel &#224; la fois sur la puissance &#233;lectrique install&#233;e (MW) et sur l'&#233;nergie (TWh) produite et consomm&#233;e. Les bilans en &#233;nergie de production et de consommation d'&#233;lectricit&#233; se bouclent (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.centrale-energie.fr/spip/spip.php?rubrique2" rel="directory"&gt;Publications&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.centrale-energie.fr/spip/spip.php?mot7" rel="tag"&gt;Vecteurs et stockage d'&#233;nergie&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Cet article pr&#233;sente les points marquants du bilan &#233;lectrique fran&#231;ais 2015 diffus&#233; par R&#233;seau de Transport d'Electricit&#233; (RTE) d&#233;but f&#233;vrier 2016.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chaque ann&#233;e, RTE publie ce bilan qui rapporte les &#233;volutions sur un an de la production et de la consommation d'&#233;lectricit&#233;. C'est ainsi un bilan &#8216;comptable' annuel &#224; la fois sur la puissance &#233;lectrique install&#233;e (MW) et sur l'&#233;nergie (TWh) produite et consomm&#233;e. Les bilans en &#233;nergie de production et de consommation d'&#233;lectricit&#233; se bouclent avec les &#233;changes transfrontaliers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1) Bilan de la production d'&#233;lectricit&#233; en France&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Puissance &#233;lectrique install&#233;e au 31/12/2015 en France m&#233;tropolitaine et variation par rapport au 31/12/2014&lt;/p&gt;
&lt;table class=&#034;table spip&#034;&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Puissance &#233;lectrique install&#233;e et raccord&#233;e au 31/12/2015 (MW)&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Variation en MW par rapport au 31/12/2014&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td&gt;Nucl&#233;aire&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;63130&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;0&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;Thermique &#224; combustible fossile&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;22553&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;-1414&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td&gt;Hydraulique&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;25421&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;-1&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;Eolien&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;10312&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;999&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td&gt;Solaire&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;6191&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;895&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;Bio&#233;nergies&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;1703&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;105&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td&gt;&lt;strong&gt;Total&lt;/strong&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;&lt;strong&gt;129310&lt;/strong&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;&lt;strong&gt;584&lt;/strong&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;
&lt;p&gt;Les six derni&#232;res centrales charbon de 250 MW ont ferm&#233; (Bouchain, Vitry et La Maxe) soit 1500 MW de retrait en 2015.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'accroissement du parc renouvelable est surtout port&#233; par l'&#233;olien et le solaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le parc de Constantin de 230 MW &#224; Cestas en Gironde raccord&#233; en 2015 devient le plus grand parc photovolta&#239;que d'Europe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La composition du parc bio&#233;nergies de 1703 MW est constitu&#233;e : 51,2% d&#233;chets m&#233;nagers, 23,5% bois-&#233;nergie et autres biocombustibles solides, 21,3% biogaz et 4,1% d&#233;chets de papeterie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La file d'attente de raccordement des installations de production d'&#233;lectricit&#233; renouvelable en France continentale est de 13747 MW au 31 d&#233;cembre 2015 et est compos&#233;e de 7490 MW d'&#233;olien terrestre, 3258 MW d'&#233;olien offshore, 1934 MW photovolta&#239;que, 557 MW de bio&#233;nergies et 508 MW d'hydraulique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les objectifs futurs de production par fili&#232;re seront fix&#233;s au niveau national par la Programmation Pluriannuelle de l'Energie (PPE) introduite par la loi relative &#224; la transition &#233;nerg&#233;tique sur la croissance verte de 2015. Cette PPE est toujours en cours d'&#233;laboration par le Gouvernement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au niveau r&#233;gional les orientations seront fix&#233;es d'ici 2019 via les Sch&#233;mas R&#233;gionaux d'Am&#233;nagement, de D&#233;veloppement durable et d'Egalit&#233; des Territoires (SRADDET) cr&#233;&#233;s par la loi Nouvelle Organisation Territoriale de la R&#233;publique du 7 ao&#251;t 2015 (loi NOTRe).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Energie &#233;lectrique produite en 2015 en France&lt;/p&gt;
&lt;table class=&#034;table spip&#034;&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Production nette TWh en 2015&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Variation 2015/2014 en %&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td&gt;Nucl&#233;aire&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;416,8&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;0,2&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;Thermique &#224; combustible fossile&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;34,1&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;31,9&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td&gt;Hydraulique&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;58,7&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;-13,7&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;Eolien&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;21,1&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;23,3&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td&gt;Solaire&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;7,4&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;25,1&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;Bio&#233;nergies&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;7,9&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;4,9&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td&gt;&lt;strong&gt;Total&lt;/strong&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;&lt;strong&gt;546&lt;/strong&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;&lt;strong&gt;1,1&lt;/strong&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;
&lt;p&gt;La partie renouvelable de l'hydraulique repr&#233;sente 53,9 TWh. La partie renouvelable des bio&#233;nergies (d&#233;chets m&#233;nagers, d&#233;chets de papeterie, biogaz, bois-&#233;nergie et autres biocombustibles solides) progresse de 8,1% &#224; 5,9TWh. La production totale renouvelable s'&#233;l&#232;ve ainsi &#224; 88,4 TWh, soit 16,2%.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2) Bilan de la consommation d'&#233;lectricit&#233; en France&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La consommation brute&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;La consommation brute comptabilise les pertes des r&#233;seaux de transport et de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; en France m&#233;tropolitaine s'&#233;tablit &#224; 475,4 TWh, en hausse de 10,3 TWh par rapport &#224; 2014 (+2,2%). Cette &#233;volution est li&#233;e &#224; des temp&#233;ratures relev&#233;es en moyenne plus fra&#238;ches en d&#233;but d'ann&#233;e et plus chaudes en &#233;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais le niveau globalement reste dans la moyenne des dix derni&#232;res ann&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La consommation corrig&#233;e de l'al&#233;a climatique, du 29 f&#233;vrier et du soutirage du secteur de l'&#233;nergie atteint 476,3 TWh (+0,5%). Donc ce type de consommation conna&#238;t une l&#233;g&#232;re reprise. Ce param&#232;tre exprime le mieux l'&#233;volution intrins&#232;que de la consommation. Il croissait pendant la d&#233;cennie pr&#233;c&#233;dente mais depuis 2011, il est constat&#233; sa stabilisation (tertiarisation de l'&#233;conomie, efficacit&#233; &#233;nerg&#233;tique, r&#233;glementation thermique 2012,..).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le maximum de consommation a &#233;t&#233; enregistr&#233; le 6 f&#233;vrier 2015 &#224; 19h avec une puissance de 91160 MW associ&#233;e &#224; une temp&#233;rature de 0,75&#176;C (pointe comparable &#224; celles de 2011 et 2013).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le minimum de consommation a &#233;t&#233; observ&#233; le 16 ao&#251;t 2015 &#224; 7h pour 29558 MW.&lt;/p&gt;
&lt;table class=&#034;table spip&#034;&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Consommation nette France (hors Corse) sur les r&#233;seaux en TWh&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;% Consommation nette totale&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td&gt;Grande industrie&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;71,8&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;16,4&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;Entreprises (puissance souscrite&gt; 250 kVA)&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;115,7&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;26,42&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td&gt;PME/PMI (36 kVA &lt;puissance souscrite&lt; 250 kVA)&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;52,3&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;11,94&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;Professionnels (puissance souscrite &lt;36 kVA)&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;44,4&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;10,14&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td&gt;R&#233;sidentiels (puissance souscrite &lt; 36kVA)&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;153,7&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;35,1&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;&lt;strong&gt;Total&lt;/strong&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;&lt;strong&gt;437,9&lt;/strong&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;
&lt;p&gt;La consommation &#233;lectrique reste fortement impact&#233;e par sa sensibilit&#233; &#224; la temp&#233;rature : estim&#233;e en moyenne &#224; 2400 MW par &#176;C en hiver.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis la r&#233;glementation thermique 2012, la part du chauffage &#233;lectrique dans le neuf diminue. En 2014, elle repr&#233;sente environ 29% (effet joule, pompes &#224; chaleur) et est en d&#233;croissance depuis le niveau d'environ 70% dans les ann&#233;es 2006-2008.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il en est de m&#234;me pour la part de march&#233; de l'&#233;lectricit&#233; pour la production d'eau chaude sanitaire dans les logements neufs : cette part est de 40% en 2014 en d&#233;croissance depuis 2008 (niveau 75%).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;3) Bilan des &#233;changes transfrontaliers de 2015&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le cumul des &#233;changes d'exports (91,3 TWh) et d'imports (29,6 TWh) gr&#226;ce &#224; 48 interconnexions le long des fronti&#232;res de la France repr&#233;sente 120,9 TWh (+1% par rapport &#224; 2014). Le solde net est de 61,7 TWh.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le renforcement de l'interconnexion France-Espagne et la nouvelle m&#233;thode d'optimisation des capacit&#233;s d'&#233;changes transfrontaliers (&#171; flow-based &#187;) lanc&#233;e le 21 mai 2015 contribuent &#224; ce r&#233;sultat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les exportations ont &#233;t&#233; favoris&#233;es par un prix bas de l'&#233;lectricit&#233; sur le march&#233; spot&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Sur le march&#233; spot sont &#233;chang&#233;s de l'&#233;lectricit&#233; pour livraison la m&#234;me (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; (38,5&#8364;/MWh en moyenne annuelle).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le volume total des transactions (achat/vente) sur le march&#233; EPEX Spot France atteint 106,9 TWh, soit plus de 20% de la consommation brute en France.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La zone de couplage des march&#233;s par les prix a &#233;t&#233; &#233;tendue &#224; l'Italie et &#224; la Slov&#233;nie depuis le 25 f&#233;vrier 2015, portant &#224; 19 pays&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Allemagne, Autriche, Belgique, Danemark, Espagne, Estonie, Finlande, France, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; la zone d'&#233;change unique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;4) Dispositifs de flexibilit&#233; de la consommation&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les appels d'offre sur le m&#233;canisme d'ajustement ont permis &#224; RTE de disposer en 2015 de 1900 MW de puissance d'effacement mobilisable (contre 1200 MW en 2014).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En conclusion, le bilan &#233;lectrique 2015 de RTE met en avant :
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; la poursuite de la croissance du parc d'&#233;lectricit&#233; renouvelable (surtout &#233;olien et photovolta&#239;que)
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; une l&#233;g&#232;re reprise de la consommation d'&#233;lectricit&#233;, att&#233;nu&#233;e par les actions d'efficacit&#233; &#233;nerg&#233;tique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sources :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1) Bilan &#233;lectrique fran&#231;ais 2015 de RTE&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2) Panorama de l'&#233;lectricit&#233; renouvelable en 2015 publi&#233; conjointement par RTE, SER (Syndicat des Energies Renouvelables), ERDF et ADEeF (Association des Distributeurs d'Electricit&#233; en France)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Retrouvez &#233;galement cet article dans le &lt;a href='https://www.centrale-energie.fr/spip/IMG/pdf/-32.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;Flash n&#176;50&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;La consommation brute comptabilise les pertes des r&#233;seaux de transport et de distribution. La consommation nette est la consommation des clients finaux &#224; partir de leur point de sou-tirage.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Sur le march&#233; spot sont &#233;chang&#233;s de l'&#233;lectricit&#233; pour livraison la m&#234;me journ&#233;e (&#171; intraday &#187;) ou le lendemain (&#171; day-ahead &#187;).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Allemagne, Autriche, Belgique, Danemark, Espagne, Estonie, Finlande, France, Grande Bretagne, Italie, Lettonie, Lituanie, Luxembourg, Norv&#232;ge, Pays-Bas, Pologne, Portugal, Slov&#233;nie, Su&#232;de.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'acidification des oc&#233;ans par les &#233;missions anthropiques de dioxyde de carbone (Flash n&#176;48)</title>
		<link>https://www.centrale-energie.fr/spip/spip.php?article217</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.centrale-energie.fr/spip/spip.php?article217</guid>
		<dc:date>2016-02-01T22:21:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jacky Rousselle (ECL 81)</dc:creator>


		<dc:subject>Gestion &#233;conomique et environnementale</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Il est mis en avant dans ce pr&#233;sent article le ph&#233;nom&#232;ne d'acidification des oc&#233;ans comme cons&#233;quence des importantes &#233;missions anthropiques de dioxyde de carbone. &lt;br class='autobr' /&gt;
L'acidification des oc&#233;ans est un probl&#232;me global affectant tous les espaces marins (pleine mer, c&#244;tes, estuaires) et pouvant g&#233;n&#233;rer des atteintes sur la biodiversit&#233; marine ainsi que des effets &#233;conomiques locaux : p&#234;che, aquaculture. &lt;br class='autobr' /&gt;
La teneur plus &#233;lev&#233;e de dioxyde de carbone dans l'atmosph&#232;re entra&#238;ne un taux de ce gaz (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.centrale-energie.fr/spip/spip.php?rubrique2" rel="directory"&gt;Publications&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.centrale-energie.fr/spip/spip.php?mot3" rel="tag"&gt;Gestion &#233;conomique et environnementale&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il est mis en avant dans ce pr&#233;sent article le ph&#233;nom&#232;ne d'acidification des oc&#233;ans comme cons&#233;quence des importantes &#233;missions anthropiques de dioxyde de carbone.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'acidification des oc&#233;ans est un probl&#232;me global affectant tous les espaces marins (pleine mer, c&#244;tes, estuaires) et pouvant g&#233;n&#233;rer des atteintes sur la biodiversit&#233; marine ainsi que des effets &#233;conomiques locaux : p&#234;che, aquaculture.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La teneur plus &#233;lev&#233;e de dioxyde de carbone dans l'atmosph&#232;re entra&#238;ne un taux de ce gaz dissous dans l'eau marine plus &#233;lev&#233; et un &#233;quilibre physico-chimique avec davantage d'ions H+ donc une baisse de pH. L'acidification induite peut affecter diff&#233;rents organismes marins de toute la cha&#238;ne trophique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il en r&#233;sulte aussi une concentration moindre d'ions carbonates utiles au d&#233;veloppement de diff&#233;rents organismes marins : phytoplancton, zooplancton, animaux &#224; coquille, coraux&#8230;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'acidification peut aussi induire des dissolutions des parties carbonat&#233;es de ces organismes (figure 1).&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_432 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.centrale-energie.fr/spip/local/cache-vignettes/L304xH291/-11-fe231.jpg?1768683926' width='304' height='291' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Figure 1 : Coquille de pt&#233;ropode montrant des zones de dissolution (Canal de Hood - Etats-Unis juillet 2014) &lt;i&gt;Source : Jan Newton et al &#8211; poster conf&#233;rence UNESCO 7-10 juillet 2015&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'acidification depuis environ un si&#232;cle est dix fois plus rapide que dans n'importe quelle p&#233;riode g&#233;ologique au moins sur les derniers 65 millions d'ann&#233;es (Turley et al. 2006) - (figure 2).&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_433 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.centrale-energie.fr/spip/local/cache-vignettes/L423xH200/-12-a3f11.jpg?1768683926' width='423' height='200' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Figure 2 : Evolution du pH de l'oc&#233;an depuis 25 millions d'ann&#233;es et estimation jusqu'en 2150 avec sc&#233;nario avec maintien de fortes &#233;missions de dioxyde de carbone de type ECP8.5 &#8211; Business as Usual&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les zones les plus productives en p&#234;che et en aquaculture peuvent &#234;tre les plus vuln&#233;rables aux im-pacts sur l'acidification des oc&#233;ans (figure 3 - simula-tion pour 2100 du pH surface oc&#233;an). Les c&#244;tes occi-dentales de l'Am&#233;rique du Nord et du Sud sont d&#233;j&#224; touch&#233;es avec d'importants impacts &#233;conomiques et sociaux. (&lt;i&gt;Source : IGBP, IOC, SCOR (2013) Ocean Acidification Summary for Policy Makers&lt;/i&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les risques futurs de l'acidification des oc&#233;ans pour la faune marine d&#233;pendent des sc&#233;narios d'&#233;missions futures de dioxyde de carbone. Ainsi, selon le sc&#233;nario RCP 2.6 du GIEC &#224; &#233;missions mod&#233;r&#233;es de CO2, pour 2100, soit 420 ppm CO2, le pH diminuerait de &#8211;0,14 et le r&#233;chauffement des eaux serait limit&#233; &#224; +1,2&#176;C, les risques resteraient &#233;lev&#233;s pour les coraux d'eaux chaudes et pour les bivalves, et seraient mod&#233;r&#233;s pour les prairies marines, les pt&#233;ropodes, le krill, les poissons &#224; nageoires, la capacit&#233; d'absorption du carbone en plein oc&#233;an, les zones de p&#234;che de poissons &#224; nageoires.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_434 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.centrale-energie.fr/spip/IMG/jpg/-13.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.centrale-energie.fr/spip/IMG/jpg/-13.jpg?1768602425' width='500' height='290' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Figure 3 : Simulation pour 2100 du pH de la surface de l'oc&#233;an avec sc&#233;nario de fortes &#233;missions de dioxyde de carbone &#8211; &lt;i&gt;Source : IGBP, IOC, SCOR (2013) Ocean Acidification Summary for Policy Makers&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_435 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.centrale-energie.fr/spip/IMG/jpg/-14.jpg?1768602425' width='500' height='89' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Les risques resteraient non d&#233;celables pour les mangroves et les zones de p&#234;che de bivalves et pour l'aquaculture.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par contre, selon le sc&#233;nario RCP 8.5 du GIEC - business as usual, pour 2100, soit 936 ppm CO2, le pH diminuerait de &#8211;0,4 et le r&#233;chauffement des eaux pourrait s'&#233;lever &#224; +3,2&#176;C. Les risques d'impact de l'acidification seraient non d&#233;celables uniquement pour les mangroves et seraient &#233;lev&#233;s pour le krill, pour la capacit&#233; d'absorption du carbone en plein oc&#233;an, pour les zones de p&#234;che de poissons &#224; nageoires et de bivalves et pour l'aquaculture. Et ces risques seraient tr&#232;s &#233;lev&#233;s pour les autres types mentionn&#233;s dans le paragraphe pr&#233;c&#233;dent (dont les coraux d'eaux chaudes et les bivalves) &#8211; &lt;i&gt;Source : Gattuso et al. Science, 2015.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un r&#233;seau d'observations scientifiques est mis en place &#224; l'&#233;chelle mondiale - Global Ocean Acidification Observing Network (GOA-ON) &#8211; &lt;a href=&#034;http://www.goa-on.org&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;www.goa-on.org&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En conclusion, la r&#233;duction des &#233;missions de dioxyde de carbone dans le futur limitera les impacts de l'acidification de l'oc&#233;an (figure 4).&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_436 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.centrale-energie.fr/spip/IMG/jpg/-15.jpg?1768602424' width='500' height='414' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Figure 4 : Estimation du pH &#224; la surface de l'oc&#233;an jusqu'en 2100 (After Bopp et al. 2013) IGBP, IOC, SCOR (2013) Ocean Acidification Summary for Policy Makers&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Retrouvez &#233;galement cet article dans le &lt;a href=&#034;http://www.centrale-energie.fr/spip/IMG/pdf/-16.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Flash n&#176;48&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Faits marquants de la loi relative &#224; la transition &#233;nerg&#233;tique pour la croissance verte</title>
		<link>https://www.centrale-energie.fr/spip/spip.php?article199</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.centrale-energie.fr/spip/spip.php?article199</guid>
		<dc:date>2015-10-01T14:45:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jacky Rousselle (ECL 81)</dc:creator>


		<dc:subject>Gestion &#233;conomique et environnementale</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La loi n&#176;2015-992 du 17 ao&#251;t 2015 relative &#224; la transition &#233;nerg&#233;tique pour la croissance verte a &#233;t&#233; vot&#233;e par le S&#233;nat puis le Parlement cet &#233;t&#233; puis a &#233;t&#233; l'objet de quelques remarques par le Conseil Constitutionnel. Elle a enfin &#233;t&#233; publi&#233;e au Journal Officiel du 18 ao&#251;t 2015. Le pr&#233;sent texte pr&#233;sente les points marquants de cette loi dans le domaine de l'&#233;nergie et porte sur la version en vigueur au 3 septembre 2015 sur le site www.legifrance.gouv.fr. Un tableau r&#233;capitulatif des (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.centrale-energie.fr/spip/spip.php?rubrique2" rel="directory"&gt;Publications&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.centrale-energie.fr/spip/spip.php?mot3" rel="tag"&gt;Gestion &#233;conomique et environnementale&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La loi n&#176;2015-992 du 17 ao&#251;t 2015 relative &#224; la transition &#233;nerg&#233;tique pour la croissance verte a &#233;t&#233; vot&#233;e par le S&#233;nat puis le Parlement cet &#233;t&#233; puis a &#233;t&#233; l'objet de quelques remarques par le Conseil Constitutionnel. Elle a enfin &#233;t&#233; publi&#233;e au Journal Officiel du 18 ao&#251;t 2015. Le pr&#233;sent texte pr&#233;sente les points marquants de cette loi dans le domaine de l'&#233;nergie et porte sur la version en vigueur au 3 septembre 2015 sur le site &lt;a href=&#034;http://www.legifrance.gouv.fr&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;www.legifrance.gouv.fr&lt;/a&gt;. Un tableau r&#233;capitulatif des principaux engagements, compar&#233;s &#224; l'existant, est disponible en fin d'article.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La loi est compos&#233;e au total de 215 articles regroup&#233;s en huit titres (1). Comme la loi n'a pas de sommaire, pour faciliter sa lecture, il est explicit&#233; ci-dessous les diff&#233;rents titres et articles associ&#233;s :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Titre I&lt;/strong&gt; : D&#233;finir les objectifs communs pour r&#233;ussir la transition &#233;nerg&#233;tique, renforcer l'ind&#233;pendance &#233;nerg&#233;tique et la comp&#233;titivit&#233; &#233;conomique de la France, pr&#233;server la sant&#233; humaine et l'environnement et lutter contre le changement climatique (articles 1 et 2).&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Titre II&lt;/strong&gt; : Mieux r&#233;nover les b&#226;timents pour &#233;conomiser l'&#233;nergie, faire baisser les factures et cr&#233;er des emplois (articles 3 &#224; 33).&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Titre III&lt;/strong&gt; : D&#233;velopper les transports propres pour am&#233;liorer la qualit&#233; de l'air et prot&#233;ger la sant&#233; (articles 34 &#224; 68).
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Chapitre Ier : Priorit&#233; aux modes de transport les moins polluants (articles 34 &#224; 36)&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Chapitre II : Efficacit&#233; &#233;nerg&#233;tique et &#233;nergies renouvelables dans les transports (articles 37 &#224; 43)&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Chapitre III : R&#233;duction des &#233;missions de gaz &#224; effet de serre et polluants atmosph&#233;riques et qualit&#233; de l'air dans les transports (articles 44 &#224; 63)&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Chapitre IV : Mesures de planification relatives &#224; la qualit&#233; de l'air (articles 64 &#224; 68)&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Titre IV&lt;/strong&gt; : Lutter contre les gaspillages et promouvoir l'&#233;conomie circulaire : de la conception des produits &#224; leur recyclage (articles 69 &#224; 103)&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Titre V&lt;/strong&gt; : Favoriser les &#233;nergies renouvelables pour diversifier nos &#233;nergies et valoriser les ressources de nos territoires (articles 104 &#224; 122)
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Chapitre Ier : Dispositions communes (articles 104 &#224; 115)&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Chapitre II : Concessions hydrauliques (articles 116 &#224; 118)&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Chapitre III : Mesures techniques compl&#233;mentaires (articles 119 &#224; 122)&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Titre VI&lt;/strong&gt; : Renforcer la s&#251;ret&#233; nucl&#233;aire et l'information des citoyens (articles 123 &#224; 132)&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Titre VII&lt;/strong&gt; : Simplifier et clarifier les proc&#233;dures pour gagner en efficacit&#233; et en comp&#233;titivit&#233; (articles 133 &#224; 172)
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Chapitre Ier : Simplification des proc&#233;dures (articles 133 &#224; 147)&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Chapitre II : R&#233;gulation des r&#233;seaux et des march&#233;s (articles 148 &#224; 166)&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Chapitre III : Habilitations et dispositions diverses (articles 167 &#224; 172)&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Titre VIII&lt;/strong&gt; : Donner aux citoyens, aux entreprises, aux territoires et &#224; l'Etat le pouvoir d'agir ensemble (articles 173 &#224; 215)
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Chapitre Ier : Outils de la gouvernance nationale de la transition &#233;nerg&#233;tique : programmation, recherche et formation (articles 173 &#224; 186)&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Chapitre II : Le pilotage de la production d'&#233;lectricit&#233; (article 187)&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Chapitre III : La transition &#233;nerg&#233;tique dans les territoires (articles 188 &#224; 202)&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Chapitre IV : Dispositions sp&#233;cifiques aux outre-mer et aux autres zones non interconnect&#233;es (articles 203 &#224; 2015)&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Le&lt;strong&gt; Titre I&lt;/strong&gt; article 1&lt;strong&gt; pr&#233;sente les objectifs de la politique &#233;nerg&#233;tique&lt;/strong&gt; via les modifications des articles L100-1 et L100-2 du Code de l'Energie :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; assurer la s&#233;curit&#233; d'approvisionnement et&lt;/li&gt;&lt;li&gt; r&#233;duire la d&#233;pendance aux importations,&lt;/li&gt;&lt;li&gt; lutter contre l'aggravation de l'effet de serre,&lt;/li&gt;&lt;li&gt; favoriser l'efficacit&#233; &#233;nerg&#233;tique,&lt;/li&gt;&lt;li&gt; r&#233;duire le recours aux &#233;nergies fossiles,&lt;/li&gt;&lt;li&gt; diversifier de mani&#232;re &#233;quilibr&#233;e les sources de production d'&#233;nergie et augmenter la part des &#233;nergies renouvelables dans la consommation d'&#233;nergie finale,&lt;/li&gt;&lt;li&gt; proc&#233;der &#224; un &#233;largissement progressif de la part carbone dans les taxes int&#233;rieures de consommation sur les &#233;nergies&#8230;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Pour quantifier ces objectifs, l'article 1 modifie l'article L100-4 du Code de l'Energie en pr&#233;cisant :&lt;/p&gt;
&lt;ol class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;R&#233;duire les &#233;missions de gaz &#224; effet de serre de 40 % entre 1990 et 2030&lt;/strong&gt; (4) et diviser par quatre les &#233;missions de gaz &#224; effet de serre entre 1990 et 2050 (1). La trajectoire est pr&#233;cis&#233;e dans les budgets carbone.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;R&#233;duire la consommation &#233;nerg&#233;tique finale de 50 % en 2050&lt;/strong&gt; par rapport &#224; la r&#233;f&#233;rence 2012, en visant un objectif interm&#233;diaire de 20 % en 2030 (2,4).&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt; R&#233;duire la consommation &#233;nerg&#233;tique primaire des &#233;nergies fossiles de 30 % en 2030&lt;/strong&gt; par rapport &#224; l'ann&#233;e de r&#233;f&#233;rence 2012.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt; Porter la part des &#233;nergies renouvelables &#224; 23 % de la consommation finale brute d'&#233;nergie en 2020&lt;/strong&gt; (3) et &#224; 32 % de cette consommation en 2030 (4) ; &#224; cette date, pour parvenir &#224; cet objectif, les &#233;nergies renouvelables doivent repr&#233;senter 40 % de la production d'&#233;lectricit&#233;, 38 % de la consommation finale de chaleur, 15 % de la consommation finale de carburant et 10 % de la consommation de gaz.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;R&#233;duire la part du nucl&#233;aire dans la production d'&#233;lectricit&#233; &#224; 50 % &#224; l'horizon 2025&lt;/strong&gt;.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Contribuer &#224; l'atteinte des objectifs de r&#233;duction de la pollution atmosph&#233;rique pr&#233;vus par le plan national de r&#233;duction des &#233;missions de polluants atmosph&#233;riques.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt; Disposer d'un parc immobilier dont l'ensemble des b&#226;timents sont r&#233;nov&#233;s en fonction des normes &#034; b&#226;timent basse consommation &#034; ou assimil&#233;es, &#224; l'horizon 2050&lt;/strong&gt;, en menant une politique de r&#233;novation thermique des logements concernant majoritairement les m&#233;nages aux revenus modestes.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt; Parvenir &#224; l'autonomie &#233;nerg&#233;tique dans les d&#233;partements d'outre-mer &#224; l'horizon 2030&lt;/strong&gt;, avec, comme objectif interm&#233;diaire, 50 % d'&#233;nergies renouvelables &#224; l'horizon 2020.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Multiplier par cinq la quantit&#233; de chaleur et de froid renouvelables&lt;/strong&gt; et de r&#233;cup&#233;ration livr&#233;e par les r&#233;seaux de chaleur et de froid &#224; l'horizon 2030.&lt;/li&gt;&lt;/ol&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Un rapport au Parlement et l'&#233;valuation des politiques publiques engag&#233;es peuvent conduire &#224; la r&#233;vision des objectifs de long terme d&#233;finis ci-dessus.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'article &lt;strong&gt;1&lt;/strong&gt; de la loi modifie aussi l'article L222-1 du Code de l'Environnement &lt;strong&gt;qui d&#233;termine le protocole d'&#233;laboration des sch&#233;mas r&#233;gionaux du climat, de l'air et de l'&#233;nergie&lt;/strong&gt;. Ceux-ci fixent, au niveau des r&#233;gions et &#224; l'horizon 2020 et 2050, les orientations pour att&#233;nuer les effets du changement climatique et celles pour atteindre les normes de qualit&#233; de l'air.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces sch&#233;mas fixent, par zones g&#233;ographiques, les objectifs qualitatifs et quantitatifs &#224; atteindre en mati&#232;re de valorisation du potentiel &#233;nerg&#233;tique terrestre, renouvelable et de r&#233;cup&#233;ration et en mati&#232;re de mise en &#339;uvre de techniques performantes d'efficacit&#233; &#233;nerg&#233;tique. Se trouve annex&#233; &lt;strong&gt;le sch&#233;ma r&#233;gional &#233;olien.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chaque sch&#233;ma r&#233;gional du climat, de l'air et de l'&#233;nergie int&#232;gre aussi &lt;strong&gt;le programme r&#233;gional pour l'efficacit&#233; &#233;nerg&#233;tique&lt;/strong&gt; (plateformes territoriales de la r&#233;novation &#233;nerg&#233;tique, passeport &#233;nerg&#233;tique, financement des op&#233;rations de r&#233;novation &#233;nerg&#233;tique&#8230;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En regard du&lt;strong&gt; Titre II sur l'&#233;nergie dans les b&#226;timents&lt;/strong&gt;, les articles &lt;strong&gt;3&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;5&lt;/strong&gt; fixent les objectifs de consommation suivants :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La France se fixe comme objectif de r&#233;nover &#233;nerg&#233;tiquement 500 000 logements par an &#224; compter de 2017&lt;/strong&gt;, dont au moins la moiti&#233; est occup&#233;e par des m&#233;nages aux revenus modestes, visant ainsi une baisse de 15 % de la pr&#233;carit&#233; &#233;nerg&#233;tique d'ici 2020.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avant 2025, tous les b&#226;timents priv&#233;s r&#233;sidentiels dont la consommation en &#233;nergie primaire est sup&#233;rieure &#224; 330 kilowattheures d'&#233;nergie primaire par m&#232;tre carr&#233; et par an doivent avoir fait l'objet d'une r&#233;novation &#233;nerg&#233;tique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'article &lt;strong&gt;10&lt;/strong&gt; introduit le Conseil sup&#233;rieur de la construction et de l'efficacit&#233; &#233;nerg&#233;tique.&lt;br class='autobr' /&gt;
A l'article &lt;strong&gt;11&lt;/strong&gt;, il est cr&#233;&#233; &lt;strong&gt;le carnet num&#233;rique de suivi et d'entretien du logement.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le carnet num&#233;rique de suivi et d'entretien du logement est obligatoire pour toute construction neuve dont le permis de construire est d&#233;pos&#233; &#224; compter du 1er janvier 2017 et pour tous les logements faisant l'objet d'une mutation &#224; compter du 1er janvier 2025.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'article 17 modifie l'article L111-10-3 du Code de la construction et de l'habitation :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Des travaux d'am&#233;lioration de la performance &#233;nerg&#233;tique sont r&#233;alis&#233;s&lt;/strong&gt; dans les b&#226;timents existants &#224; usage tertiaire ou dans lesquels s'exerce une activit&#233; de service public dans un d&#233;lai de huit ans &#224; compter du 1er janvier 2012. Cette obligation de r&#233;novation est prolong&#233;e par p&#233;riodes de dix ans &#224; partir de 2020 jusqu'en 2050 avec un niveau de performance &#224; atteindre renforc&#233; chaque d&#233;cennie, &lt;strong&gt;de telle sorte que le parc global concern&#233; vise &#224; r&#233;duire ses consommations d'&#233;nergie finale d'au moins 60 % en 2050 par rapport &#224; 2010&lt;/strong&gt;, mesur&#233;es en valeur absolue de consommation pour l'ensemble du secteur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'article &lt;strong&gt;20&lt;/strong&gt; introduit le Fonds de garantie pour la r&#233;novation &#233;nerg&#233;tique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'article &lt;strong&gt;33&lt;/strong&gt; fixe la remise par le Gouvernement au Parlement, d'ici 12 mois, d'un rapport sur le statut des colonnes montantes dans les immeubles d'habitation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Concernant le &lt;strong&gt;Titre III sur les transports propres&lt;/strong&gt;, le chapitre Ier donne la priorit&#233; aux modes de transport les moins polluants (espaces logistiques, transport ferroviaire, fluvial, v&#233;hicules routiers non polluants). Pour le transport des personnes, l'Etat encourage le report modal du transport routier par v&#233;hicule individuel vers le transport ferroviaire, les transports collectifs routiers et les transports non motoris&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'article 40 sp&#233;cifie que l'Etat d&#233;finit &lt;strong&gt;une strat&#233;gie pour le d&#233;veloppement de la mobilit&#233; propre&lt;/strong&gt; (v&#233;hicules &#224; faibles &#233;missions, carburants alternatifs ; reports modaux de la voiture vers les transports en commun, v&#233;los, marche &#224; pied, transport routier vers fer et fluvial ; transports collaboratifs, auto-partage, covoiturage ; augmentation du taux de remplissage des v&#233;hicules de marchandises).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'article &lt;strong&gt;41&lt;/strong&gt; sp&#233;cifie l'installation dans les parkings de b&#226;timents de recharges de v&#233;hicules &#233;lectriques et hybrides et d'emplacements de stationnement de v&#233;los.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'article &lt;strong&gt;43&lt;/strong&gt; &#233;tablit que l'Etat cr&#233;e les conditions pour que la part de l'&#233;nergie produite &#224; partir de sources renouvelables utilis&#233;e dans tous les modes de transport en 2020 soit &#233;gale &#224; 10 % au moins de la consommation finale d'&#233;nergie dans le secteur des transports et &#224; au moins 15 % en 2030.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'article &lt;strong&gt;51&lt;/strong&gt; sp&#233;cifie que toute entreprise regroupant au moins cent travailleurs sur un m&#234;me site &#233;labore un&lt;strong&gt; plan de mobilit&#233;&lt;/strong&gt; pour am&#233;liorer la mobilit&#233; de son personnel et encourager l'utilisation des transports en commun et le recours au covoiturage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; L'article 64 statue que &lt;strong&gt;des objectifs nationaux de r&#233;duction des &#233;missions de polluants atmosph&#233;riques&lt;/strong&gt;, &#224; l'exclusion des &#233;missions de m&#233;thane ent&#233;rique naturellement produites par l'&#233;levage de ruminants, sont fix&#233;s par d&#233;cret pour les ann&#233;es 2020, 2025 et 2030. Au plus tard le 30 juin 2016, &lt;strong&gt;un plan national de r&#233;duction des &#233;missions de polluants atmosph&#233;riques&lt;/strong&gt; est arr&#234;t&#233; par le ministre charg&#233; de l'environnement afin d'atteindre ces objectifs en prenant en compte les enjeux sanitaires et &#233;conomiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Concernant le &lt;strong&gt;Titre IV sur l'&#233;conomie circulaire&lt;/strong&gt;, le Gouvernement soumet au Parlement, tous les cinq ans, &lt;strong&gt;une strat&#233;gie nationale de transition vers l'&#233;conomie circulaire&lt;/strong&gt;, incluant notamment &lt;strong&gt;un plan de programmation des ressources&lt;/strong&gt; n&#233;cessaires aux principaux secteurs d'activit&#233;s &#233;conomiques (article 69).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La politique nationale de pr&#233;vention et de gestion des d&#233;chets (article 87) est un levier essentiel de la transition vers une &#233;conomie circulaire&lt;/strong&gt; (r&#233;duction production d&#233;chets, lutte contre obsolescence programm&#233;e, consignes de tri &#224; l'ensemble des emballages plastique sur l'ensemble du territoire avant 2022, valoriser 70 % des d&#233;chets du secteur du b&#226;timent et des travaux publics en 2020, r&#233;duire de 30 % les quantit&#233;s de d&#233;chets non dangereux non inertes admis en installation de stockage en 2020 par rapport &#224; 2010, et de 50 % en 2025, r&#233;duire de 50 % les quantit&#233;s de produits manu-factur&#233;s non recyclables mis sur le march&#233; avant 2020, &#233;cologie industrielle, commande publique durable&#8230;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Concernant le &lt;strong&gt;Titre V sur les &#233;nergies renouvelables&lt;/strong&gt;, les points suivants sont &#224; relever.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les d&#233;partements et les r&#233;gions ainsi que les &#233;tablissements publics peuvent am&#233;nager, exploiter, faire am&#233;nager et faire exploiter des installations de production d'&#233;lectricit&#233; utilisant des &#233;nergies renouvelables (article 108).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les communes et leurs groupements, aussi un d&#233;partement, peuvent participer au capital d'une soci&#233;t&#233; anonyme ou d'une soci&#233;t&#233; par actions simplifi&#233;e&lt;/strong&gt; dont l'objet social est la production d'&#233;nergies renouvelables par des installations situ&#233;es sur leur territoire ou sur des territoires situ&#233;s &#224; proximit&#233; et participant &#224; l'approvisionnement &#233;nerg&#233;tique de leur territoire (article 109).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'article &lt;strong&gt;111&lt;/strong&gt; introduit &lt;strong&gt;l'investissement participatif&lt;/strong&gt; (aux habitants locaux, aux collectivit&#233;s territoriales pour le capital de soci&#233;t&#233;s par actions ou coop&#233;ratives constitu&#233;es pour porter un projet de production d'&#233;nergie renouvelable ou pour le financement de projet).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour assurer l'ex&#233;cution d'une concession, l'Etat peut cr&#233;er, avec au moins un op&#233;rateur &#233;conomique, qualifi&#233; d'actionnaire op&#233;rateur, &lt;strong&gt;une soci&#233;t&#233; d'&#233;conomie mixte hydro&#233;lectrique&lt;/strong&gt; (article 118).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Concernant le &lt;strong&gt;Titre VI sur la s&#251;ret&#233; nucl&#233;aire&lt;/strong&gt;, &#224; l'article 123, il est sp&#233;cifi&#233; que la commission locale d'information organise, au moins une fois par an, une r&#233;union publique d'information ouverte &#224; tous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A l'article &lt;strong&gt;126&lt;/strong&gt;, il est pr&#233;cis&#233; que les dispositions &lt;strong&gt;lors des r&#233;examens de s&#251;ret&#233; au-del&#224; de la trente-cinqui&#232;me ann&#233;e sont soumises, apr&#232;s enqu&#234;te publique&lt;/strong&gt; &#224; l'Autorit&#233; de s&#251;ret&#233; nucl&#233;aire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le&lt;strong&gt; montant maximum de la responsabilit&#233;&lt;/strong&gt; de l'exploitant fix&#233; ant&#233;rieurement &#224; 91 469 410,34 &#8364; pour un m&#234;me accident nucl&#233;aire est port&#233; &#224; &lt;strong&gt;700 000 000&#8364;&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Concernant le &lt;strong&gt;Titre VII&lt;/strong&gt;, l'article &lt;strong&gt;148&lt;/strong&gt; pr&#233;cise que le gestionnaire du r&#233;seau public de transport &#233;labore un &lt;strong&gt;sch&#233;ma r&#233;gional de raccordement au r&#233;seau des &#233;nergies renouvelables&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le &lt;strong&gt;Titre VIII&lt;/strong&gt;, l'article &lt;strong&gt;173&lt;/strong&gt; rapporte que, pour la p&#233;riode 2015-2018, puis pour chaque p&#233;riode cons&#233;cutive de cinq ans, &lt;strong&gt;un plafond national des &#233;missions de gaz &#224; effet de serre d&#233;nomm&#233; &#034;budget carbone&#034;&lt;/strong&gt; est fix&#233; par d&#233;cret. La strat&#233;gie nationale de d&#233;veloppement &#224; faible intensit&#233; de carbone, d&#233;nomm&#233;e&lt;strong&gt; &#034;strat&#233;gie bas-carbone&#034;&lt;/strong&gt;, fix&#233;e par d&#233;cret, d&#233;finit la marche &#224; suivre pour conduire la politique d'att&#233;nuation des &#233;missions de gaz &#224; effet de serre. Cette strat&#233;gie compl&#232;te le &lt;strong&gt;plan national d'adaptation climatique&lt;/strong&gt;. &lt;br class='manualbr' /&gt;Le &lt;strong&gt;Conseil national de la transition &#233;cologique&lt;/strong&gt; est consult&#233; sur les projets de loi concernant, &#224; titre principal, l'environnement ou l'&#233;nergie ; sur les strat&#233;gies nationales relatives au d&#233;veloppement durable, &#224; la biodiversit&#233; et au d&#233;veloppement de la responsabilit&#233; soci&#233;tale et environnementale des entreprises et la strat&#233;gie bas-carbone.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'article &lt;strong&gt;176&lt;/strong&gt; introduit la&lt;strong&gt; programmation pluriannuelle de l'&#233;nergie (PPE),&lt;/strong&gt; qui, fix&#233;e par d&#233;cret, &#233;tablit les priorit&#233;s d'action des pouvoirs publics pour la gestion de l'ensemble des formes d'&#233;nergie sur le territoire m&#233;tropolitain continental, afin d'atteindre les objectifs d&#233;finis &#224; l'article 1 de la loi (Cf. ci-dessus). Elle est compatible avec les objectifs de r&#233;duction des &#233;missions de gaz &#224; effet de serre fix&#233;s dans le budget carbone ainsi qu'avec la strat&#233;gie bas-carbone.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'article&lt;strong&gt; 183&lt;/strong&gt; &#233;voque la &lt;strong&gt;strat&#233;gie nationale de la recherche &#233;nerg&#233;tique.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'article &lt;strong&gt;187&lt;/strong&gt; pr&#233;cise que la capacit&#233; totale autoris&#233;e de production d'&#233;lectricit&#233; d'origine nucl&#233;aire ne peut d&#233;passer 63,2 gigawatts. Il pr&#233;cise aussi que tout exploitant produisant plus du tiers de la production nationale d'&#233;lectricit&#233; &#233;tablit un &lt;strong&gt;plan strat&#233;gique&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'article &lt;strong&gt;192&lt;/strong&gt; introduit les &lt;strong&gt;agences locales de l'&#233;nergie et du climat&lt;/strong&gt; pouvant &#234;tre cr&#233;&#233;s par les collectivit&#233;s territoriales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'article &lt;strong&gt;201&lt;/strong&gt; d&#233;finit le &lt;strong&gt;Ch&#232;que &#233;nergie&lt;/strong&gt; pour aider les m&#233;nages &#224; faible revenu &#224; r&#233;gler leurs factures d'&#233;nergie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La loi doit &#234;tre &#224; pr&#233;sent compl&#233;t&#233;e par de nombreux d&#233;crets et ordonnances qui seront publi&#233;s dans les mois &#224; venir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Notes se rapportant au texte&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1 Le protocole de Kyoto sign&#233; en 1997 visait &#224; r&#233;duire de 5,2% les &#233;missions de gaz &#224; effet de serre (GES) des pays industrialis&#233;s durant 2008-2012 par rapport &#224; 1990. Le 15 f&#233;vrier 2005, &#224; la veille de l'entr&#233;e en vigueur du protocole de Kyoto, Jacques Chirac a confirm&#233; l'engagement de la France &#224; aller plus loin en proposant de diviser par quatre les &#233;missions de CO2 d'ici 2050.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 10 janvier 2007, la Commission europ&#233;enne fixe l'objectif de r&#233;duction des &#233;missions des pays d&#233;velopp&#233;s de 30% par rapport &#224; leur niveau de 1990 d'ici 2020, ainsi que l'engagement de r&#233;duire les &#233;missions d'au moins 20% d'ici 2020 par rapport &#224; 2007.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2 Le Conseil europ&#233;en du 8 mars 2007 a valid&#233; les objectifs du 10 janvier 2007 pour les &#233;missions de GES et a ajout&#233; les objectifs de r&#233;duire de 20% la consommation &#233;nerg&#233;tique de l'UE par rapport aux projections pour 2020 et de porter &#224; 20% la part d'&#233;nergies renouvelables dans la consommation &#233;nerg&#233;tique totale de l'UE en 2020.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le &#171; Paquet &#233;nergie climat 2008 &#187; du Conseil europ&#233;en du 12 d&#233;cembre 2008 a confirm&#233; les m&#234;mes objectifs pour la p&#233;riode 2013-2020.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3 La loi du 3 ao&#251;t 2009 dite loi Grenelle I a repris les objectifs du paquet &#233;nergie climat 2008 tout en portant l'objectif pour les &#233;nergies renouvelables &#224; 23%.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4 Le Conseil europ&#233;en a adopt&#233; le 24 octobre 2014 le Paquet &#233;nergie climat 2030. Il a int&#233;gr&#233; des objectifs du projet de loi en 2014 sur la Transition Energ&#233;tique pour la croissance verte. Les objectifs de ce paquet sont : au moins 40 % de r&#233;duction des &#233;missions de gaz &#224; effet de serre &#224; l'horizon 2030, un objectif d'efficacit&#233; &#233;nerg&#233;tique de 27 % en 2030 et un r&#233;examen pr&#233;vu d'ici 2020 de porter cet objectif &#224; 30 %, 27 % en 2030 de part d'&#233;nergies renouvelables.&lt;/p&gt;
&lt;strong&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Objectifs g&#233;n&#233;raux de la loi relative &#224; la transition &#233;nerg&#233;tique pour la croissance verte&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt; &lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Comparaison aux donn&#233;es 2014 - colonne de droite (*)&lt;/p&gt;
&lt;table class=&#034;table spip&#034;&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;Emissions nationales de Gaz &#224; effet de serre&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;-40% entre 1990 et 2030 et -75% entre 1990 et 2050&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;316 MtCO2, soit -15,5% par rapport &#224; 1990 : 374 MtCO2&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td&gt;Consommation &#233;nerg&#233;tique finale&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;-50% d'ici &#224; 2050 par rapport &#224; 2012 en visant -20% en 2030&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;164 Mtep, soit -1,38% par rapport &#224; 2012 : 166,3Mtep&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;Consommation primaire d'&#233;nergies fossiles&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;-30% en 2030 par rapport &#224; 2012, en modulant par &#233;nergie selon leurs &#233;missions de gaz &#224; effet de serre&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td&gt;Part des &#233;nergies renouvelables&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;23% de la consommation finale brute d'&#233;nergie en 2020 et 32% en 2030
&lt;p&gt;40% de la production d'&#233;lectricit&#233; en 2030&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;38% de la consommation finale de chaleur en 2030&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;15% de la consommation finale de carburant en 2030&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;10% de la consommation de gaz en 2030&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Multiplier par cinq la quantit&#233; de chaleur et de froid renouvelables et de r&#233;cup&#233;ration livr&#233;e par r&#233;seaux de chaleur et de froid d'ici 2030&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;14,6%&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;_ 18,4%&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;_ 18,1%&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;_ 7,7%&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;_ Proche de 0&lt;br class='autobr' /&gt;
_&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;Nucl&#233;aire&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;50% de la production d'&#233;lectricit&#233; d'ici 2025&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;77,5%&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td&gt;B&#226;timent&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Parc immobilier r&#233;nov&#233; BBC ou assimil&#233; en 2050 avec r&#233;duction de consommation d'&#233;nergie finale d'au moins 60 % par rapport &#224; 2010&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;
&lt;p&gt;(*) R&#233;f&#233;rence : &#171; Bilan &#233;nerg&#233;tique de la France pour 2014 &#187; &#8211; Commissariat G&#233;n&#233;ral au D&#233;veloppement Durable &#8211; ReferenceS &#8211; Juillet 2015&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Retrouvez &#233;galement cet article dans le &lt;a href=&#034;http://www.centrale-energie.fr/spip/IMG/pdf/CE-Flash_46-oct_15.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Flash n&#176;46&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les hydrocarbures de roche m&#232;re : technologies alternatives &#224; la fracturation hydraulique</title>
		<link>https://www.centrale-energie.fr/spip/spip.php?article65</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.centrale-energie.fr/spip/spip.php?article65</guid>
		<dc:date>2013-04-01T20:22:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jacky Rousselle (ECL 81)</dc:creator>


		<dc:subject>Fossiles</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Cet article succ&#232;de &#224; ceux d&#233;j&#224; parus sur les gaz des schistes dans les Flashs 22, 23 et 26. Il fait suite &#224; la conf&#233;rence de Centrale-Energies du 13/12/2012 sur les hydrocarbures de roches m&#232;res avec les interventions de Roland Vially de IFP Energies Nouvelles et de Michel Combarnous. La conf&#233;rence de Sciences Po Environne-ment du 23/1/2013 avec la participation de Bruno Courme, Directeur G&#233;n&#233;ral de Total Gas Shale Europe, a aussi enrichi ma r&#233;-flexion. &lt;br class='autobr' /&gt;
L'objectif de cet article est de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.centrale-energie.fr/spip/spip.php?rubrique2" rel="directory"&gt;Publications&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.centrale-energie.fr/spip/spip.php?mot2" rel="tag"&gt;Fossiles&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Cet article succ&#232;de &#224; ceux d&#233;j&#224; parus sur les gaz des schistes dans les Flashs 22, 23 et 26. Il fait suite &#224; la conf&#233;rence de Centrale-Energies du 13/12/2012 sur les hydrocarbures de roches m&#232;res avec les interventions de Roland Vially de IFP Energies Nouvelles et de Michel Combarnous. La conf&#233;rence de Sciences Po Environne-ment du 23/1/2013 avec la participation de Bruno Courme, Directeur G&#233;n&#233;ral de Total Gas Shale Europe, a aussi enrichi ma r&#233;-flexion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'objectif de cet article est de pr&#233;senter bri&#232;vement les techniques alternatives &#224; la fracturation hydraulique pour l'exploitation des hydrocarbures de roches m&#232;res : p&#233;trole de schiste et gaz de schiste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lors de la conf&#233;rence du 13/12/2012, le g&#233;ologue Roland Vially n'a abord&#233; qu'une seule technique alternative &#224; la fracturation hydraulique : il a &#233;voqu&#233; la &lt;i&gt;fracturation des roches m&#232;res avec du propane liquide sous pression&lt;/i&gt;. Le propane est m&#233;lang&#233; avec un gel afin de transporter du sable servant &#224; maintenir ouvertes les fissures. L'avantage par rapport &#224; l'eau est que le fluide inject&#233; est moins visqueux que l'eau donc sa tension de surface plus faible permet de r&#233;cup&#233;rer davantage d'hydrocarbures. Ainsi, la &#171; longueur effective de fracture &#187; avec le propane liquide est plus importante. L'autre avantage de cette technique r&#233;side dans une r&#233;cup&#233;ration presque en totalit&#233; du propane inject&#233; au bout de 10 jours alors qu'avec la fracturation hydraulique, 20 &#224; 50% du volume inject&#233; ne peut &#234;tre r&#233;cup&#233;r&#233; au bout de 100 jours. Cette technique ne transporte pas &#224; la surface les min&#233;raux radioactifs ou toxiques contenus dans le sous-sol. Elle est mise en &#339;uvre par la soci&#233;t&#233; canadienne GasFrac qui a d&#233;j&#224; effectu&#233; plus d'un mil-lier de fracturations exp&#233;rimentales. Les techniques mises en &#339;uvre par cette soci&#233;t&#233; vis-&#224;-vis du risque d'explosion avec le propane n&#233;cessitent d'&#234;tre analys&#233;es. Le propane est r&#233;cup&#233;r&#233; gazeux et facilement s&#233;par&#233; du m&#233;thane.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, il appara&#238;t que ces techniques de fracturation par des fluides autres que de l'eau sont encourageantes mais il convient de poursuivre leur d&#233;veloppement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le &lt;i&gt;CO2 liquide, l'azote liquide, l'h&#233;lium liquide, le m&#233;thanol, le gasoil&lt;/i&gt; peuvent aussi &#234;tre des fluides utilis&#233;s. Ils ont &#233;t&#233; cit&#233;s par Bruno Courme lors de sa conf&#233;rence du 23/1/2013 mentionn&#233;e ci-dessus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une autre technique alternative &#224; la fracturation hydraulique est la &lt;i&gt;fracturation &#233;lectrique&lt;/i&gt; ou &lt;i&gt;stimulation par arcs &#233;lectriques&lt;/i&gt;. Des chocs &#233;lectriques de tr&#232;s haute tension augmentent la porosit&#233; et la perm&#233;abilit&#233; de la roche. Il n'y a plus de probl&#232;mes li&#233;s &#224; l'injection de fluides. Mais l'efficacit&#233; de cette technique est actuelle-ment faible. Ce sont des fissures qui sont cr&#233;&#233;es et pas des fractures et le maintien en ouverture des fissures reste &#224; prouver. Une dizaine d'ann&#233;es de R&amp;D seront sans doute n&#233;cessaires au d&#233;veloppement de cette technologie. Les risques d'explosion entre les sources de courant et le gaz sont &#224; consid&#233;rer et les bilans &#233;nerg&#233;tiques et &#233;conomiques aussi. La soci&#233;t&#233; Chevron et l'universit&#233; de Pau &#233;tudient cette tech-nique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La &lt;i&gt;fracturation par explosion&lt;/i&gt; est une technique possible &#224; explorer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;L'approche biotechnologique par emploi de bact&#233;ries&lt;/i&gt; est au stade exp&#233;rimental mais c'est une voie en recherche car les rendements sont pour le moment tr&#232;s faibles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, il convient d'aborder les&lt;i&gt; techniques par chauffage&lt;/i&gt; afin de pousser la maturation de la roche en hydrocarbures, par de la vapeur, et par des proc&#233;d&#233;s &#233;lectriques. Les p&#233;troliers mettent en &#339;uvre d&#233;j&#224; ces techniques dans les gisements conventionnels. Mentionnons &#224; ce titre le proc&#233;d&#233; de la soci&#233;t&#233; Chimera Energy Corp, d&#233;velopp&#233; en Chine puis au Texas et appel&#233; : &#171; &lt;i&gt;Extraction exothermique non hydraulique&lt;/i&gt; &#187; ou &#171; &lt;i&gt;fracturation s&#232;che&lt;/i&gt; &#187;. De l'h&#233;lium liquide serait inject&#233; et le chauffage naturel entra&#238;nerait la d&#233;tente en h&#233;lium gazeux qui fracturerait la roche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En conclusion, la dynamique d'innovation sur les techniques de r&#233;cup&#233;ration des hydrocarbures de roche m&#232;re est strat&#233;gique au plus haut point.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'office parlementaire d'&#233;valuation des choix scientifiques et technologiques (OPECST) a donn&#233; jeudi 31/01/13 le coup d'envoi &#224; un rapport qui vise &#224; &#233;valuer les alternatives &#224; la fracturation hydraulique : rapport d'&#233;tape au printemps 2013 puis rapport final &#224; l'automne 2013.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;f&#233;rences :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[1] Rapport ANCRE &#8216;programme de recherche sur l'exploitation des hydrocarbures de roches m&#232;res' juillet 2012&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[2] Lenoir Jean-Claude, Bataille Christian Etude de faisabilit&#233; d'un rapport relatif aux &#171; Techniques alternatives &#224; la fracturation hydraulique pour l'exploration et l'exploitation des gaz de schiste &#187; - OPECST novembre 2012&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Retrouvez &#233;galement cet article dans le &lt;a href=&#034;http://www.centrale-energie.fr/spip/IMG/pdf/CE-Flash_34-avr_13.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Flash n&#176;34&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Niveaux du s&#233;isme et du tsunami du 11 mars 2011 au Japon et sur la centrale deFukushima</title>
		<link>https://www.centrale-energie.fr/spip/spip.php?article86</link>
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		<dc:date>2011-09-01T14:59:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jacky Rousselle (ECL 81)</dc:creator>


		<dc:subject>Nucl&#233;aire</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le Japon a subi le 11 mars 2011 le trem-blement de terre le plus intense depuis 140 ans d'enregistrements sismiques dans l'archipel. Il a &#233;t&#233; suivi par un tsunami qui a d&#233;vast&#233; la c&#244;te nord-est de l'&#238;le de Honshu et a entra&#238;n&#233; l'accident nucl&#233;aire &#224; la centrale de Fukushima Daiichi. &lt;br class='autobr' /&gt;
L'objet de cet article est de pr&#233;senter d'apr&#232;s les donn&#233;es japonaises, globalement, puis sur la centrale de Fukushima Daiichi et Daini, le s&#233;isme et le tsunami du 11 mars, afin d'en tirer le retour (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.centrale-energie.fr/spip/spip.php?rubrique2" rel="directory"&gt;Publications&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.centrale-energie.fr/spip/spip.php?mot4" rel="tag"&gt;Nucl&#233;aire&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le Japon a subi le 11 mars 2011 le trem-blement de terre le plus intense depuis 140 ans d'enregistrements sismiques dans l'archipel. Il a &#233;t&#233; suivi par un tsunami qui a d&#233;vast&#233; la c&#244;te nord-est de l'&#238;le de Honshu et a entra&#238;n&#233; l'accident nucl&#233;aire &#224; la centrale de Fukushima Daiichi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'objet de cet article est de pr&#233;senter d'apr&#232;s les donn&#233;es japonaises, globalement, puis sur la centrale de Fukushima Daiichi et Daini, le s&#233;isme et le tsunami du 11 mars, afin d'en tirer le retour d'exp&#233;rience.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1.S&#233;isme de Tohoku du 11 mars 2011 :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;1.1 Caract&#233;ristiques du s&#233;isme&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le s&#233;isme a eu lieu le vendredi 11 mars 2011 &#224; 14h 46mn 23s heure locale (5h 46mn 23s UTC). Son &#233;picentre &#233;tait situ&#233; &#224; 130 km &#224; l'est de Sendai, dans la r&#233;gion de Tohoku, au niveau de la fosse du Japon et &#224; l'est de l'arc du Japon, zone de subduction entre la plaque Pacifique et la Plaque Eurasie. La faille active s'est rompue sur plus de 400 km et cette longueur est corr&#233;l&#233;e &#224; la magnitude (1) de ce s&#233;isme estim&#233;e de 8,9 (source USGS- NEIC) &#224; 9,1 (source Global CMT Project). Les japonais attendaient dans la r&#233;gion la r&#233;p&#233;tition de s&#233;ismes de magnitude 7,8 maximum (pour 8 dans la conception initiale) et avec des zones de rupture sur 50 &#224; 100 km.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les r&#233;pliques sismiques nombreuses (par dizaines) qui se sont succ&#233;d&#233;es ne sont pas pr&#233;sent&#233;es car elles &#233;taient de magnitude moindre que l'&#233;v&#233;nement du 11 mars. Il est seulement mentionn&#233; les deux plus fortes de ces r&#233;pliques. Une premi&#232;re r&#233;plique tr&#232;s puissante s'est produite juste apr&#232;s le s&#233;isme du 11 mars au large de la pr&#233;fecture d'Ibaraki, au nord-est de Tokyo et de niveau entre 7,4 et 7,7. Une seconde r&#233;plique de magnitude 7,4 a eu lieu le 7 avril 2011 &#224; 23h 32 heure locale avec un foyer (38,2&#176; N, 142,0&#176; E) &#233;loign&#233; d'environ 40 km de la c&#244;te de la pr&#233;fecture de Miyagi et sans tsunami (avec lev&#233;es des alertes).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;1.2 Enregistrement du s&#233;isme au niveau de la centrale de Fukushima&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 1er avril 2011 l'exploitant TEPCO a communiqu&#233; via NHK News les acc&#233;l&#233;rations mesur&#233;es par les sismom&#232;tres du site. Les valeurs sont les suivantes :&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_152 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.centrale-energie.fr/spip/IMG/jpg/jacky.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.centrale-energie.fr/spip/IMG/jpg/jacky.jpg?1768602426' width='500' height='198' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; R&#233;acteurs du site de Fukushima Daiichi&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les valeurs communiqu&#233;es pour l'ensemble des r&#233;acteurs du site de Fukushima sont r&#233;sum&#233;es dans le tableau page pr&#233;c&#233;dente.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le r&#233;acteur n&#176;2 a subi la plus grande acc&#233;l&#233;ration horizontale de sol : 550 gals soit 5,50 m/s&#178;. Ce ni-veau est 26% plus &#233;lev&#233; que la valeur de conception, soit 437 gals.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; R&#233;acteurs du site de Fukushima Daini&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les enregistrements ont montr&#233; que les 4 r&#233;ac-teurs ont subi des niveaux d'acc&#233;l&#233;ration sismique horizontale de sol proches ou en dessous du niveau de conception &lt;br class='autobr' /&gt;
L'exploitant TEPCO a pr&#233;cis&#233; que les r&#233;acteurs avaient fait l'objet d'une r&#233;&#233;valuation sismique par le gouvernement japonais il y a 5 ans et qu'ils avaient entrepris des travaux pour renforcer la r&#233;sistance des r&#233;acteurs &#224; un niveau d'acc&#233;l&#233;ration horizontale de 600 gals (6 m/s&#178;) mais &#224; la date du 11 mars 2011 ces travaux n'&#233;taient pas achev&#233;s. La conception initiale &#233;tait bas&#233;e sur un s&#233;isme de magnitude 8 (437 &#224; 453 gals d'acc&#233;l&#233;ration horizontale de sol selon les valeurs du tableau (2)).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2- Tsunami suivant le s&#233;isme du 11 mars 2011 (au moins 20.000 morts et disparus)&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;2.1 Caract&#233;ristiques du tsunami .&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le s&#233;isme du 11 mars a engendr&#233; &#224; son foyer une &#233;l&#233;vation brutale du fond marin d'environ 5 m&#232;tres (3) puis le long de la faille rompue. Ce qui a g&#233;n&#233;r&#233; le plus puissant tsunami au Japon depuis celui de 1896 sur la m&#234;me c&#244;te. Les vagues deviennent de plus en plus hautes au fur et &#224; mesure qu'elles se rapprochent des c&#244;tes et rencontrent des profon-deurs d'eau plus faibles. Ainsi, elles ont caus&#233; des vagues d'au moins 10 m&#232;tres de hauteur sur une grande &#233;tendue c&#244;ti&#232;re. Une premi&#232;re estimation de la hauteur de vague la plus &#233;lev&#233;e de 37,9 m a &#233;t&#233; relev&#233;e &#224; Miyako (pr&#233;fecture d'Iwate) &#224; 200 m &#224; l'int&#233;rieur des terres (4) (5). Dans la m&#234;me pr&#233;fec-ture dans une autre ville c&#244;ti&#232;re &#224; Ofunato - r&#233;gion Ryouri, le tsunami de 1896 avait atteint la hauteur de 38,2 m suite au s&#233;isme de Meiji-Sanriku du 15 juin 1896 de magnitude estim&#233;e &#224; 8,5. (6)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une campagne d'investigation men&#233;e par le &#8216;2011 Tohoku Earthquake Tsunami Joint Study Group' compos&#233; de 150 chercheurs et ayant relev&#233; 5000 sites a montr&#233; que le tsunami du 11 mars 2011 avait atteint dans le district Omoeaneyoshi de Miyako environ la hauteur de 40,5 m&#232;tres au dessus du niveau de la mer. Une hauteur de vague de plus de 30 m&#232;tres a aussi &#233;t&#233; constat&#233;e dans les ports de la pr&#233;fecture d'Iwate &#224; Kamaishi, Ofunato, Kuji et Noda et aussi &#224; Onagawa dans la pr&#233;fecture de Miyagi. Le niveau d&#233;passa aussi 10 m&#232;tres dans des zones des pr&#233;fectures Aomori, Fukushima et Ibaraki.(7)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;2.2 Enregistrement du tsunami au niveau de la centrale de Fukushima&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 22 mars puis le 9 avril 2011 l'exploitant TEPCO a communiqu&#233; via NHK News l'enregistrement du tsunami au niveau de la centrale de Fukushima. Apr&#232;s inspection des murs cot&#233; mer des b&#226;timents r&#233;acteur et salles de machine des centrales de Daiichi , il a &#233;t&#233; trouv&#233; que le niveau de l'eau avait atteint 15 m&#232;tres au dessus du niveau de la mer. La hauteur de vague de tsunami de conception est de 5,7 m pour les r&#233;acteurs de Daiichi et de 5,2 m pour Daini.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les b&#226;timents r&#233;acteur et turbine sont install&#233;s sur une plate-forme de 10 &#224; 13 m au dessus du niveau de la mer. TEPCO a confirm&#233; que les 6 r&#233;acteurs de Daiichi ont &#233;t&#233; inond&#233;s par plus de 5 m&#232;tres d'eau de mer et ces centrales ont perdu les pompes d'eau de mer, les alimentations &#233;lectriques externes et les diesels de secours, ce qui a entra&#238;n&#233; les pertes de refroidissements de c&#339;urs de r&#233;acteur et leur fusion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut rajouter l'effet &#233;ventuel d'une subsidence de la c&#244;te suite au s&#233;isme (pas &#233;valu&#233; &#224; Fukushima &#224; ce jour mais estim&#233; &#224; 1 m&#232;tre &#224; la centrale d'Onagawa).&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_151 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.centrale-energie.fr/spip/IMG/png/flash_25_carte_article_Jacky.png?1768602385' width='500' height='541' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Localisation du s&#233;isme Mw8.9 du 11 Mars 2011 (source CSEM) par rapport &#224; la centrale de Fukushima.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;3- Conclusions&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Concernant la prise en compte du s&#233;isme pour la conception de la centrale de Fukushima, les japonais ont initi&#233; en 2005 une r&#233;&#233;valuation sismique &#224; la suite du s&#233;isme de Kobe de 1995 et sans doute &#224; la suite du s&#233;isme de Sumatra de 2004. La r&#233;gion avait d&#233;j&#224; subi des s&#233;ismes d'au moins de magnitude 8 et il n'y avait pas de marge &#224; cet &#233;gard dans la conception initiale. N&#233;anmoins, les installations ont bien r&#233;sist&#233; aux sollicitations du s&#233;isme du 11 mars puisque malgr&#233; certains d&#233;passements des niveaux de conception, les centrales en exploitation ont toutes &#233;t&#233; mises &#224; l'arr&#234;t avec les chutes de grappes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour le dimensionnement au tsunami, il convient de ne pas utiliser les hauteurs maximales de tsunami historiques car il y a des effets amplificateurs dus &#224; la g&#233;om&#233;trie locale (rias,&#8230;) mais il convient de prendre beaucoup de marges localement. Car il n'y a en fait pas forc&#233;ment lin&#233;arit&#233; entre le niveau de magnitude et le niveau du tsunami. Les japonais justifiaient le dimensionnement de la centrale par l'application des r&#232;gles de la m&#233;thodologie de 2002 de la JSCE (Japan Society of Civil Engineers) qui ont conduit &#224; cette valeur de hauteur de 5,7 m du tsunami largement inf&#233;rieure &#224; la hauteur locale de 15 m du tsunami du 11 mars 2011.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(1)	C'est une magnitude de moment sismique (Mw) Les sismologues &#233;valuent non plus la magnitude de fort s&#233;isme selon la magnitude de Richter (calcul&#233;e selon le logarithme de l'amplitude d'ondes sismiques) mais d'apr&#232;s la magnitude de moment sismique qui est corr&#233;l&#233;e &#224; la longueur totale rompue de la faille et aussi &#224; la dur&#233;e du s&#233;isme. Elle est plus repr&#233;sentative de l'&#233;nergie globale sismique que la magnitude de Richter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(2)	Ces valeurs n'ont pas &#233;t&#233; communiqu&#233;es par les japonais mais elles ont &#233;t&#233; calcul&#233;es par l'auteur de ce pr&#233;sent article d'apr&#232;s les valeurs du tableau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(3) Donn&#233;es collect&#233;es par un capteur de pression d'eau pos&#233; sur le fond marin &#224; 5800 m de pro-fondeur d'eau et localis&#233; &#224; 200 km au large de la c&#244;te de la pr&#233;fecture de Miyagi pr&#232;s du foyer du s&#233;isme - &#233;quipe de recherche conduite par Ryota Hino, professeur associ&#233; du Centre de Recherche pour la Pr&#233;vision des S&#233;ismes et Eruptions Volcaniques de l'Universit&#233; de Tohoku. - source NHK News 1/4/2011.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(4) Miyako au sein de la pr&#233;fecture d'Iwate est &#224; une distance de 270 km environ au Nord de Fukushima. La pr&#233;fecture d'Iwate couvre la partie NNE de l'&#238;le Honshu, &#238;le principale du Japon. Miyako est situ&#233; presque &#224; l'extr&#233;mit&#233; d'un long golfe tr&#232;s &#233;troit de 2,5 km de largeur, &#224; 5 km de la c&#244;te courante. Cette g&#233;omorphologie peut expliquer la hauteur locale du tsunami par des effets amplificateurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(5) NHK News 3/4/2011 - Equipe Professeur Associ&#233; Yoshinobu Tsuji - Universit&#233; Tokyo - Earthquake Research Institute &#8211; Division of Disaster Mitigation Science&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;a href=&#034;http://www.eri.u-tokyo.ac.jp/eng/disasterindex.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.eri.u-tokyo.ac.jp/eng/disasterindex.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(6) source :&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;a href=&#034;http://eost.u-strasbg.fr/Documents/seismeMw8.9-11mars2011-JV.pdf&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://eost.u-strasbg.fr/Documents/seismeMw8.9-11mars2011-JV.pdf&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; (7) source : The Mainichi Daily News &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://mdn.mainichi.jp/mdnnews/news/20110716p2a00m0na018000c.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://mdn.mainichi.jp/mdnnews/news/20110716p2a00m0na018000c.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Sources : NHK News, TEPCO Tokyo Electric Power Company, National Geographic hors-s&#233;rie num&#233;ro 10 &#8211; La Terre en col&#232;re, Pascal Bernard &#8211; sismologue Institut de Physique du Globe de Paris.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Retrouvez &#233;galement cet article dans le&lt;a href=&#034;http://www.centrale-energie.fr/spip/IMG/pdf/CE-Flash_25-sept_11.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Flash n&#176;25&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La Politique Agricole Commune : -Historique et Perspectives</title>
		<link>https://www.centrale-energie.fr/spip/spip.php?article97</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.centrale-energie.fr/spip/spip.php?article97</guid>
		<dc:date>2010-05-01T17:22:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jacky Rousselle (ECL 81)</dc:creator>


		<dc:subject>Gestion &#233;conomique et environnementale</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Cet article pr&#233;sente l'histoire de la politique Agricole Commune (PAC) et les perspectives d'&#233;volution en France, avec en particulier la Loi de Modernisation Agricoles en cours de discussion en pr&#233;alable &#224; la PAC 2013. &lt;br class='autobr' /&gt;
La Politique Agricole Commune est apparue peu apr&#232;s l'&#233;tablissement du Trait&#233; de Rome de 1957 instituant la Communaut&#233; Economique Europ&#233;enne. Des instruments financiers ont &#233;t&#233; mis en place entre 1960 et 1962 : droits de douane sur les produits import&#233;s dans la CEE, Fonds (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Cet article pr&#233;sente l'histoire de la politique Agricole Commune (PAC) et les perspectives d'&#233;volution en France, avec en particulier la Loi de Modernisation Agricoles en cours de discussion en pr&#233;alable &#224; la PAC 2013.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Politique Agricole Commune est apparue peu apr&#232;s l'&#233;tablissement du Trait&#233; de Rome de 1957 instituant la Communaut&#233; Economique Europ&#233;enne. Des instruments financiers ont &#233;t&#233; mis en place entre 1960 et 1962 : droits de douane sur les produits import&#233;s dans la CEE, Fonds Europ&#233;en d'Orientation et de garanties agricoles (FEOGA), avec m&#233;canismes d'intervention sur les march&#233;s : prix d'intervention et achats publics avec retrait de quantit&#233;s pour soutien des march&#233;s, subventions &#224; l'exportation. Ces m&#233;canismes sont sp&#233;cifiques &#224; chaque Organisation Commune de March&#233; (OCM) : exemple &#8211; l'OCM de la viande, ou celle du bl&#233; ou du sucre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant &#224; eux, Les consommateurs ont subi avec ces m&#233;canismes des prix int&#233;rieurs tr&#232;s sup&#233;rieurs en g&#233;n&#233;ral aux prix mondiaux (exemple : sucre, viande bovine), alors que les producteurs ont de leur c&#244;t&#233; b&#233;n&#233;fici&#233; de garanties d'&#233;coulement et de protection vis-&#224;-vis des importations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La productivit&#233; a aussi &#233;t&#233; forte : en France, un tiers des actifs &#233;taient employ&#233;s dans le secteur agricole dans les ann&#233;es 1950 contre un actif sur 30 actuellement. Ces m&#233;canismes ont permis la croissance de la production mais ont cr&#233;&#233; des probl&#232;mes d'exc&#233;dents dans les ann&#233;es 80.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En particulier, certains march&#233;s b&#233;n&#233;ficiaient de droits de douane tr&#232;s faibles acquis lors d'accords internationaux ant&#233;rieurs (exemple ; corn gluten feed, manioc, soja,..) et les prix &#233;lev&#233;s int&#233;rieurs freinaient cependant la demande de ces produits. Aussi, se sont d&#233;velopp&#233;s au fil du temps des importations massives pour l'alimentation animale. A la fin des ann&#233;es 80, les &#233;leveurs de porcs et de volailles ne faisaient consommer que ces types de produits import&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Globalement, des stocks consid&#233;rables sont apparus dans les ann&#233;es 80 par surproduction et manque de demande : ainsi, les stocks publics ont atteint 25 millions de tonnes de c&#233;r&#233;ales et -900.000 tonnes de viande bovine en 1991. &lt;br class='autobr' /&gt;
En m&#234;me temps, les subventions &#224; l'exportation se sont accrues pour &#233;couler ces stocks.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des critiques des pays tiers sont apparues pour remettre en cause les taxes &#224; l'importation et les subventions &#224; l'exportation. Le syst&#232;me perdurait, sans remettre en cause le niveau des prix d'intervention malgr&#233; ces d&#233;s&#233;quilibres entre l'offre et la demande.&lt;br class='autobr' /&gt;
Encore en 1995, quand le deutsche mark se d&#233;valuait, il a &#233;t&#233; r&#233;alis&#233; des ajustements pour maintenir ces prix et donc les revenus des agriculteurs allemands.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Afin de faire &#233;voluer ces tendances pour l'OCM du lait, des quotas laitiers furent institu&#233;s en 1984 . De m&#234;me, des quotas pour le sucre avaient d&#233;j&#224; &#233;t&#233; &#233;tablis depuis la fin des ann&#233;es 60. Mais les quotas laitiers ont &#233;t&#233; cal&#233;s &#224; des niveaux sup&#233;rieurs &#224; la consommation int&#233;rieure aussi de co&#251;teuses restitutions &#224; l'exportation sont &#233;t&#233; n&#233;cessaires. Cependant, l'institution de ces quotas laitiers fut globalement favorable pour l'OCM du lait puisque le secteur du lait ne repr&#233;sentait plus que 6 % des d&#233;penses du FEOGA Garanties alors qu'il en repr&#233;sentait 60% en 1984.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autres mesures furent &#233;tablies aussi dans les ann&#233;es 80 pour inverser ces tendances : mesures tr&#232;s co&#251;teuses de gel de terre volontaire , programmes d'extensification de la production, aides &#224; la diversification mais tout ceci ne faisant que d&#233;placer les probl&#232;mes entre secteurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La grande inflexion de la PAC de 1992 &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sous l'impulsion du commissaire europ&#233;en Ray Mc Sharry et en parall&#232;le du cycle de n&#233;gociation commerciales internationales de l'Uruguay du GATT, deux moyens furent propos&#233;s pour tenter de concilier l'offre et la demande : d'abord &#233;tendre &#224; d'autres secteurs que celui du lait le principe des quotas, mais cela ne fut pas retenu. La mesure fut de baisser le prix d'intervention et de compenser la perte pour les agriculteurs par des aides directes leur revenant. Elle permettait de moins financer du soutien de prix, du stockage et des subventions &#224; l&#8216;exportation et de les remplacer par des aides gouvernementales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, pour l'OCM des c&#233;r&#233;ales, le prix garanti fut r&#233;duit de 35% et les aides directes aux agriculteurs furent calcul&#233;es sur le nombre d'hectares en c&#233;r&#233;ales, avec obligation de laisser en jach&#232;re des surfaces au-del&#224; d'une certaine taille d'exploitation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour l'OCM des viandes bovines, les prix garantis furent r&#233;duits de 15% et furent ajout&#233;es des aides par t&#234;te de b&#233;tail, pour compenser le manque &#224; gagner. Ces derni&#232;res aides &#233;taient conditionn&#233;es &#224; un nombre maximal d'animaux par hectare et m&#234;me des compl&#233;ments d'aides &#233;taient accord&#233;s pour des syst&#232;mes plus extensifs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces aides directes, dites &#171; d&#233;coupl&#233;es &#187;, car non li&#233;es aux quantit&#233;s produites, &#233;taient compatibles avec les futurs accords de l'OMC de 1994 qui ne les limitaient pas, contrairement aux autres aides li&#233;es aux quantit&#233;s produites ou de type soutien de march&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;forme de la PAC de 1992 incluait aussi un volet de mesures agro-environnementales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les effets de la r&#233;forme de 1992 furent effectivement de baisser les d&#233;penses de type stockage ou subventions &#224; l'exportation qui pass&#232;rent de 10 Milliards d'&#8364; en 1992 &#224; 3,7 Milliards d'&#8364; en 2001. Mais du fait de la compensation int&#233;grale des baisses des prix d'intervention par les aides directes, le soutien fut alors pay&#233; par les contribuables et non plus par les acheteurs de produits agricoles. Le budget de la PAC augmenta mais les aides directes continu&#232;rent d'inciter fortement &#224; la production. Les b&#233;n&#233;fices environnementaux furent limit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;forme permit avec b&#233;n&#233;fice d'accro&#238;tre la demande en c&#233;r&#233;ales moins co&#251;teuses pour l'alimentation animale et elle contribua &#224; diminuer les exc&#233;dents pr&#233;c&#233;demment vus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'agenda 2000 de la PAC (accord de 1999)&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il permit de r&#233;duire encore les prix d'intervention, de 20% pour la viande bovine et de 15 % pour les c&#233;r&#233;ales mais cette fois, la baisse de prix ne fut que partiellement compens&#233;e par les aides directes. Suite &#224; la conf&#233;rence de Cork en 1996, cette r&#233;forme introduisit aussi l'encouragement au d&#233;veloppement d'activit&#233;s rurales compl&#233;mentaires ; ceci par un financement par pr&#233;l&#232;vement sur les aides directes de grandes exploitations (aides directes dites modul&#233;es). Ces financements sont les aides dites du second pilier de la PAC et sont donc li&#233;es aux activit&#233;s de d&#233;veloppement rural : am&#233;nagement du territoire, entretien de paysages, maintien de la biodiversit&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le R&#232;glement sur le D&#233;veloppement Rural (RDR) entra en vigueur en 2000.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les aides directes proprement dites sont dites aides du premier pilier de la PAC.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La r&#233;forme de la PAC de 2003&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle a encore baiss&#233; les prix d'intervention pour rapprocher les prix europ&#233;ens des prix mondiaux selon les OCM. L'accord a aussi introduit un plafond pour les aides directes du premier pilier. Mais surtout, l'accord de 2003 a enti&#232;rement d&#233;coupl&#233; les aides de la production en attribuant les aides sous la forme d'un paiement unique, qu'il fut alors possible de toucher sans obligation de produire. L'aide devint le Droit &#224; Paiement Unique (DPU) toujours applicable en 2010.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En France le montant de ces aides repr&#233;sente quelque 6 Milliards d'&#8364;. La r&#233;forme de 2003 conditionna ces aides au respect de &#171; normes en mati&#232;re d'environnement, de sant&#233; publique, de sant&#233; et de bien-&#234;tre des animaux, ainsi qu'au maintien des terres dans de bonnes conditions agronomiques et environnementales &#187;. Cette r&#233;forme donna plus d'autonomie aux Etats membres pour leur politique agricole. Enfin, elle s'expliqua par la n&#233;cessit&#233; de rendre compatible la PAC avec le cycle de Doha de l'OMC entrepris en 2001. Les ministres des Etats membres de l'OMC ont d&#233;clar&#233; en d&#233;cembre 2005 l'objectif d'&#233;liminer toute subvention &#224; l'exportation en 2013.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le budget de la PAC au niveau europ&#233;en &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au 1er janvier 2007, le FEOGA est devenu le Fonds europ&#233;en agricole de garantie (FEAGA) et le Fonds Europ&#233;en Agricole de D&#233;veloppement Rural (FEADER).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le FEAGA est dot&#233; de 293,1 milliards d'euros sur la p&#233;riode 2007-2013. Il finance surtout les restitutions &#224; l'exportation, la r&#233;gulation des march&#233;s agricoles, les paiements directs aux agriculteurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le FEADER est dot&#233; de 69,7 milliards d'euros sur la p&#233;riode 2007-2013 et finance les programmes de d&#233;veloppement rural et d'environnement donc les mesures du second pilier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au total, le FEAGA et le FEADER repr&#233;sentent un budget de 362,7 milliards d'euros sur la p&#233;riode 2007-2013, soit 42% du budget europ&#233;en de 864 milliards d'euros sur la p&#233;riode. La PAC est ainsi le plus gros budget de d&#233;penses de l'Europe (UE 25).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'agriculture est donc beaucoup plus aid&#233;e que l'industrie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une &#233;tude OCDE de 2006 a &#233;valu&#233; au niveau de l'UE 25 le montant total des aides et les a compar&#233;es &#224; la valeur de la production agricole pour l'ann&#233;e 2005 : ces aides &#233;galent 107 milliard d'euros, soit 40% de la valeur des productions agricoles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En comparaison, les aides aux Etats-Unis repr&#233;sentent 43 milliards de dollars soit 19 % de la valeur des productions agricoles, mais l'UE poss&#232;de 5 fois plus d'exploitations (m&#234;me &#233;tude OCDE 2006).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les aides de la PAC pour la France en 2010&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les aides sont distribu&#233;es aux agriculteurs par deux organismes : &lt;strong&gt;les Agences de Services et de Paiements (ASP)&lt;/strong&gt; et l'organisme &lt;strong&gt;France AgriMer.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &lt;strong&gt;ASP&lt;/strong&gt; versent 9 milliards d'euros r&#233;partis en 7 milliards d'aides du premier pilier venant &#224; 100% de l'Europe (aides directes d&#233;coupl&#233;es : Droits de Paiement Unique DPU ; aides restantes coupl&#233;es &#224; la production en nombre de t&#234;tes : vaches allaitantes, aides ovins, caprins,..) et en 2 milliards d'aides du deuxi&#232;me pilier de la PAC (55% venant de l'Europe et 45% ajout&#233;s par l'Etat fran&#231;ais). Ces aides du deuxi&#232;me pilier concernent 4 axes : 1) la modernisation des installations et les aides &#224; l'installation : le bien &#8211;&#234;tre des animaux, la r&#233;cup&#233;ration des eaux pluviales, la minimisation de la pollution ; 2) des mesures agro-environnementales : moins de pesticides et d'engrais, la pr&#233;servation des &#233;cosyst&#232;mes du type talus, bosquets, haies (mais pas en cr&#233;ation) 3) un d&#233;veloppement rural du type tourisme, g&#238;tes ruraux ; 4) des groupements d'actions locales du type animations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;FranceAgriMer&lt;/strong&gt; g&#232;re des fonds venant &#224; 100% de l' Europe (environ 1 milliard d&#8216;euros) d&#233;di&#233;s aux cr&#233;dits d'intervention sur les march&#233;s (stockage, soutiens des prix, aides &#224; l'exportation).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les douanes collectent les taxes restantes &#224; l'importation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Projet en 2010 de la loi de modernisation de l'agriculture et de la p&#234;che (perspective de la PAC 2013). &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les objectifs principaux en sont : un programme national pour l'alimentation, la volont&#233; de privil&#233;gier les productions locales, celle d'accro&#238;tre la comp&#233;titivit&#233; de l'agriculture fran&#231;aise, l'&#233;tablissement d'un observatoire des prix et des marges.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autres objectifs sont &#224; retenir : la mise en place d'un fonds national de gestion des risques en agriculture, l'engagement de travaux pour le d&#233;veloppement d'assurances r&#233;coltes, la r&#233;duction de moiti&#233; du rythme de perte des terres d'ici 2020. Ce rythme est actuellement de l'ordre de la perte d'un d&#233;partement fran&#231;ais tous les 10 ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il convient de mentionner les programmes nationaux de protection de l'environnement : &lt;strong&gt;Ecophyto 2018&lt;/strong&gt; pour r&#233;duire de 50% si possible l'usage de produits sanitaires &#224; l'horizon 2018 ; le plan &#171; &lt;strong&gt; Objectifs Terres 2020&lt;/strong&gt; &#187; pour prot&#233;ger les sols agricoles, , mieux utiliser l'eau, mieux ma&#238;triser l'&#233;nergie, contribuer &#224; la biodiversit&#233;, restaurer un meilleur &#233;tat &#233;cologique des eaux ; le&lt;strong&gt; Plan de Performance Energ&#233;tique ( PPE)&lt;/strong&gt; 2009 &#8211;2013 pour le d&#233;veloppement de diagnostics &#233;nerg&#233;tiques et d'&#233;nergies renouvelables,..) ; le &lt;strong&gt;plan de d&#233;veloppement de l'agriculture biologique.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En conclusion, l'agriculture doit &#233;voluer pour diminuer ses externalit&#233;s n&#233;gatives : mauvaise qualit&#233; des eaux par pollution aux nitrates, phosphore et pesticides ; irrigation excessive (en France, elle repr&#233;sente annuellement plus de 5 milliards de m&#232;tres cubes d'eau, soit 60% de la consommation finale) ; destruction de la biodiversit&#233; par disparition de haies, de marais , de mammif&#232;res et d'insectes ; &#233;rosion et disparition des sols.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des techniques se d&#233;veloppent : agroforesterie mixant cultures et arbres align&#233;s ; couverture des sols, compostage, abandon du labour.&lt;br class='autobr' /&gt;
En parall&#232;le, les productions non alimentaires se d&#233;veloppent par la chimie verte, l'&#233;co habitat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ing&#233;nieur Centralien devra ainsi d&#233;velopper ses connaissances sur ces sujets car il recherchera de plus en plus dans le futur des approvisionnements tir&#233;s de l'agriculture. &lt;br class='autobr' /&gt;
Quant &#224; l'&#233;volution pour l'apr&#232;s 2013 du budget de la PAC, elle n'est pas encore d&#233;finie et les n&#233;gociations restent difficiles entre les pays europ&#233;ens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous pouvez retrouver cet article dans le &lt;a href=&#034;http://www.centrale-energie.fr/CE-Flash_17.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Flash 17&lt;/a&gt; de mai 2010&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Projet de loi relatif &#224; la mise en &#339;uvre du Grenelle de l'Environnement</title>
		<link>https://www.centrale-energie.fr/spip/spip.php?article146</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.centrale-energie.fr/spip/spip.php?article146</guid>
		<dc:date>2008-06-23T17:17:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Christiane Drevet (ECN 65), Jacky Rousselle (ECL 81)</dc:creator>


		<dc:subject>Gestion &#233;conomique et environnementale</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Ce projet de loi &#171; Grenelle I &#187; devrait &#234;tre adopt&#233; dans sa version d&#233;finitive &#224; l'automne 08, apr&#232;s passage devant le Conseil &#201;conomique et Social et les deux chambres du Parlement. Vous pouvez le retrouver dans son int&#233;gralit&#233; &#224; l'espace &#171; gestion &#233;conomique et environnementale &#187; du forum de Centrale-Energies (voir l'avis du CES rendu le 27 mai 08, en fin de cet article). &lt;br class='autobr' /&gt;
Ayant d&#233;cid&#233; d'informer un public le plus large possible des probl&#232;mes &#233;conomiques et environnementaux li&#233;s &#224; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ce projet de loi &#171; Grenelle I &#187; devrait &#234;tre adopt&#233; dans sa version d&#233;finitive &#224; l'automne 08, apr&#232;s passage devant le Conseil &#201;conomique et Social et les deux chambres du Parlement. Vous pouvez le retrouver dans son int&#233;gralit&#233; &#224; l'espace &#171; gestion &#233;conomique et environnementale &#187; du forum de Centrale-Energies (voir l'avis du CES rendu le 27 mai 08, en fin de cet article).&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ayant d&#233;cid&#233; d'informer un public le plus large possible des probl&#232;mes &#233;conomiques et environnementaux li&#233;s &#224; l'&#201;nergie du Futur (produite et consomm&#233;e), nous nous sommes focalis&#233;s plus particuli&#232;rement sur le titre 1er : &#171; lutte contre le changement climatique &#187;, qui concerne la politique &#233;nerg&#233;tique de la France. A ce stade, nous souhaitons donc aujourd'hui, en faire une premi&#232;re synth&#232;se g&#233;n&#233;rale, sous la forme d'un tableau de bord rappelant les objectifs, les actions associ&#233;es, les &#233;ch&#233;ances, pour en juger ult&#233;rieurement de la faisabilit&#233; et de l'efficacit&#233;. Les prochains num&#233;ros du Flash reprendront plus particuli&#232;rement les mesures visant la r&#233;duction de consommation d'&#233;nergie des b&#226;timents, l'urbanisme, les transports, les &#233;conomies d'&#233;nergie et l'intensification de la recherche en d&#233;veloppement durable.&lt;/p&gt;
&lt;table class=&#034;table spip&#034;&gt;
&lt;thead&gt;&lt;tr class='row_first'&gt;&lt;th id='id4426_c0'&gt;Article &lt;/th&gt;&lt;th id='id4426_c1'&gt; Objectif vis&#233; &lt;/th&gt;&lt;th id='id4426_c2'&gt; Action associ&#233;e &#224; l'objectif vis&#233; en France &lt;/th&gt;&lt;th id='id4426_c3'&gt; &#233;ch&#233;ance &lt;/th&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/thead&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td headers='id4426_c0'&gt;2-I&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id4426_c1'&gt;Division par quatre &#233;missions GES de 1990 &#224; 2050. En France, en 2050 : niveau &#233;missions inf&#233;rieures &#224; 140 Mteq CO2 .&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id4426_c2'&gt;Confirmation par la France de mettre la lutte contre le changement climatique au premier rang de ses priorit&#233;s&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id4426_c3'&gt;2050&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td headers='id4426_c0'&gt;2-I&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id4426_c1'&gt;Objectif de l'Union Europ&#233;enne r&#233;duction d'au moins 20% des &#233;missions GES d'ici 2020, repris par la France.&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id4426_c2'&gt;objectif port&#233; &#224; 30% si m&#234;me engagement pris par d'autres pays industrialis&#233;s et si contribution adapt&#233;e prise par les pays en d&#233;veloppement. Soutien &#224; la conclusion d'engagements internationaux de r&#233;duction des &#233;missions&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id4426_c3'&gt;2020&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td headers='id4426_c0'&gt;2-I&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id4426_c1'&gt;Objectif de l'Union Europ&#233;enne am&#233;lioration de 20% de l'efficacit&#233; &#233;nerg&#233;tique d'ici 2020, repris par la France&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id4426_c2'&gt;R&#233;alisation de cet objectif&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id4426_c3'&gt;2020&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td headers='id4426_c0'&gt;2-I&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id4426_c1'&gt;Objectif de l'Union europ&#233;enne Part &#233;nergies renouvelables : au moins 20% dans la consommation d'&#233;nergie finale&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id4426_c2'&gt;Engagement sur cet objectif&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id4426_c3'&gt;2020&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td headers='id4426_c0'&gt;2-II&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id4426_c1'&gt;Lutte contre le changement climatique&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id4426_c2'&gt;Mesures nationales portant prioritairement sur : les consommations d'&#233;nergie des b&#226;timents, les &#233;missions GES des transports et de l'&#233;nergie&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id4426_c3'&gt;Diff&#233;rentes &#233;ch&#233;ances, de 2008 &#224; 2020&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td headers='id4426_c0'&gt;2-III&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id4426_c1'&gt;Prise en compte progressive dans le prix des biens et services de l'impact des GES&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id4426_c2'&gt;3 m&#233;canismes privil&#233;gi&#233;s :&lt;br class='autobr' /&gt;
am&#233;lioration information sur le co&#251;t &#233;cologique des &#233;changes&lt;br class='autobr' /&gt;
adoption de nouvelles r&#233;glementations mise en place de m&#233;canismes incitatifs &#233;conomiques incluant syst&#232;mes de quotas d'&#233;missions GES&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id4426_c3'&gt;Pas d&#233;finie&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td headers='id4426_c0'&gt;2-III&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id4426_c1'&gt;Cr&#233;ation d'une contribution climat-&#233;nergie&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id4426_c2'&gt;&#201;tude de cette contribution par taxation sur les consommations des &#233;nergies fossiles, compens&#233;e par une r&#233;duction des autres pr&#233;l&#232;vements obligatoires, pour pr&#233;server le pouvoir d'achat et la comp&#233;titivit&#233; des entreprises. &lt;/td&gt;
&lt;td headers='id4426_c3'&gt;31/12/2008 : pr&#233;sentation par le Gouvernement au Parlement de l'opportunit&#233; et des modalit&#233;s techniques de la contribution&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td headers='id4426_c0'&gt;2-IV&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id4426_c1'&gt;Mise en place d'un m&#233;canisme d'ajustement aux fronti&#232;res pour les importations&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id4426_c2'&gt;Pour les pays qui refuseraient de contribuer &#224; la r&#233;duction des &#233;missions GES apr&#232;s 2012&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id4426_c3'&gt;Apr&#232;s 2012&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td headers='id4426_c0'&gt;2-V&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id4426_c1'&gt;Mise en place par l'&#201;tat d'incitations &#233;conomiques et financi&#232;res adapt&#233;es, ayant pour objet la r&#233;duction des &#233;missions de C02 dans la production et consommation d'&#233;nergie.&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id4426_c2'&gt;Ces m&#233;canismes, consacr&#233;s &#224; des investissements de production ou de consommation, tiendront compte des &#233;conomies d'&#233;nergie r&#233;alis&#233;es, du temps n&#233;cessaire &#224; leur rentabilisation, et du co&#251;t de la tonne de carbone &#233;vit&#233;e.&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id4426_c3'&gt;Pas d&#233;finie&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s quelques semaines de r&#233;flexions, le Conseil Economique et Social a rendu son avis le 27 mai 08 sur le projet de loi de programmation relatif au Grenelle I. Pour Paul de Viguerie, rapporteur de l'avis au nom du CES,&lt;i&gt; &#171; le Grenelle a &#233;t&#233; un processus innovant qui a relanc&#233; la dynamique et a permis un dialogue constructif entre des acteurs qui ne se parlaient pas, mais ll y a des priorit&#233;s sur lesquelles il va falloir pr&#233;ciser les &lt;strong&gt;financements&lt;/strong&gt; afin de donner une visibilit&#233; &#224; long terme &#224; tous les acteurs concern&#233;s &#187;&lt;/i&gt;, estime&#8211;t-il. &lt;i&gt;&#171; On nous parle de financer le programme par les &#233;conomies r&#233;alis&#233;es mais les retours sur investissement ne seront pas imm&#233;diats pour les m&#233;nages modestes, les collectivit&#233;s et les PME &#187;,&lt;/i&gt; rappelle le rapporteur. &#171; &lt;i&gt;Il faut donc pr&#233;voir d'ici 2010 un panel de dispositifs pour amorcer le processus&lt;/i&gt; &#187;, ajoute-t-il. &#171; &lt;i&gt;Nous avions souhait&#233; un programme pluriannuel qui permette &#224; tous les acteurs d'avoir de la visibilit&#233; mais nous constatons que ce n'est pas le cas &lt;/i&gt; &#187;, regrette Paul de Viguerie. En outre, &#171; &lt;i&gt; les concitoyens ne se sont pas forc&#233;ment rendus compte des &lt;strong&gt;changements culturels&lt;/strong&gt; qui vont &#234;tre n&#233;cessaires&lt;/i&gt; &#187;, explique-t-il encore. Conform&#233;ment &#224; la proc&#233;dure, il n'est pas pr&#233;vu que le projet de loi soit modifi&#233;, mais le CES compte sur les parlementaires pour int&#233;grer ces propositions au texte lors de son passage &#224; l'Assembl&#233;e nationale et au S&#233;nat avant l'&#233;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;C'est bien cette absence de traduction budg&#233;taire claire des mesures propos&#233;es, pourtant fondamentale, qui avait &#233;t&#233; d&#233;j&#224; soulign&#233;e dans le flash n&#176;4 d'avril 2008.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Retrouvez cet article dans le &lt;a href=&#034;http://www.centrale-energie.fr/CE-Flash_5.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Flash N&#176;5&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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